Communications affichées / Néphrologie & Thérapeutique 8 (2012) 296–337 333 de 71,7 ± 15,0 kg. Le LTI moyen était de 12,6 ± 3,4 kg/m 2 et le FTI moyen de 12,3 ± 6,1 kg/m 2 . Trente-sept pour cent de notre popu- lation avait un LTI en dessous du 10 e percentile et 16 % avait un FTI au-dessus du 90 e . Après neuf mois, aucune modification des paramètres biologiques n’a été retrouvée dans l’ensemble de la population. Le LTI a diminué significativement dans l’ensemble de la population (–0,66 ± 0,20 kg/m 2 ), avec une augmentation signi- ficative du FTI (+1,05 ± 0,27 kg/m 2 ). Ces modifications ont été plus importantes chez les patients âgés de plus de 65 ans, et plus rapides chez les patients incidents en DP. Ces modifications ne sont influen- cées ni par la fonction rénale résiduelle ni par le glucose absorbé. Discussion et conclusion.– Nous confirmons que la DP est asso- ciée à des modifications de la composition corporelle, que ce soit les patients incidents ou prévalents. Le BCM ® , technique simple, reproductible et non onéreuse, pourrait être proposée pour le suivi nutritionnel systématique des patients en DP, afin de pouvoir détecter plus rapidement les modifications du statut nutritionnel chez ces patients et d’adapter précocement la prise en charge nutri- tionnelle. http://dx.doi.org/10.1016/j.nephro.2012.07.276 AD 94 Efficacité et sécurité d’une anticoagulation régionale au citrate chez des patients avec insuffisance rénale aiguë aux soins intensifs F. Stucker a , J. Pugin b , J. Tataw a , B. Ponte a , L. Brochard b , P.Y. Martin a , P. Saudan a a Néphrologie, HUG, Genève, Suisse b Soins Intensifs Adultes, HUG, Genève, Suisse Introduction.– Une anticoagulation systémique est souvent néces- saire chez les patients de soins intensifs (SI) qui ont une épuration extrarénale (EER) continue afin de maintenir la perméa- bilité du filtre et d’éviter la thrombose du circuit extracorporel. L’anticoagulation régionale à base de citrate (ARC) n’induit pas d’anticoagulation systémique et augmente la durée de vie du filtre, mais peut induire des perturbations métaboliques. Nous avons ini- tié un essai randomisé contrôlé chez les patients de SI en IRA, afin de déterminer si l’ARC est supérieure à l’anticoagulation traditionnelle à l’héparine, en termes de durée effective d’EER et de complications métaboliques et hémorragiques. Patients et méthodes.– Critères d’inclusion.– Patients avec IRA nécessitant une EER, âgés de plus de 18 ans. Critères d’exclusion.– Patients avec diathèse hémorragique active, hépatopathie sévère, grossesse ou antécédents de thrombocytopé- nie induite par l’héparine. Dessein de l’étude.– Patients randomisés à une EER avec ARC (Pris- mocitrate, Gambro) ou AC avec héparine standard. Méthodes d’épuration.– Hémodiafiltration Prismaflex 30 mL/kg par heure avec changement du filtre à 72 heures. Critères de jugement principal.– Dose effective de dialyse journa- lière délivrée (pourcentage de la dose prescrite) et durée de vie du filtre ; critères de jugement secondaires : survie à 28 jours, nombre d’épisodes hémorragiques nécessitant des transfusions, et per- turbations métaboliques sévères (alcalose métabolique avec PH supérieur à 7,55, acidose métabolique avec pH inférieur à 7,25, hypocalcémie (Ca ionisé < 1 mmol/L). Résultats.– L’étude a débuté en octobre 2010. À fin avril 2012, 52 patients ont été randomisés sur 120 patients traités par EER depuis octobre 2010. Les causes d’exclusion ont été des diathèses hémorragiques ou thrombocytopénies sévères (21 %), insuffisance hépatique terminale (9 %), dialyse chronique (25 %), autres (50 %). La moyenne d’âge des patients inclus est de 60 ± 9 ans, l’étiologie de l’IRA est médicale (77 %), post-chirurgicale (12 %) et post- traumatique (12 %). La durée moyenne de l’EER a été de 5 ± 5 jours. La dose effective de dialyse délivrée était de 96 ± 12 % dans le groupe citrate versus 88 ± 15 % dans le groupe héparine. La mor- talité à 28 jours s’élève à 29 % dans le groupe citrate versus 27 % dans le groupe héparine. Discussion et conclusion.– Ces résultats préliminaires semblent démontrer un avantage en terme de délivrance effective de dose d’EER avec une ARC versus une AC traditionnelle à l’héparine. Ceci ne se traduit pas par une diminution de la mortalité à 28 jours. http://dx.doi.org/10.1016/j.nephro.2012.07.277 AD 95 Appétit et état nutritionnel des hémodialysés chroniques (expérience d’un centre) M. Belarbi a , L. Bouaiti b , R. El Farouki c , I. Akhmouch c , N. Zemraoui a , M. Asseraji c a Néphrologie et hémodialyse, hôpital militaire Ibn-Sina, Marrakech, Maroc b Épidémiologie, hôpital militaire d’instruction Mohammed-V, Rabat, Maroc c Néphrologie et hémodialyse, premier centre médicochirurgical, Agadir, Maroc Introduction.– La dénutrition protéino-énergétique est fréquem- ment rencontrée chez les patients hémodialysés chroniques. Elle s’associe à une augmentation significative du risque de mortalité et de morbidité. Une reconnaissance précoce et une prise en charge thérapeutique adéquate sont essentielles pour améliorer le pronos- tic de ces malades. L’objectif de cette étude est de vérifier si l’état de l’appétit peut être corrélé à l’état nutritionnel. Patients et méthodes.– Il s’agit d’une étude transversale monocen- trique observationnelle réalisée durant la période de juin 2011 au sein de notre unité de dialyse, ayant inclus 50 patients adultes, en hémodialyse périodique depuis plus de trois mois. L’appétit appré- cié selon l’échelle de l’HEMO-Study en cinq degrés a été jugé bon (stade 1 et 2) ou mauvais (stade 3, 4 et 5) et corrélé aux paramètres démographiques et biologiques de l’état nutritionnel. Résultats.– Cinquante hémodialysés chroniques (18 femmes et 32 hommes) ont été inclus. L’âge moyen 56,26 ans (21–88 ans). L’ancienneté médiane en hémodialyse était de 75,96 mois. La néphropathie initiale la plus fréquente était indéterminée dans 44 % des cas. La prévalence de la dénutrition était de 54 % en se basant sur l’indice de masse corporelle (IMC), de 30 % selon le taux d’albumine, de 30 % selon le taux de préalbumine et 8 % en se référant à la nPCR (protein catabolic rate). L’appétit est jugé diminué (pauvre ou très pauvre) dans 16 % des cas et il existe une corrélation positive entre l’état d’appétit et les paramètres de dénutrition. Discussion et conclusion.– La dénutrition protéino-énergétique est fréquente et grave chez les HDC et sa prévalence reste variable selon le paramètre étudié. Notre étude montre qu’une évaluation minu- tieuse de l’appétit peut se révéler contributive à l’approche de la dénutrition chez ces patients. http://dx.doi.org/10.1016/j.nephro.2012.07.278 AD 96 Évaluation d’un test de dépistage rapide de l’infection virale C chez les hémodialysés chroniques : expérience des centres d’hémodialyse publiques S. Dahri , B. Doukkali , S. Mikou , M. Arrayhani , T. Sqalli Service de néphrologie, CHU Hassan-II, Fès, Maroc Introduction.– L’infection par le virus de l’hépatite C (VHC) est fréquente chez les hémodialysés chroniques. Elle est responsable d’une morbi mortalité importante. Sa prise en charge diagnostique et thérapeutique est certes bien codifiée mais elle reste onéreuse dans les pays sans couverture sanitaire généralisée. L’objectif de cette étude est de connaître la prévalence de l’hépatite C dans deux centres d’hémodialyse chronique publiques de Fès et d’évaluer