1020 J. Leroux et al Archives de Pédiatrie 2008 ; 15 : p1019-p1030 Méthode - Le bilan pré opératoire a comporté une IRM dans 9 cas sur 12. Le délai entre le début des symptômes est de 11 mois. La biopsie a été 6 fois intra tumorale et 6 fois sous forme d’exérèse marginale. On retrouve 4 formes biphasiques, 6 tumeurs monomorphiques et 2 inclassées. Le traitement a toujours comporté une chimiothérapie dans les suites immédiates de la biopsie. Une exérèse carcinologique a ensuite été réalisée dans 6 cas. Une radiothérapie scondaire a été effectuée dans 3 cas situés sur la main. Enfin dans 3 cas de biopsie– exerèse marginale une radiothérapie de 45 grays a été réalisée sur un résidu microscopique potentiel. Résultats - Trois cas de récidive locale ont été constatés sur des localisa- tions à la main. Il a alors été effectué une amputation du rayon concerné. Aucune métastase à distance n’est à déplorer. On note cent pour cent de survie au dernier recul. Discussion et Conclusion - La prise en charge chirurgicale du synovia- losarcome des membres de l’enfant n’est pas consensuelle. La biopsie des formes de petite taille se résume souvent à une exérèse marginale sans résidu macroscopique. Lorsque la situation anatomique autorise une exérèse en bloc non mutilante de la zone cicatricielle, celle-ci peut être recommandée. En revanche, si l’exérèse en bloc d’un résidu tumoral potentiel impose des sacrifices majeurs et obère sévèrement le pronostic fonctionnel, elle peut faire discuter une surveillance après chimiothérapie et radiothérapie. L’absence de métastase à distance dans l’ensemble de la série encourage les auteurs à poursuivre dans cette attitude. SOFOP-04 - Chirurgie orthopédique Etude de la fiabilité des mesures d’incidence pelvienne en pratique quotidienne J.L. Jouve (1), B. Blondel (2), P. Adalian (2), M. Panuel (2), F. Marchal (2), G. Bollini (1) (1) Hôpital Timone Enfants, Marseille cedex 5, France ; (2) UMR 6578 CNRS Faculté Timone, Marseille, France Introduction - L’incidence pelvienne est un paramètre anatomique indé- pendant de la position du bassin dans l’espace. Il s’agit d’un paramètre établit à partir d’une construction radiologique. L’imperfection des inci- dences radiographiques ne permet pas toujours d’avoir des conditions de mesure correctes. Les remaniements anatomiques du plateau sacré sont également un obstacle à la mesure rigoureuse de cette valeur. L’objectif de cette étude est de déterminer la fiabilité de ce paramètre en pratique quotidienne. Matériel et méthodes - Dans cette étude prospective, nous avons mesuré l’incidence pelvienne et sa variante chez 50 patients. Les mesures ont été effectuées sur des images scannographiques permettant de réaliser 3 séries de mesures, une en profil strict, une avec les têtes fémorales décalées dans le plan horizontal et une avec les têtes fémorales décalées dans le plan vertical. Résultats - Les résultats n’ont pas mis en évidence de différence significa- tive en ce qui concerne l’incidence pelvienne, quelle que soit la position des têtes fémorales sur les radiographies, avec des coefficients de corréla- tions tous supérieurs à 0,98 (p < 0,01). L’analyse de la variante d’incidence pelvienne montrait en revanche une différence significative entre la position théorique idéale et le décalage horizontal des têtes fémorales sur les radiographies (p < 0,05). Les mesures moyennes de l’incidence pelvienne (IP) et de sa variante (VIP) étaient statistiquement différentes pour chaque individu (p < 0,05), sans relation identifiable entre les deux. Discussion - La mesure de l’incidence pelvienne est donc fiable même si la qualité de réalisation de la radiographie n’est pas parfaite. En revanche, la variante utilisant la face postérieure du sacrum est très dépendante de la position du bassin dans l’espace avec des différences significatives. Enfin il n’est pas retrouvé de relation entre l’incidence pelvienne (IP) et sa variante (VIP). Sur le plan pratique il parait licite d’assimiler le centre des têtes fémorales au milieu de la droite joignant les deux têtes fémorales. Par contre la variante à l’incidence prenant comme repère la face posté- rieure du sacrum nous semble un repère non fiable en pratique. SOFOP-05 -Chirurgie orthopédique Spondylolisthésis de haut grade : traitement par vis sacro-lombaire sur mesure G. Bollini, J.L. Jouve, B. Blondel, F. Launay, E. Viehweger, Y. Glard Hôpital Timone Enfants, Marseille, France Objectif - Description d’une nouvelle procédure chirurgicale permettant la réalisation d’une arthrodèse circonférentielle et une fixation trans sacro-lombaire postérieure. Materiel and Méthodes - 6 patients âgés de 13 à 19 ans ont été opérés selon cette technique. Tous étaient des spondylolisthésis de grade III ou IV de Meyerding. Il y avait 5 filles et un garçon. 4 patients étaient porteur d’une forme a sacrum vertical et 2 avaient une cyphose lombosacrée normale. La technique comporte laminectomie sacrée jusqu’en S2 est réalisée. Puis une broche est ensuite placée médialement au travers des vertèbres du bord postérieur de S2 jusqu’au coin antéro-supérieur de L5. La vis sur mesure, d’un diamètre de 10mm est ensuite introduite en utilisant la bro- che comme guide. Une fois la fixation effectuée, la partie postérieure et supérieure du sacrum est retirée et une double fusion inter-somatique est réalisée. Il est ensuite effectué une fusion postérolatérale additionnelle. Résultats - Aucune complication neurologique n’a été notée. Une brèche durale fut réalisée durant la dissection et a nécessitée une simple répa- ration. Tous les patients ont été levés au cinquième jour post opératoire avec reprise de la marche. Un corset hémi-culotte post-opératoire a été porté pendant 4 mois pour 4 patients et pendant 2 mois pour les 2 der- niers. La série présentée à un recul moyen de 21mois, aucun des patients ne présente de symptômes en post opératoire. Une fois la fusion acquise, il existe un restitution de l’équilibre sagittal avec une lordose lombaire plus prononcée, une vertèbre neutre et un point d’inflexion plus bas que lors de l’évaluation radiologique préopératoire. Discussion - Chez les enfants porteurs d’un spondylolisthésis de haut grade, le rachis lombaire s’adapte aux nouvelles conditions mécaniques. Le principal but du traitement est donc d’obtenir une fusion solide. Dans la technique que nous présentons, aucune réduction n’a été réalisée en dehors de celle obtenue lors du positionnement en décubitus ventral sur la table opératoire. La fusion circonférentielle est obtenue par une approche postérieure unique, évitant ainsi les risques inhérents à un abord antérieur. SOFOP-06 - Chirurgie orthopédique Le clamp universel dans la scoliose : résultats préliminaires et complications J. Sales De Gauzy (1), J.L. Jouve (2), P. Peyrou (3), F. Accadbled (1), G. Bollini (2), D. Moulies (3) (1) CHU, Toulouse, France ; (2) CHU, Marseille, France ; (3) CHU, Limoges, France Introduction - Nous présentons les premiers résultats obtenus dans la correction des scolioses avec un nouvel implant constitué par une bande- lette de fixation sous lamaire. Ce système appelé Clamp Universel permet une réduction progressive à l’étage thoracique. Matériel et Méthode - Il s’agit d’une étude prospective multicentrique por- tant sur 65 scolioses opérées avec le Clamp Universel à l’étage thoracique (47 idiopathiques, 10 neurologiques, 8 de causes diverse). Le sexe ratio était de 14 hommes pour 51 femmes, l’âge moyen de 15 ans. Les courbures étaient toutes des courbures thoraciques prédominantes. La stratégie a comporté une fixation lombaire par vis pédiculaires étagées puis une fixation par Clamps au dessus de T10. En cours d’étude, nous avons modifié la fixation proximale et remplacé les clamps par une pince par crochets classiques. Cette modification a été validée par l’ensemble des équipes compte tenu de 4 ruptures observées à la partie proximale des montages. Résultats - Tous les patients ont un recul supérieur à 6 mois. Nous n’avons pas observé de modification significative sur la durée opératoire et le sai- gnement des patients. Six Clamps en moyenne ont été placés par patient.