Revue des Maladies Respiratoires (2012) 29, 664—672
Disponible en ligne sur
www.sciencedirect.com
ARTICLE ORIGINAL
La tumeur fibreuse solitaire pleurale : à propos de
cinq observations
Solitary fibrous tumour of the pleura: About five cases
M. Zarrouk
a,*
, N. Chaouch
a
, S. Cheikhrouhou
a
,
A. Ayadi
b
, H. Smadhi
a
, H. Racil
a
, K. Marnich
a
,
A. Chabbou
a
a
Unité de recherche oncologie thoracique, service de pneumologie, hôpital A. Mami, pavillon
2, Ariana, Tunisie
b
Service d’anatomie pathologique, hôpital A. Mami, Ariana, Tunisie
Rec ¸u le 29 mai 2011 ; accepté le 8 octobre 2011
Disponible sur Internet le 17 avril 2012
MOTS CLÉS
Tumeur fibreuse
solitaire ;
Plèvre ;
Pronostic ;
Chirurgie ;
Immunohistochimie
Résumé
Introduction. — La tumeur fibreuse solitaire pleurale (TFSP) est une tumeur mésenchymateuse
rare, le plus souvent bénigne, d’évolution imprévisible.
Patients et méthodes. — Entre le 1
er
janvier 1999 et le 31 décembre 2010, cinq cas de TFSP ont
été diagnostiqués dans notre service. Pathologie. À travers une analyse de ces cinq cas et une
revue de la littérature, une mise au point sur les caractéristiques cliniques, radiologiques,
anatomopathologiques, thérapeutiques et évolutives de cette pathologie a été faite.
Résultats. — Il s’agit de quatre hommes et une femme avec un âge moyen de 55 ans. Tous
les patients étaient symptomatiques. La toux et la douleur thoracique étaient les symptômes
les plus fréquents. L’imagerie a identifié la lésion pleurale mesurant en moyenne 11 cm de
diamètre avec des extrêmes allant de 3 à 17 cm. Le diagnostic final a été fait sur la pièce de
résection de la tumeur développée à partir de la plèvre pariétale dans trois cas et de la plèvre
viscérale dans deux cas. La résection a été complète sous thoracotomie pour tous les patients.
L’aspect histologique a conclu en la malignité dans deux cas et la bénignité dans trois cas.
À l’immunohistochimie, les cellules tumorales exprimaient la vimentine, le CD34, le CD99 et
le Bcl2. L’évolution pour les deux patients présentant une forme maligne a été marquée par
la récidive tumorale à six mois et à 21 mois après la chirurgie et entraînant le décès de deux
patients, les trois patients présentant une forme bénigne sont en survie sans récidive à trois
ans, 11 ans et deux ans et demi après la chirurgie.
*
Auteur correspondant.
Adresse e-mail : mouradzarrouk@yahoo.fr (M. Zarrouk).
0761-8425/$ — see front matter © 2012 SPLF. Publié par Elsevier Masson SAS. Tous droits réservés.
doi:10.1016/j.rmr.2012.02.008