PERSPECTIVES
Predicting the identity and impact of future
biological invaders: a priority for aquatic
resource management
Anthony Ricciardi and Joseph B. Rasmussen
Abstract: The identification and risk assessment of potential biological invaders would provide valuable criteria for the
allocation of resources toward the detection and control of invasion threats. Yet, freshwater biologists have made few attempts
at predicting potential invaders, apparently because such efforts are perceived to be costly and futile. We describe some
simple, low-cost empirical approaches that would facilitate prediction and demonstrate their use in identifying high-risk
species from an important donor region: the Ponto-Caspian (Black, Caspian, and Azov seas) basin. This region is the source
of several freshwater organisms already invading North America, including the zebra mussel (Dreissena polymorpha), quagga
mussel (Dreissena bugensis), ruffe (Gymnocephalus cernuus), and round goby (Neogobius melanostomus). Based on a
thorough literature review, we identify 17 additional Ponto-Caspian animals that have recent invasion histories and are likely
to be transported overseas in ship ballast water; moreover, their broad salinity tolerance could allow them to survive an
incomplete ballast-water exchange. These results suggest that, unless current vectors are more effectively controlled, the Great
Lakes – St. Lawrence River system and other North American inland waterways will continue to receive and be impacted by
invasive Eurasian species.
Résumé : L’identification des espèces susceptibles de devenir envahissantes et l’évaluation des risques qu’elles peuvent poser
permettraient de définir des critères utiles pour l’affectation de ressources à la détection et à l’élimination des espèces
nuisibles. Jusqu’ici, pourtant, les biologistes des eaux douces n’ont guère consacré de temps à cette question, de telles études
paraissant être considérées comme coûteuses et inutiles. Nous décrivons ici des méthodes de prévision empiriques, simples et
peu coûteuses et nous montrons comment les utiliser pour identifier les espèces à fort potentiel de nuisibilité d’une région qui
peut être une importante source de ce genre d’organismes : le bassin pontocaspien (comprenant la mer Noire, la mer
Caspienne et la mer d’Azov). C’est en effet de cette région que proviennent plusieurs des espèces qui ont déjà envahi les eaux
douces nord-américaines et notamment la moule zébrée (Dreissena polymorpha), la moule quagga (Dreissena bugensis), la
grémille (Gymnocephalus cernuus) et le gobie arrondi (Neogobius melanostomus). Dans une revue documentaire approfondie,
nous avons relevé 17 autres espèces animales d’origine pontocaspienne qui ont récemment envahi d’autres régions et qui
pourraient vraisemblablement être transportées jusqu’ici dans l’eau de ballast des bateaux arrivant d’outremer; de plus,
comme ces espèces tolèrent des conditions de salinité très variées, elles pourraient survivre dans une eau de ballast
incomplètement changée. Ces résultats donnent à penser qu’à défaut d’un contrôle plus rigoureux des vecteurs actuels, de
nouvelles espèces envahissantes continueront d’être introduites d’Eurasie et de provoquer des dégâts dans le bassin des
Grands Lacs et du Saint-Laurent, ainsi que dans d’autres bassins hydrographiques de l’intérieur des terres en Amérique du
Nord.
[Traduit par la Rédaction]
Introduction
One of the most pervasive and ecologically damaging ef-
fects of human activities is the widespread movement of spe-
cies beyond their natural range. In most countries, 10
2
–10
4
nonindigenous species have been documented and their num-
bers are increasing (Lodge 1993). In North America, hundreds
of exotic plants and animals have become established in
aquatic habitats during this century (e.g., Mills et al. 1993a,
1996; Cohen and Carlton 1998). Biological invasions will con-
tinue to occur, particularly as expanding global trade increases
the volume of flora and fauna that is shuttled from one geo-
graphic realm to another (e.g., in the ballast water of ships;
Carlton and Geller 1993). The aquarium industry, for example,
Can. J. Fish. Aquat. Sci. 55: 1759–1765 (1998)
Received October 8, 1997. Accepted March 20, 1998.
J14240
A. Ricciardi.
1
Département de biologie (GIROQ), Université Laval, Ste-Foy, QC G1K 7P4, Canada.
J.B. Rasmussen. Department of Biology, McGill University, Montreal, QC H3A 1B1, Canada.
1
Author to whom all correspondence should be addressed. e-mail: anthony.ricciardi@giroq.ulaval.ca
1759
© 1998 NRC Canada