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Document généré le 4 mai 2021 23:50
TTR
Traduction, terminologie, rédaction
Catherine Malabou’s Plasticity in Translation
Le concept de plasticité chez Catherine Malabou, appliqué à la
traduction
Carolyn Shread
Du système en traduction : approches critiques
On Systems in Translation: Critical Approaches
Volume 24, numéro 1, 1er semestre 2011
URI : https://id.erudit.org/iderudit/1013257ar
DOI : https://doi.org/10.7202/1013257ar
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Éditeur(s)
Association canadienne de traductologie
ISSN
0835-8443 (imprimé)
1708-2188 (numérique)
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Citer cet article
Shread, C. (2011). Catherine Malabou’s Plasticity in Translation. TTR, 24(1),
125–148. https://doi.org/10.7202/1013257ar
Résumé de l'article
En traduisant La plasticité au soir de l’écriture. Dialectique, destruction,
déconstruction (2005) de Catherine Malabou en vue de l’édition anglaise de
2009, j’ai été frappée de constater à quel point son concept de plasticité pouvait
être utile pour repenser les notions conventionnelles en traduction. Dans cette
autobiographie philosophique, qui décrit ses rencontres avec Hegel, Heidegger,
et Derrida, Malabou introduit « la plasticité » en suggérant que cette notion,
plus contemporaine, pourrait remplacer la conception d’écriture comme
schème moteur de Derrida. Après avoir revu et explicité les réflexions
innovatrices de Derrida sur la traduction, j’avance que les pouvoirs de donner,
de recevoir, d’exploser et de régénérer la forme qui sont décrits par la
plasticité modifient la modification et altèrent ainsi la transformation qu’est la
traduction. Pour adapter le concept philosophique de Malabou à la
traductologie, j’établis une distinction entre la traduction élastique et la
traduction plastique, ce qui me permet de faire voler en éclats les paradigmes
d’équivalence, qui depuis si longtemps restreignent la théorie et la pratique de
la traduction. Si la plasticité sous-tend l’intervention philosophique de
Malabou face à l’identité et au genre, elle pousse aussi à une
re-conceptualisation féconde de la traduction, en privilégiant non seulement la
« sérialité » et la « générativité » par rapport à « une esthétique de nostalgie
pour » un original perdu, mais aussi en établissant des liens entre les différents
discours identitaires au sujet de la traduction.