O.47 Traitement intra-articulaire avec étanercept de la synovite villonodulaire pigmentée du genou U. Fiocco a , P. Sfriso a , F. Oliviero a , R. Nardacchione b , E. Scagliori c , F. Sovran c , A. Di Maggio c , E. Pagnin d , C. Botsios a , F. Lunardi e , F. Calabrese e , L. Punzi a a Service de Rhumatologie, Université de Padova, Padova, Italie b Service de Chirurgie de Jour, Université de Padova, Padova, Italie c Service de Radiologie, Université de Padova, Padova, Italie d Département de Médecine Clinique et Expérimentale, Université de Padova, Padova, Italie e Institut d’Anatomie Pathologique, Université de Padova, Padova, Italie Objectif. – La synovite villonodulaire pigmentée (SVNP) est une affection rare difficile à traiter. En effet, même après des thérapies agressives, les récurrences sont assez fréquentes. Dans cet étude, nous avons évalué l’efficacité et la sûreté de l’étanercept (ETN) intra-articulaire (ETN-IA) administré avant la synoviectomie par arthroscopie. Patients et Méthodes. – Nous avons traité 4 patients, âgés entre 26 et 55 ans, atteints de SVNP sévère et diffuses du genou, confirmée à l’histologie, résistante aux stéroïdes intra-articulaires et aux synoviec- tomies arthroscopiques, même répétées. Dans un cas la dose d’ETN- IA a été de 12,5 mg (0,5 ml) tous les 2 semaines, pendant 8 semaines. Dans les autres 3 cas, l’ETN-IA a été administré en dose de 25 mg (1 ml) par semaine, pendant 4 semaines. Deux semaines après la fin du traitement avec ETN-IA tous les patients ont été soumis à syno- viectomie étandue par voie arthroscopique. Nous avons considéré les indices cliniques suivants : 1) Knee Joint Articular Index (KJAI : range 0-14) ; 2) Thompson articular index (THI : range 0-9). Au début de l’étude et à la fin du follow-up nous avons évalué l’épaisseur synovial avec écographie à haute fréquence à échelle de gris (US-ST : mm). L’extension de la fibrose stromale a été évaluée à l’aide de la coloration tricromique de Masson sur des tissus obtenus en basal et à la fin du traitement avec ETN-IA. L’analyse morphométrique compu- terisée a été exécuté sur une extension de 2 mm 2 (7 champs random à 40X). Résultats. – Aucun effet collatéral n’à été observé pendant toute la période du traitement avec ETN-IA et dans les 6 mois suivants la synoviectomie arthroscopique. L’évaluation des indices cliniques a mis en évidence une amélioration de l’activité de maladie prolongée et une récupération fonctionnelle importante. L’US-ST à la fin du follow-up a confirmé la régression de la prolifération synoviale du genou. Thompson Index Knee Joint Index US-ST Fibrose stromale T0 T1 T0 T1 T0 T1 T0 T1 Cas n.1 8 2 11 4 12 3 47 29,4 Cas n.2 3 0 4 0 8,9 3,5 38,3 14,8 Cas n.3 5 1 7 2 12 4,1 60,3 41,2 Cas n.4 8 5 7 3 2,4 1,8 46,2 28,1 L’analyse morphométrique computerisée a mis en évidence comme l’infiltrat synovial de cellules CD45+ et l’épaisseur du lining n’étaient pas variés à la fin du traitement tandis que la fibrose et la vasculogenèse étaient très réduites. Conclusion. – La réduction rapide de la fibrose stromale et de la vasculogenèse induites par le traitement avec ETN-IA, ainsi que l’amélioration de l’activité de la maladie et de la fonction articulaire observée pendant les 6 mois suivants, suggèrent que le bloc total du TNF-α peut être utilisé comme thérapie d’induction pour réduire la prolifération synoviale réactive des genoux atteints par SVNP, précé- dant l’intervention de synoviectomie arthroscopique étendue. O.48 Les anomalies de distribution des sous-populations lymphocytaires B au cours du syndrome de Goujerot Sjögren (SGS) primitif. Un nouveau critère diagnostique ? A. Binard a , L. Le Pottier b , V. Devauchelle Pensec a , A. Saraux a , P. Youinou b , J.O. Pers b a Service de Rhumatologie, C.H.U. de la Cavale Blanche, Brest, France b Laboratoire d’immunologie, C.H.U. Morvan, Brest, France Objectif. – Il est maintenant bien établi que les lymphocytes B jouent un rôle majeur dans la physiopathologie du SGS primitif. Le but de cette étude est d’évaluer si les anomalies de distribution des sous-populations lymphocytaires B présentes dans le SGS primitif sont une signature spécifique de cette affection et pourraient être uti- lisées comme outil diagnostic. Patients et Méthodes. – Nous avons réalisé une étude transversale des patients ayant bénéficié d’une détermination des sous-populations lymphocytaires B selon les critères d’expression de CD38 et d’IgD (classification Bm1 à Bm5) entre janvier 2002 et juin 2007. Cette analyse a été effectuée en complément de la recherche d’auto- anticorps chez des patients adressés pour une suspicion de rhuma- tisme inflammatoire ou de connectivite. Tous les diagnostics ont été établis par un rhumatologue. Pour le SGS primitif, la polyarthrite rhu- matoïde (PR) et le lupus, les critères de classification consensuels étaient remplis (critères ACR de PR et de lupus, critères AECG de SGS). Un groupe de 26 témoins sains a été constitué. Dans un pre- mier temps nous avons comparé la distribution des sous-populations lymphocytaires B dans les groupes SGS primitif, PR, lupus et témoin. Dans un second temps, une analyse par courbe ROC a été effectuée pour étudier l’association entre le diagnostic de SGS primitif et la dis- tribution des sous-populations lymphocytaires B. Résultats. – 179 patients ont été inclus dans l’étude dont 54 PR, 25 SGS primitif et 18 lupus. Le SGS primitif se caractérise par une diminution des lymphocytes B mémoires (eBm5/Bm5) et une aug- mentation des Bm2/Bm2′ en comparaison des groupes PR, lupus et témoin (p<0,0001). Les meilleurs paramètres associés au diagnostic de SGS primitif sont : Bm2+Bm2′ ≥ 71.1 % (Sensibilité (Se), 88,0 % ; et Spécificité (Sp), 82,1 %), eBm5+Bm5 ≤ 13,5 % (Se, 84,0 % ; et Sp, 82,1 %) et donc le ratio (Bm2+Bm2′) / (eBm5+Bm5) ≥ 5,0 (Se, 88,0 % ; et Sp, 83,4 %). Discussion. – Parmi les 25 SGS primitif, 22 ont un ratio Bm2 +Bm2′/ eBm5+Bm5 ≥ 5.0, 21 ont un infiltrat des glandes salivaires et 20 ont des auto-anticorps (anti-SSA et/ou anti-SSB). Un ratio Bm2+Bm2′/ eBm5+Bm5 ≥ 5.0 a une meilleur sensibilité que les anti- corps anti-SSA (Se = 76.0 %). Conclusion. – Les anomalies de distribution des sous-populations lymphocytaires B semblent être une signature spécifique du SGS et pourraient être proposées comme critère diagnostique. Une étude prospective confirmera ces résultats préliminaires. O.49 Analyse transcriptionnelle des lymphocytes B infiltrés dans les glandessalivaires de malades souffrant du syndrome de Gougerot-Sjögren L. Le Pottier, A. Binard, P. Youinou, J.O. Pers Immunologie Ea2216, C.H.U. Morvan, Brest, France Introduction. – Le syndrome de Gougerot-Sjögren (SGS) est une maladie auto-immune caractérisée par une infiltration par des lympho- cytes des glandes exocrines, notamment salivaires et lacrymales. Le rôle des lymphocytes B (LB) est considéré comme déterminant dans la genèse du SGS qui campe à la croisée des maladies auto-immunes non spécifiques d’organes et des syndromes lymphoprolifératifs B. D’ailleurs, l’analyse des LB présents dans l’infiltrat lympho- plasmocytaire observé dans les glandes salivaires (GS) de malades Abstracts / Revue du Rhumatisme 74 (2007) 976–1037 997