ORE RÉSYST : Premières données Olivier Radakovitch (1), Daniel Hermitte (1), Mireille Provansal (1), François Sabatier (1), André Revil (1), Fabienne Trolard (2), Guillem Bourrié (2), Serge Chiron (3), Bernard Blavoux (5), Philippe Chauvelon (6), (1) CEREGE, Centre Européen de Recherche et d’enseignement en Géosciences de l’environnement (UMR 6636) ; Europôle de l’Arbois, BP 80, 13545 Aix-en-provence. (2) Unité de Recherche en Géochimie des Sols et des Eaux -INRA(UGSE). UR 1119. Europôle de l’Arbois, BP 80, 13545 Aix-en-provence. (3) Laboratoire de Chimie de l’Environnement. (EA 2678).Université de Provence. 3 place victor Hugo. 13331 Marseille cedex 3. (5) Laboratoire d’Hydrogéologie. Université d’Avignon. 33 rue Louis Pasteur ; 84000 Avignon. (6) Fondation Sansonnet, Station biologique de la Tour du Valtat. Le Sam Buc ; 13200 Arles. Introduction L’ORE RESYST a débuté en novembre 2002. L’essentiel des travaux a porté sur l’étude des nappes souterraines, sur l’érosion de la zone côtière et sur les premiè res mesures de polluants, un choix entériné lors de la première réunion du Conseil Scientifique. Ce résumé présente les premiers résultats obtenus depuis un an. I - Les nappes et les eaux de surface L’accent a été mis sur le volet hydrogéologie et en particulier sur les aquifères. Une synthèse des publications qui existent sur ce sujet et les premières analyses ont été réalisées dans le cadre du DEA de M. Ambroïne (01). Les données fournies par ce travail ainsi que les analyses (cations, anions, métaux, isotopes) réalisées par d’autres laboratoires (CEREGE, LCAE, IRSN…) constituent un premier « état des lieux» hydrogéologie de la Camargue (cf. Tab en annexe). Les principaux résultats sont les suivants : 1 pas de contamination marquée des nappes profondes ou de surface en termes de polluants métalliques 2 présence de pesticides issus du Rhône et de la culture du riz dans les aquifères profonds (20-30 m) 3 les nappes profondes sursalaires ne résultent pas d’un mélange actuel entre l’eau de mer et l’eau du Rhône mais correspondent à des nappes anciennes d’origine lagunaire. 4 Les eaux des nappes superficielles s’écoulent de plus en plus difficilement depuis les zones hautes vers des bassins fermés, localisés sous les marais. Ce sont des bassins d’évaporation indépendants qui entraînent une chimie spécifique de leur eau. 5 Les eaux de surface sont jeunes et en provenance du Rhône pour partie (dans la zone Nord du Vaccarès notamment), les eaux de la nappe profonde sont anciennes et isolées de la surface, mais l’hétérogénéité latérale des formations de surface peut favoriser par endroits les écoulements verticaux. 1 – Recensement des sondages profonds et des piézomètres Le réseau préexistant a été réalisé essentiellement par la DDA des Bouches du Rhône, il comporte : - 10 sondages profonds réalisés en 1968 - 69 couples de piézomètres mis en place en 1967-1968. Ils ont été implantés selon une géométrie radiale par rapport à l’étang du Vaccarès (fig. 1). Un recensement systématique a été entrepris et doit être encore poursuivi. Un nombre relativement important d’ouvrages a disparu et certains ne sont pas fonctionnels parmi ceux retrouvés (tubes bouchés). Par ailleurs, certains ouvrages sont difficilement accessibles car situés chez des particuliers.