Tous droits réservés © Revue des sciences de l'eau, 2008 Ce document est protégé par la loi sur le droit d’auteur. L’utilisation des services d’Érudit (y compris la reproduction) est assujettie à sa politique d’utilisation que vous pouvez consulter en ligne. https://apropos.erudit.org/fr/usagers/politique-dutilisation/ Cet article est diffusé et préservé par Érudit. Érudit est un consortium interuniversitaire sans but lucratif composé de l’Université de Montréal, l’Université Laval et l’Université du Québec à Montréal. Il a pour mission la promotion et la valorisation de la recherche. https://www.erudit.org/fr/ Document généré le 3 juin 2020 06:44 Revue des sciences de l'eau Les effluents de tannerie caractérisation et impact sur le milieu marin Tannery effluents characterization and impacts on the marine environment Moulay Abdelazize Aboulhassan, Salah Souabi, Abdelrani Yaacoubi, Nourredine Zaim et Fatima Zohra Bouthir Numéro publié dans le cadre de l’Année internationale de l’assainissement Volume 21, numéro 4, 2008 URI : https://id.erudit.org/iderudit/019168ar DOI : https://doi.org/10.7202/019168ar Aller au sommaire du numéro Éditeur(s) Université du Québec - INRS-Eau, Terre et Environnement (INRS-ETE) ISSN 0992-7158 (imprimé) 1718-8598 (numérique) Découvrir la revue Citer cet article Aboulhassan, M. A., Souabi, S., Yaacoubi, A., Zaim, N. & Bouthir, F. Z. (2008). Les effluents de tannerie caractérisation et impact sur le milieu marin. Revue des sciences de l'eau / Journal of Water Science, 21 (4), 463–473. https://doi.org/10.7202/019168ar Résumé de l'article Dans ce travail, nous avons caractérisé et évalué l’impact sur le milieu marin des rejets industriels de tannerie. Les résultats montrent que la qualité des eaux usées varie considérablement d’une étape de production à l’autre. Les opérations de prétannage (travail de rivière) sont les plus polluantes avec des teneurs en DCO qui peuvent atteindre 30 000 mg/L. L’analyse des eaux usées au niveau du bassin de collecte, où s’achemine l’ensemble des effluents de l’usine, montre une charge polluante importante et variable avec le temps. La DCO fluctue entre 700 et 3 400 mg/L et les matières en suspension entre 500 et 8 000 mg/L avec des charges polluantes moyennes de 114 et 358 kg/jour respectivement. Ces eaux sont aussi chargées en chrome avec des teneurs qui se situent entre 40 et 115 mg/L, soit une charge de 6,5 kg/jour. La teneur en sulfures varie entre 65 et 160 mg/L. En outre, l’indice de biodégradabilité (DBO5/DCO : 0.1 – 0.2) indique que ce rejet n’est pas facilement biodégradable. L’examen des teneurs en chrome chez des espèces bioindicatrices, la moule Mytilus galloprovincialis et les algues Ulva lactuca et Corallina officinalis, montre l’ampleur des apports en polluants causée par ce type de rejets au niveau de la mer. Les teneurs en chrome au niveau de ces espèces à proximité de point du déversement de ces eaux usées, sont élevées comparées à d’autres points plus éloignés.