Posters A119 b EPM, UFR STAPS, université de Lorraine, Nancy, France Auteur correspondant. But de la présentation.— L’implant cochléaire (IC) permet la réha- bilitation auditive des patients présentant une surdité majeure. Cependant, l’insertion chirurgicale de l’IC dans l’oreille interne entraîne des anomalies de la fonction vestibulaire et pourrait donc altérer le contrôle postural, le vestibule étant l’un des capteurs neurosensoriels impliqués dans la fonction d’équilibration. Cette étude vise à évaluer les effets à long terme de l’implantation cochléaire sur la fonction d’équilibration. Matériels et méthodes.— Les performances vestibulaires et pos- turales d’un groupe témoin normo-entendant (n = 10) ont été comparées à celles d’un groupe de patients sourds profonds bila- téraux (n = 10) dont la candidature à l’implant cochléaire a été retenue. L’évaluation de la fonction vestibulaire consistant en une vidéonystagmographie avec des tests cinétiques et caloriques et l’évaluation posturale consistant en un test d’organisation sen- sorielle réalisé dans une cabine de posturographie dynamisée (Equitest) ont été réalisées avant et un an après la chirurgie. Résultats.— Cette étude a montré que le degré d’asymétrie vesti- bulaire aux épreuves caloriques chez les sujets sourds tend à être plus élevé un an après chirurgie comparé à avant, ce qui témoigne d’un effet néfaste de l’IC sur l’organe vestibulaire. Cependant, aux épreuves cinétiques, il existe une diminution de la prépondérance directionnelle ce qui témoigne d’une compensation vestibulaire centrale suffisante malgré l’effraction labyrinthique. Par ailleurs, si, avant chirurgie, les performances posturales des sujets témoins sont significativement meilleures que celles des patients candidats à l’implant (p = 0,01), les performances posturales des patients sourds se rapprochent de celles des témoins après implantation cochléaire (p < 0,1). Conclusion.— Ainsi, la récupération des informations auditives, en rapport avec l’implantation cochléaire, semble permettre l’implémentation de nouveaux réseaux neuronaux conduisant à l’élaboration de nouvelles stratégies sensorimotrices comporte- mentales d’équilibration. Ces nouvelles informations auditives participent à l’orientation spatiale et interagissent avec les signaux visuels pour mettre en place et guider de nouveaux comportements d’orientation tendant à améliorer la fonction d’équilibre. http://dx.doi.org/10.1016/j.aforl.2012.07.316 P074 Le Nystagmus post-hyperventilation (NPHV) dans les neurinomes de l’acoustique (NA) V. Arias a, , M. Mazzuca a , C. Dubreuil b , L. Collet a , E. Ionescu a a Service explorations orofaciales, hôpitaux Est, Lyon, France b Service d’ORL et otoneurochirugie, CHLS, Lyon, France Auteur correspondant. But de la présentation.— L’hyperventilation apporte-t-elle des élé- ments significatifs pour le diagnostic de NA, surtout chez les patients présentant un examen vestibulaire normal ou peu modifié ? Établir les caractéristiques de la réponse nystagmique déclenchée par l’hyperventilation : apparition, augmentation ou inversion de la vitesse de la phase lente du nystagmus (VPL). Déterminer l’incidence du nystagmus induit par la hyperventilation dans les NA en fonction de leur classification radiologique. Matériels et méthodes.— Étude descriptive, analytique qui inclut 56 patients diagnostiqués d’un NA confirmé par IRM, dans un pro- tocole préopératoire d’évaluation par vidéonystagmographie (VNG) avec hyperventilation. Système utilisé : VNG Ulmer développé par Synapsis. Les patients ont hyper-ventilé en effectuant pendant au moins 30 secondes plusieurs cycles d’inspiration/expiration profondes. Les mouvements oculaires ont été enregistrés pendant 1 minute à comp- ter du début de la manœuvre. Résultats.— Le sex-ratio des patients étudié est de 29M/27F, leur moyenne d’âge est de 54,5 ± 12,2 ans. La répartition en fonction du stade anatomoradiologique s’effectue ainsi : stade I 12,5 % (7/56), stade II 57,1 % (32/56), stade III 16,1 % (9/56) et stade IV 14,3 % (8/56). On note que 51,8 % (29/56) des patients présente un nystagmus spontané avec une vitesse moyenne de 0,88 ± 0,88 /sec (IC 95 % entre 0,56 à 1,2 /sec). Un pourcentage de 60,7 (34/56) des patients présente une hyperventilation positive, la vitesse moyenne observées est de 3,35 ± 4,89 /sec (IC 95 % entre 1,71 à 4,99 /sec). Nous n’avons pas retrouvé de différence significative entre la taille de la tumeur et la positivité de l’hyperventilation (p = 0,5) ; cepen- dant une tendance à augmenter la VPL du nystagmus lors de l’hyperventilation en fonction du stade tumoral est observée. Les différentes variations du nystagmus observées seront détaillées au cours de communication. Six patients (17,6 %) présentent un test bicalorique normal avec une hyperventilation positive, parmi ces patients seulement un présente un stade 3, les autres des stades inférieurs. Conclusion.— Notre étude retrouve une incidence globale de la manœuvre d’hyperventilation positive dans la population étudiée de 60,7 % (34/56). Il nous apparaît donc important de réaliser cette manœuvre sys- tématiquement, puisqu’il existe 10 à 30 % des patients présentant un neurinome de l’acoustique qui ont des examens vestibulaires normaux. http://dx.doi.org/10.1016/j.aforl.2012.07.317 P075 Évolution de la fonction vestibulaire après implantation cochléaire unilatérale chez l’adulte G. Pierre , R. Biboulet , M. Bartolomeo , C. Blanchet , M. Mondain, A. Uziel, F. Venail CHU Gui-de-Chauliac, Montpellier, France Auteur correspondant. But de la présentation.— L’implantation cochléaire bilatérale connaît un essor certain, notamment dans la population adulte. Or cette population vieillissante est exposée au risque de chute, potentiellement majoré par l’existence d’une aréflexie vestibu- laire, conséquence potentielle de l’implantation. Nous avons donc évalué chez des sujets adultes implantés la pré- valence de déficits vestibulaires préopératoires, ainsi que leur évolution après implantation. Matériels et méthodes.— Quinze sujets candidats à une implanta- tion cochléaire unilatérale ont été évalués par épreuve calorique calibrée et par potentiels évoqués myogéniques cervicaux (PEM) avant la chirurgie et un à trois mois après la chirurgie. Le rapport d’asymétrie était calculé par la formule de de Jonckee pour les épreuves caloriques et pour les PEM. Une modification de 20 % par rapport à la période préopératoire était considérée comme signi- ficative. Les sujets étaient par ailleurs interrogés sur l’existence d’une dysfonction vestibulaire en période pré- ou postopératoire. Un test de corrélation de Spearman était réalisé entre la valeur des épreuves caloriques et le rapport d’asymétrie des PEM (seuil de significativité ˛ = 0,05). Résultats.— L’âge moyen était de 56 ans (médiane 62 ans, écart- type 17 ans). Le sexe ratio était 67 % de femmes/33 % d’hommes. L’indication de l’implantation était dans l’ordre de fréquence : sur- dité idiopathique, surdité congénitale, venaient ensuite surdité auto-immune, otospongiose, génétique, infectieuses, ototoxiques. À l’interrogatoire, on retrouvait 20 % de plaintes préopératoires et 27,7 % en postopératoire. Les plaintes étaient majoritairement des problèmes d’instabilité, seule une patiente rapportait un vertige rotatoire vrai en postopératoire immédiat, résolutif.