1 novembre 2000. A PROPOS DE LA CONTRAINTE DE VALORISATION Bernard Paranque* Email: bernard@bparanque.com http://www.bparanque.com Résumé: L’évaluation et de la satisfaction des besoins de la firme au regard de la cohérence de sa logique et la confrontation avec celle de l'apporteur de capitaux est une des questions cruciales à laquelle répondre pour créer une relation de financement durable. De ce point de vue, on peut opposer, les entreprises selon les modes d’accès aux sources de financement, en particulier de marché. Une grande entreprise est une société dont la logique et celle de l'actionnaire sont proches de part la confrontation permanente à l'offre et la demande de titres; une PME sera celle dont la logique relève plus de l'accumulation, validée par la confrontation avec le marché des biens et des services. Mots clés: flexibilité financière, PMI, risque, fonds propres, rentabilité INTRODUCTION Il est courant de comparer les PME aux grandes entreprises 1 . Même si se pose le problème de la définition d'une PME, beaucoup d'acteurs sont d'accord pour accorder à celle-ci une place particulière dans le tissu économique - flexibilité, adaptabilité, savoir-faire sont les épithètes le plus souvent retenus - tout en reconnaissant que la distinction entre PME et grandes entreprises relèvent alors plus de critères qualitatifs que quantitatifs. Ceci dit, la spécificité financière de cette catégorie de firmes est souvent définie en quelque sorte par défaut, en les comparant aux sociétés de plus grande taille, considérées comme un étalon pertinent. Mais plus fondamentalement, est-ce qu'une opposition selon la taille est pertinente ? Ne doit-on pas au contraire identifier ce qui du point de vue financier peut caractériser une PME et la rendre irréductible aux critères d'évaluation des grandes entreprises ? Plus largement ne doit-on pas d'abord opposer les entreprises du point de vue de leur logique de création/développement ? L'arbre de la taille ne cache-t-il pas la forêt de la spécificité des modes de croissance ? Autrement dit qu'est ce qui fonde une relation de financement, que celle-ci implique les banques ou les actionnaires ? Pour apporter des éléments de réponses cet article s'appuie sur une démarche qui prend son inspiration dans trois champs théoriques 2 : * Docteur en Economie, détaché à la Direction des entreprises commerciales, artisanales et de services. Au moment de cette recherche en poste à l’Observatoire des entreprises de la Banque de France. Les analyses et opinions présentés n’engagent que leur auteur. 1 Ici une PME est, en première approximation, une entreprise de moins de 500 salariés. 2 Voir une tentative de représentation de celle-ci en fin de document .