Cas clinique Anevrysme de l’artere sous-claviere droite anormale : Reparation chirurgicale et hybride de deux cas dans un m^ eme centre Emanuele Ferrero, 1 Michelangelo Ferri, 1 Andrea Viazzo, 1 Paolo Carbonatto, 2 Alberto Pecchio, 1 Riccardo Casabona, 3 Alessandro Robaldo, 1 Simone Quaglino, 1 Franco Nessi, 1 Turin, Italie Les anevrysmes de l’artere sous-clavi ere droite aberrante (ARSA) sont rares ; cependant, les risques de rupture et thromboembolique sont eleves, avec un taux de mortalite post-rupture de 50%. Dans ce travail, nous decrivons deux cas de cette anomalie. Dans le premier cas, un homme de 62 ans s’est presente avec un anevrysme symptomatique de l’ARSA (diametre maximum de 4 cm) causant une douleur thoracique avec dyspnee pendant un effort physique modere. Le traitement chirurgical a ete fait avec exclusion anevrismale et anastomose directe des deux extremit es de l’artere sous-clavi ere. Dans le deuxi eme cas, un homme de 72 ans s’est presente avec un anevrysme symptomatique (diametre maximum de 5,1 cm) de l’ARSA causant une dysphagie et une dysphonie. Dans ce cas, un traitement hybride en un temps a ete fait : un pontage carotido-sous-clavier bilateral a ete associe a l’occlusion intentionnelle des deux arteres sous-clavi eres (par plug) pendant des procedures de stentgraft endovasculaire thoraciques. Dans les deux cas, les suites postoperatoires etaient simples et les resultats techniques de nos cas etaient excellents au suivi a long terme. Le traitement chirurgical peut ^ etre effectue sans risque chez les patients avec un faible risque operatoire ou toutes les fois que la technique endovasculaire n’est pas adaptee. L’anevrysme de l’ARSA, avec une anatomie appropri ee, peut ^ etre traite avec succes par traitement hybride (approche chirurgicale et endovasculaire com- binees). Nous soulignons que cette technique miniinvasive evite la thoracotomie et pourrait ^ etre le traitement de choix chez les patients a haut risque. The aberrant right subclavian artery (ARSA), also referred to as lusoria artery, originates from the distal point of the left subclavian artery and in most cases (80%) runs behind the esophagus, whereas it rarely passes between the esophagus and the trachea. It is one of the most common anomalies of the aortic arch, with an incidence rate of 0.5-2%. 1-4 This anomaly occurs as a result of abnormal regression of the fourth aortic arch and persistence of patency of the eighth right dorsal aortic segment. With time the ARSA tends to become aneurysmal, and fatal hemorrhages have been reported. 5 In 60% of cases, ARSA aneurysms arise as a sac at the origin of Kom- merell’s diverticulum; the development of an ARSA aneurysm is uncommon and might not be associated with Kommerell’s diverticulum. In very few cases, this anomaly is connected to an aortic arch aneu- rysm. 6,7 In most cases, it is asymptomatic, incidentally diagnosed at radiology or endoscopy for other rea- sons. In some cases, difficulty in swallowing solids (‘‘dysphagia lusoria’’: symptomatic extrinsic com- pression of the esophagus caused by any vascular DOI of original article: 10.1016/j.avsg.2011.01.009. 1 Vascular and Endovascular Surgery Unit, Mauriziano Umberto I Hospital, Turin, Italie. 2 Department of Radiology, Vascular Interventional Radiology, Mauriziano Umberto I Hospital, Turin, Italie. 3 Cardiac Surgery Unit, Mauriziano Umberto I Hospital, Turin, Italie. Correspondance : Emanuele Ferrero, Vascular and Endovascular Surgery Unit, Mauriziano Umberto I Hospital, Largo Turati 62, 10128 Turin, Italie, E-mail: emaferrero@libero.it Ann Vasc Surg 2011; 25: 839.e5-839.e9 http://dx.doi.org/10.1016/j.acvfr.2012.07.025 Ó Annals of Vascular Surgery Inc. Edit e par ELSEVIER MASSON SAS 895.e7