RÉSUMÉ DES COMMUNICATIONS 2S103 sans col long), de disposer d’une prothèse à angle cervical réduit mais aussi de plusieurs longueurs cervicales, puisque angle et longueur cervicale sont des paramètres indépendants. Cepen- dant, le scellement des prothèses à angle cervical réduit doit être évalué à long terme pour confirmer la validité de ce concept 158 Prothèses totales de hanche dans les grandes déviations fémorales proximales. À propos d’une nou- velle approche chirurgicale : « la fémoroplastie adaptative » Olivier ROCHE*, François SIRVEAUX, Pablo T URELL, Olivier GOSSELIN, Daniel MOLÉ INTRODUCTION. La mise en place d’une prothèse totale de hanche peut poser des problèmes techniques majeurs dès lors qu’il existe des déviations fémorales proximales importantes, notamment en cas d’antécédent d’ostéotomie inter-trochanté- rienne mais surtout sous-trochantérienne. Confrontés, de façon récente, à quatre patients présentant une déformation complexe sous-trochantérienne et nécessitant une intervention prothéti- que, nous avons été amenés à développer une nouvelle approche chirurgicale. L’objectif de ce travail est de décrire, à partir d’un cas documenté, les différents temps opératoires de cette techni- que. MATÉRIEL ET MÉTHODE. L’intervention peut être sché- matisée en trois grandes étapes. L’abord du fémur est effectué par fémorotomie et ostéotomie corticale interne en court-circui- tant les déviations fémorales proximales éventuellement multi- planes. La deuxième étape consiste en la mise en place d’une prothèse modulaire de reconstruction, non cimentée, à ancrage diaphysaire (Tige PFM-R, CenterPulse ). Le dernier temps est celui de la reconstruction autour de la prothèse du fémur proxi- mal en calibrant de façon progressive les volets corticaux (fémo- roplastie adaptative). DISCUSSION. La fémoroplastie adaptative diffère diamétra- lement des gestes de désostéotomie-prothèse habituellement pro- posés dans les déviations proximales fémorales. En effet, effectuer une désostéotomie-prothèse consiste à corriger le fémur afin de pouvoir mettre en place un pivot fémoral ; ce geste devient difficile, voire impossible à planifier lorsque la déviation concerne plus de deux plans (sagittal, frontal, orientation du col, longueur, effets cames potentiels…). La fémoroplastie adapta- tive permet de reconstruire une extrémité fémorale proximale anatomique autour d’une tige fémorale préalablement position- née. L’utilisation d’une prothèse de reconstruction non cimentée à ancrage diaphysaire est nécessaire pour obtenir la consolida- tion des volets et la reconstruction osseuse. Le caractère modu- laire de la prothèse permet le réglage de la longueur indépendamment de l’ancrage. Le calibrage progressif des volets, afin qu’ils s’adaptent à la tige fémorale, permet de corri- ger dans le même temps les déviations dans le plan frontal et sagittal, ainsi que les effets came potentiels. L’ancrage diaphy- saire permet de s’affranchir des problèmes d’orientation du col. Le réglage en hauteur du volet fémoral externe autorise la remise en tension des muscles fessiers. CONCLUSION. La fémoroplastie adaptative est une nouvelle approche chirurgicale, simplifiée, permettant la mise en place d’une prothèse de hanche dans les déformations fémorales com- plexes. 159 Analyse radiologique des positions debout, assise et accroupie chez les sujets porteurs d’arthroplastie de hanche Jean-Yves LAZENNEC*, Michel GORIN, Gérard SAILLANT INTRODUCTION. Des travaux récents insistent sur les lésions créées par les subluxations et microseparations des pro- thèses totales de hanche. Mais les situations cliniques correspon- dantes ne sont pas clairement documentées. MATÉRIEL ET MÉTHODES. Cinquante-quatre patients (8 avec PTH bilatérale) ont été évalués indépendamment par 2 opérateurs sur : 1) des clichés de face et de profil debout (incli- naison acetabulaire frontale, bascule sagittale de la cupule et du plateau sacré (ST), orientation du col prothétique et de l’axe ana- tomique du femur) ; 2) des clichés de profil assis (cuisses per- pendiculaires au tronc, puis accroupi pour 23 cas (inclinaison, bascule sagittale de l’acétabulum et angle ST) ; 3) un cliché de face assis, les membres inférieurs écartés pour visualiser les cols fémoraux ; 4) puis 2 clichés de face debout en simulant la mon- tée et la descente d’une marche (inclinaison acétabulaire fron- tale, orientation du col prothétique). RÉSULTATS. Neuf dossiers ont été exclus pour des impréci- sions des mesures. Deux catégories de patients ont été individualisées : 1) En cas de charnière lombo-sacrée mobile (19 cas) : variation moyenne de l’angle ST : 20° (corrélée à la bascule acétabulaire sagittale), position assise de face nettement asymétrique (9 cas), variation de plus de 10° de l’inclinaison acétabulaire assis/debout (7 cas), variation moyenne de l’incli- naison acétabulaire pour la montée d’une marche (8,4°), en posi- tion accroupie avec angle ST négatif dans 8 cas, amplitude de variation pour l’axe anatomique du fémur debout (16,7°). 2) En cas de charnière lombo-sacrée enraidie (26 cas) : variation moyenne de l’angle ST assis/debout (5,6° corrélée à la bascule acétabulaire sagittale), dans tous les cas angle ST debout infé- rieur à 15°, assis et déficit de flexion du côté prothésé (3 cas), debout et déficit d’extension du côté prothésé (11 cas), ampli- tude de variation pour l’axe anatomique du fémur debout (21,4°), variation moyenne d’inclinaison acetabulaire pour la montée d’une marche (17,5°), 4 cas de PTH bilatérale avec des *Falah Bachour, Service d’Orthopédie C, Hôpital Salengro, CHRU de Lille, 59037 Lille Cedex. *Olivier Roche, Clinique de Traumatologie et d’Orthopédie, 49, rue Hermite, 54052 Nancy Cedex.