111 e Congrès de la Société Française d’Ophtalmologie J. Fr. Ophtalmol. COMMUNICATIONS AFFICHÉES RÉTINE MÉDICALE 1S318 Conclusion : La thermothérapie transpupillaire semble être une technique efficace et peu invasive dans le traitement des ostéomes choroïdiens compliqués d’un décol- lement séreux rétinien. 621 Taches blanches du fond d’œil révélatrices d’un Lymphome Hodgkinien. White dots syndrome as an inaugural symptom of a Hodgkin Lymphoma. BONNEL S*, STANESCU D, BARALE PO, SCHEER S, SAHEL JA (Paris) Introduction : Les atteintes rétiniennes primitives et isolées, à type de taches blan- ches du fond d’œil, révélatrices de lymphomes, sont exceptionnelles. Le plus sou- vent, l’atteinte oculaire est secondaire et la localisation est mixte : oculaire et cérébrale. Nous rapportons un cas d’atteinte rétinienne ayant permis le diagnostic de lymphome Hodgkinien. Observation et Méthodes : À propos d’un cas avec un suivi de deux ans. Observation : Nous rapportons le cas d’une patiente âgée de 29 ans hospitalisée pour prise en charge d’une baisse d’acuité visuelle bilatérale. Les antécédents se limitaient à l’existence d’un prurigo depuis l’adolescence. L’examen ophtalmologi- que initial retrouvait une acuité visuelle symétrique à 7/10, parinaud 2 associée à un tableau d’uvéite postérieure. Au fond d’œil, les signes se sont avérés évolutifs avec une détérioration secondaire de l’acuité visuelle. La symptomatologie, symétrique, était marquée au départ par l’existence de taches blanches sous-rétiniennes en moyenne périphérie associées à un œdème maculaire, une vascularite et une hyalite modérée. Une pars planite est survenue deux mois plus tard avec une accentuation des taches blanches en taille et en nombre. Un premier bilan exhaustif d’uvéite pos- térieure ne retrouva pas d’élément d’orientation. En particulier l’IRM cérébrale et la ponction lombaire étaient normales, les constantes hématologiques sans particula- rité. Un scanner thoracique montrait plusieurs micros adénopathies parenchymateu- ses, le lavage broncho alvéolaire et la biopsie transbronchique permirent d’éliminer une sarcoïdose. L’évolution ophtalmologique fut favorable après corticothérapie sys- témique et traitement immunosuppresseur (Imurel®) avec régression partielle des signes inflammatoires et amélioration de l’acuité visuelle. Cinq mois après l’épisode initial, une biopsie réalisée suite à l’apparition brutale d’adénopathies sus claviculai- res révéla un lymphome Hodgkinien scléro-nodulaire II Ab nécessitant une chimio- thérapie (protocole EBVP) suivi d’une radiothérapie cervico-médiastinale. Discussion : Le cas décrit présente au moins deux particularités. Premièrement, les manifestations rétiniennes associées au lymphome Hodgkinien sont exceptionnelles, surtout lorsqu’elles précèdent les signes systémiques. Deuxièmement, l’uvéite a été contrôlée complètement malgré la décroissance brutale des corticoïdes après la 1 ère cure de chimiothérapie. Conclusion : Une uvéite postérieure qui ne répond pas au traitement corticoïde peut être révélatrice de lymphome et nécessite de répéter les examens complémentaires à la recherche d’une étiologie. 622 Effusion uvéale bilatérale dans un cas de nanophtalmie. Uveal effusion in a case of nanophthalmos. TNACHERI OUAZZANI B*, BENHARBIT M, LAGHMARI M, IBRAHIMY W, HANNANE B, MOHCINE Z (Rabat, Maroc) Introduction : Le terme d’effusion uvéale est employé actuellement comme syno- nyme de décollement choroïdien ou de décollement ciliochoroïdien. Ses causes sont multiples et variées et peuvent être classées selon son origine. Les causes constitu- tionnelles associent un épaississement scléral et des anomalies des veines vortiqueuses : c’est le cas de la nanophtalmie. Matériels et Méthodes : Les auteurs rapportent l’observation d’une jeune femme de 27 ans, sans antécédent particulier, qui a présenté brutalement et spontanément une baisse de l’acuité visuelle bilatérale en rapport avec un décollement choroïdien total bilatéral fait de poches volumineuses faisant saillie derrière le cristallin et cachant la papille et la macula. La patiente ne présentait, par ailleurs, pas de signes inflammatoires ni anomalie à l’examen général. Après un bilan négatif cette effusion uvéale s’est avérée en rapport avec une nanophtalmie, la biométrie étant de 15 mm à droite et de 13 mm à gauche avec une épaisseur sclérale de 2,5 mm. Une cortico- thérapie par voie générale a été essayée sans résultat. Une sclérectomie dans les 2 cadrans inférieurs à été réalisée dans les 2 yeux. Observation : L’évolution a été rapidement favorable avec récupération d’une vision utile et réapplication du décollement choroïdien. Discussion : À travers cette observation les auteurs rappellent les caractéristiques pathogéniques et cliniques de cette pathologie rare et détaillent la technique chirur- gicale utilisée en discutant les résultats et en les comparant aux données de la litté- rature. Conclusion : L’effusion uvéale bilatérale dans le cadre de la nanophtalmie est une pathologie rare. Les sclérectomies réalisées représentent une technique simple et efficace. 623 Dystrophie choroïdienne parapapillaire : à propos d’un cas. Parapapillary choroidal dystrophy: a case report. DE NICOLA R*, BONNEL S, BARALE PO, SAHEL JA (Paris) Introduction : Nous rapportons un cas de dystrophie choroïdienne parapapillaire, une hérédo-dégénérescence choriorétinienne exceptionnelle. Matériels et Méthodes : A propos d’un cas, avec un suivi sur 3 ans. Observation : Il s’agit d’un patient d’origine sénégalaise, âgé de 28 ans, qui consulte pour une baisse d’acuité visuelle dont le début est difficile à faire préciser. Dans les antécédents, on note une prise épisodique de Nivaquine durant 4 ans. L’examen clinique objective une acuité visuelle à 2/10 P4 (avec -3) à droite et 0.5/10 P14 (-3) à gauche. Par ailleurs, lors de la prise en charge initiale, le patient présentait un glaucome à angle ouvert avec une hypertonie à 40 OD et 30 OG ayant nécessité une sclérectomie profonde bilatérale. Le fond d’œil objective une atrophie chorio- rétinienne diffuse parapapillaire symétrique bilatérale, ayant tendance à entourer le pôle postérieur, associée à une maculopathie en œil de bœuf. L’angiographie en fluorescence objective l’atrophie de la choriocapillaire sectorielle et de l’épithélium pigmentaire. L’électrorétinogramme montre une atteinte mixte de la fonction des bâtonnets et des cônes. L’étude des potentiels évoqués visuels objective des laten- ces de conduction normales mais dont l’amplitude est diminuée. Les lésions du fond d’œil présentent une certaine stabilité au cours du suivi. Discussion : À notre connaissance, seuls quelques cas de dystrophie choroïdienne parapapillaire ont été décrits dans la littérature. Le mode de transmission est discuté en raison de la rareté de la pathologie, l’atteinte cellulaire primitive est inconnue. Le diagnostic différentiel avec les autres types de dystrophie choroïdienne se fait sur la présentation clinique du fond d’œil (exemple : choroïdérémie, dystrophie choroï- dienne hélicoïdale, …). Une atteinte maculaire a été décrite chez certains patients. Conclusion : La dystrophie choroïdienne parapapillaire est très peu décrite dans la littérature, ce qui explique la difficulté diagnostique devant un tel tableau. Une connaissance plus poussée des signes cliniques et du mode évolutif est importante pour répondre aux questions concernant le devenir des patients. 624 Dystrophie cristalline de Bietti : à propos d’un cas. Bietti’s crystalline dystrophy: a case report. CHAABOUNI CHAKER N*, MGHAIETH F, BOURAOUI R, BUKTA M, BACCOURI R, KORT F, MKHININI H, EL MATRI L (Tunis, Tunisie) Introduction : La dystrophie cristalline de Bietti est une dégénérescence tapéto- rétinienne caractérisée par la présence de petits cristaux réfringents dans le limbe cornéen, le pôle postérieur et la moyenne périphérie rétinienne associée à une atro- phie de l’épithélium pigmentaire rétinien et une sclérose choroïdienne. Nous rappor- tons le cas d’une dystrophie cristalline de Bietti chez une fille de 8 ans. Observation et Méthodes : Patiente H. S âgée de 8 ans, issue d’un mariage non consanguin, est adressée pour strabisme convergent intermittent découvert à l’âge de 2 ans. L’acuité visuelle est réduite à 4/10 à droite et 3/10 à gauche. L’examen biomicroscopique de la cornée au fort grossissement trouve des petits cristaux réfringents sous-épithéliaux prélimbiques bilatéraux. Le reste du segment antérieur est normal. Le fond d’œil montre une altération de l’épithélium pigmentaire maculaire de type atropho-pigmentaire avec des petits cristaux réfringents prédominants au niveau du pôle postérieur et de la périphérie, associée à des lésions atrophiques diffuses en moyenne périphérie. La fluoro-angiographie montre une hyper-fluores- cence du pôle postérieur et de la moyenne périphérie traduisant une altération de l’épithélium pigmentaire. Les cristaux réfringents n’ont pas de traduction angiogra- phique. Le champ visuel Goldman visualise un scotome paracentral bilatéral. Le caryotype est normal. Discussion : La dystrophie cristalline de Bietti a été décrite pour la première fois en 1937. Depuis lors, presque 100 cas ont été rapportés. La consanguinité trouvée dans plusieurs cas (20 %) a suggéré un mode autosomique récessif. Elle se traduit par une héméralopie survenant à partir de la troisième décennie de vie, mais les lésions ophtalmoscopiques peuvent être observées plus précocement. Le cours naturel de la dystrophie cristalline de Bietti est mal compris. Yuzawa a décrit une expansion