M6decineinterne 565 S Syndrome des antiphospholipides et occlusion vasculaire rdtinienne : sept observations M. Paccalin 1, H. Manic 2, F. Roy-P~aud 1, C. Landron 1, M. Les thromboses r6tiniennes sont habituellement une pathologie du sujet fig6, favoris6e par rath6roscl6rose, l'hypertension artS- rielle ou le diab&e. Une 6tude prospective a r6cemment soulign6 l'implication du syndrome des antiphospholipides (SAPL) darts cette pathologie avec une pr6valence estim6e ~t 24 % (Carbone J. J Rheumatol 2001 ; 28 : 2437-41). Nous rapportons 7 observations de patients hospitalis6s pour baisse de racuit6 visuelle avec raise en 6vidence d'une occlusion vasculaire r6tinienne. Quatre patients pr6sentaientune occlusion de la veine centrale de la r6tine et 3 une occlusion de l'art~re cen- trale. L'6chographie-doppler carotidienne, l'6chographie cardia- que et rECG 6talent normaux. Un patient avait un ant6c6dent de thrombose veineuse des membres inf6rieurs. Le bilan de throm- bophilie r6vflait rexistence d'un SAPL, contr616 ~ deux reprises. Merci~ 2, P. Dighiero 2, P. Roblot 1, B. Becq-Giraudon 1 Les taux d'anticorps anticardiolipine 6taient significatifs chez 5 patients et les taux d'anticorps anti-~2-GPI 6taient positifs dans 3 cas. Trois patients avaient un taux de facteurs antinuclraires positif, avec clans un cas un diagnostic de syndrome de Gouge- rot, Sjrgren. Darts 5 cas, un traitement anticoagulant au long cours a 6t6 instaurr. Deux patients ont 6t6 traitrs par aspirine seule. Aucun patient n'a prrsent6 d'amrlioration visuelle. Aucune rrcidive thrombotique n'a 6t6 notre. Plusieurs manifes- tations ophtalmologiques sont drcrites au cours dn SAPL : amaurose, crcit6 diplopie, neuropathie ischrmique, occlusions vasculaires. La recherche systrmatique d'un tel syndrome nous apparalt opportune, d'autant plus que l'examen ne rrvNe pas d'autre facteur de risque cardiovasculaire. ~ Service de mOdecine interne, 2service d'ophtalmologie, CHU La Mil~trie, 86021 Poitiers cedex, France Suivi & moyen terme de patients porteurs asymptomatiques d'anticorps antiphospholipides M. Lambert 1, T. Hereng 1, S. Dubucquoi 2, A,L. Fauchais 1, V. Queyrel ~, U. Michon-Pastur@, E. Hachulla~, P.Y. Hatron 1, B. Devulder~ L'incidence de la maladie thrombotique chez les patients por- teurs asyrnptomatiques d'anticorps antiphospholipides (aPL) [anticorps anticardiolipine (aCL) et anticoagulant circulant (ACC)] n'est pas bien drfinie darts la littrrature. Nous avons donc 6valu6 les complications thrombotiques surve- nant chez nos patients asymptomatiques porteurs d'aPL diagnos- tiqurs il y a 5 ans, contrrlrs positifs g deux reprises. D~s 570 dos- siers analysrs, 40 rrpondaient aux crit~res de srlection. I1 s'agit de 36 femmes pour 4 hommes d'fige m0yen 38,9 _+ 18,2 (13 lupus systrmiques (LEAD), 7 thromboprnies auto-immunes (PTAI), 7 rhumatismes inflammatoires, 9 anomalies biologiques isolres, 4 connectivites). Huit patientes (2 LEAD, 4 PTAI, 1 Raynaud, 1 TCA allongr) ont prrsent6 4 phlrbites, 5 accidents vasculaires crrrbraux, 2 fausses-couches et 1 infarctus du myo- carde au cours du suivi. Seuls 3 patientes ont des facteurs de ris- que vasculaires (2 obrsitrs, 1 HTA). Un ACC est retrouv6 chez 7 patientes, des aCL IgG chez 3 patientes. Pour les 8 patientes, les complications thrombotiques sont survenues darts les 2 ann6es suivant le diagnostic de I'aPL avec rrcidive thromboti- que pour 3 d'entre elles. Cette 6tude rralis6e sur un petit effectif de patients montre que rincidence thrombotique en cas d'aPL persistant n'est pas nrgli- geable (20 %). Les patientes porteuses d'un PTAI, d'un ACC doivent probablement brnrficier d'un suivi rrgulier. 1Service de m#decine interne, 21aboratoire d'immunologie, universite de Lille 2, CHRU, 59037 Lille cedex, France Suivi (~volutif des D-dimbres durant la grossesse de femmes ayant des antiphospholipides avec ou sans syndrome des antiphospholipides N. Viget 1, M, Lambert 1, P.Y. Hatron 1, A.S. Valat 2, A.L. Fauchais 1, V. Queyrel 1, U. Michon-Pasturel 1, E. Hachullal, B. Devulder~, C. Caron 3 Les complications obstrtricales du syndrome des antiphospholi- pides (SAPL) sont nombreuses, notamment la survenue de faus- ses-couches (FC) rrprtres. Depuis rinstauration des traitements associant aspirine et HBPM, le devenir de ces grossesses s'est considrrablement amrliorr. Nranmoins, un taux rrsiduel de 20 ~t 30 % de FC sous traitement incite ~toptimiser la prise en charge (Kutteh WHet al. Am J Obst Gynec 1996 ; 174 : 15849). Ainsi de fa~on empirique les D-dim~res (DD), qui sont des marqueurs d'activation de la coagulation (Bounameaux H et al. Thromb Haemost 1994 ; 71 : 1-6), peuvent &re surveillrs au conrs de ces grossesses afin d'adapter la thrrapeutique. Nous avons voulu 6valuer cette attitude de fa~on rrtrospective sur 21 grossesses de femmes avec anticorps antiphospholipides (aPL) [13 SAPL (groupe SAPL), 8 avec aPL sans thrombose associre (groupe APL)]. Douze patientes SAPL ont pu avoir nn enfant (une FC spontanre prrcoce) avec un taux de prrmaturit6 de 46,1%. Les 8 patientes du groupe APL ont pu avoir un enfant avee 25 % d'accouchements prrmaturrs. Les taux de DD res- Rev Mrd Interne 2002 ; 23 Suppl 5