Note technique Technique du prélèvement « multiorganes » : cœur–foie–reins > Technical aspects of combined heart, liver and kidney procurement D. Lechaux a , E. Dupont-Bierre a , G. Karam b , H. Corbineau c , P. Compagnon a , D. Noury d , K. Boudjema a, * a Département de chirurgie viscérale et de transplantation, centre hospitalier universitaire de Rennes, hôpital Pontchaillou, 2, rue Henri-Le-Guilloux, 35033 Rennes cedex 9, France b Service d’urologie, centre hospitalier de Nantes, Hôtel-Dieu, place Alexis-Ricordeau, 44093 Nantes cedex 1, France c Clinique de chirurgie thoracique et cardiovasculaire, centre hospitalier universitaire de Rennes, hôpital Pontchaillou, 2, rue Henri-Le-Guilloux, 35033 Rennes cedex 9, France. d Service de régulation et d’appui, interrégion n o 6, Établissement français des greffes, France Résumé Le but d’un prélèvement cœur–foie–rein est d’obtenir des greffons anatomiquement intacts et parfaitement conservés. Cet objectif ne peut être atteint qu’à travers une parfaite connaissance de l’ensemble de la procédure. © 2004 Elsevier SAS. Tous droits réservés. Abstract The goal of multiple organ procurement is to retrieve intact organs fully. This goal can only be reached if the organ dissection and preservation are optimal. © 2004 Elsevier SAS. Tous droits réservés. En transplantation, le greffon c’est le nerf de la guerre. Sans lui, point de greffe. Et quand il est disponible, il doit être anatomiquement et fonctionnellement parfait. La vie du re- ceveur en dépend. C’est dire la minutie avec laquelle il doit être prélevé et conservé. Neuf fois sur dix, les greffons sont prélevés sur un don- neur en état de mort encéphalique et deux fois sur trois, la procédure est « multiorganes » et concerne au moins le cœur, le foie et les deux reins. Prendre le maximum, quand cela est possible, pour réduire l’attente cruelle parce que mortelle des malades inscrits en liste de greffe. L’opération est complexe. Elle réunit plusieurs équipes et il faut faire très vite. Elle est heureusement parfaitement réglée. Tout bon chirurgien doit en connaître le détail parce qu’il y sera nécessairement confronté un jour. Quel que soit le lieu de son exercice. Plus que tout autre, ce chapitre de techniques chirurgicales se lit en essayant de vivre l’atmosphère qui entoure la procé- dure. Votre geste a une dimension inhabituelle. Une famille est en deuil, un Homme n’a pas refusé de donner et votre implication qui certes concerne un mort, va donner la vie. Dernier conseil. Comme vous êtes sûrement un chirurgien chevronné de votre spécialité, attachez-vous particulière- ment à comprendre le prélèvement de l’organe qui ne vous concerne pas. C’est là que se reconnaissent les « bons préle- veurs ». Nous ne décrirons ici que le prélèvement sur un donneur du cœur, du foie et des deux reins. Le lecteur curieux de connaître la technique de prélèvement des autres viscères et téguments pourra consulter le chapitre à partir duquel cet article a été extrait [1]. > Première publication. Extrait de l’article : Boudjema K. Technique des prélèvements « multiorganes ». Encycl Méd Chir (Éditions Scientifiques et Médicales SAS, Paris), Techniques chirurgicales–Appareil digestif, 40-090, 2003, 15. * Auteur correspondant. Adresse e-mail : karim.boudjema@chu-rennes.fr (K. Boudjema). Annales de chirurgie 129 (2004) 103–113 www.elsevier.com/locate/annchi © 2004 Elsevier SAS. Tous droits réservés. doi:10.1016/j.anchir.2004.02.001