Article original
Cure de cystocèle par voie vaginale. Prothèse de polypropylène
sous-vésicale transversale libre. Technique et résultats
Cystocele repair by vaginal approach with a tension-free transversal
polypropylene mesh. Technique and results
G. Bader *, A. Fauconnier, N. Roger, D. Heitz, Y. Ville
Département de gynécologie–obstétrique, CHI Poissy–Saint-Germain-en-Laye, 20, rue Armagis, 78105 Saint-Germain-en-Laye, France
Reçu le 28 novembre 2003 ; accepté le 9 février 2004
Résumé
Objectif. – Évaluer à moyen terme la tolérance et l’efficacité des cures de cystocèle par voie vaginale par interposition de prothèse de
polypropylène monofilament sous-vésicale transversale libre.
Patientes et méthodes. – Notre étude intéresse une série consécutive de 40 patientes opérées selon cette nouvelle technique entre mars 2001
et septembre 2002. Après dissection de la cystocèle, une prothèse de polypropylène (Gynemesh
®
, Gynecare, Ethicon, Johnson & Johnson,
France) préalablement découpée, est positionnée et ajustée sous la vessie sans fixation, les extensions prothétiques latérales étant introduites
dans les espaces paravésicaux au contact de l’arc tendineux du fascia pelvien.
Résultats. – Les patientes présentaient des cystocèles de stade II (20 %) ou III (80 %) selon la classification POP-Q. Trente-deux patientes
présentaient un prolapsus associé de l’étage périnéal moyen ou postérieur (82,5 %). Trente patientes souffraient d’une incontinence urinaire
d’effort (75 %). L’âge moyen était de 63,9 ans (51–78). La faisabilité de l’intervention était de 100 %. La durée moyenne d’une cure de
cystocèle était de 20 minutes ± 2,2 (16 à 24 minutes). Le recul moyen est de 16,4 mois ± 4,7 (12–24). Le taux de complication précoce est de
7,5 % (2 cas d’érosion vaginale corrigés par excision vaginale et prothétique et 1 cas de désunion précoce de la colporraphie ayant nécessité
l’ablation de la prothèse). Aucune infection prothétique n’a été détectée. Le taux de succès objectif est de 95 % (cystocèle stade 0 ou 1 sans
gêne fonctionnelle). Quatre-vingt-quinze pour cent des opérées ont un indice de satisfaction dépassant 80 % à six mois.
Discussion et conclusions. – L’interposition d’une prothèse de polypropylène sous-vésicale transversale libre par voie vaginale semble
être une excellente procédure pour le traitement chirurgical définitif des prolapsus vésicaux initiaux ou récidivés. Cette technique se caractérise
par sa simplicité, sa faisabilité, sa faible morbidité et son caractère mini-invasif. Elle permet une correction durable des composantes centrale
et latérale du prolapsus vésical avec une excellente efficacité et une tolérance satisfaisante à moyen terme.
© 2004 Elsevier SAS. Tous droits réservés.
Abstract
Objective. – To evaluate mid term results, tolerance and efficiency of interposition of a tension-free polypropylene monofilament mesh by
vaginal approach for the repair of cystoceles.
Patients and methods. – Fourty consecutive women underwent this new procedure between March 2001 and September 2002. After
complete dissection of the cystocele, the polypropylene mesh (Gynemesh
®
, Gynecare, Ethicon, Johnson & Johnson, France), proper cut-out
was positioned under the bladder without any fixation. The lateral extensions of the mesh where introduced in the para-vesical spaces in
contact with the arcus tendinus fascia pelvis.
Results. – Before surgery all patients had cystocele of more or equal than grade II according to the POP-Q classification. Eight had grade
II cystocele (20%) and 32 had grade III cystocele (80%). Thirty women had associated posterior or median prolapse (82.5%). Thirty women
had urinary incontinence (75%). Mean age was 63.9 years (51–78). The procedure was performed without any difficulty in all cases. Duration
of a cystocele cure procedure was 20 min ± 2.2 (16–24). Mean follow-up is 16.4 months ± 4.7 (12–24). The early complication rate was 7.5%
* Auteur correspondant.
Adresse e-mail : gbader@chi-poissy-st-germain.fr (G. Bader).
Gynécologie Obstétrique & Fertilité 32 (2004) 280–284
www.elsevier.com/locate/gyobfe
© 2004 Elsevier SAS. Tous droits réservés.
doi:10.1016/j.gyobfe.2004.02.004