1611 tome 35 > n°11 > novembre 2006 > cahier 1 Article original Presse Med. 2006; 35: 1611-7 © 2006. Elsevier Masson SAS Tous droits réservés en ligne sur / on line on www.masson.fr/revues/pm Connaissance des aspects législatifs du don d’organes chez une personne vivante Enquête auprès du personnel d’un CHU Cécile Manaouil, Antonin Leclercq, Maxime Gignon, Olivier Jardé Consultation de médecine légale, CHU Nord Amiens, Amiens (80) Correspondance: Cécile Manaouil, Consultation de médecine légale, CHU Nord Amiens, place Victor Pauchet, 80054 Amiens Cedex 1. Tél. : 03 22 66 83 84 Fax: 03 22 66 88 40 manaouil.cecile@chu-amiens.fr Reçu le 14 novembre 2005 Accepté le 4 juillet 2006 Summary Knowledge of legal aspects of organ donation by live donors Staff survey at a university hospital center Objective > Law no. 2004-800 dated August 6, 2004, establishes new legal measures to facilitate live organ donation, in view of the shor- tage of organs for transplantation. We sought to assess the know- ledge of this statute among hospital personnel. Method > We sent an e-mail questionnaire to 1015 persons working at Amiens university hospital center. It contained eleven closed ques- tions (yes/no/don't know) about permissible live organ and tissue donation and two questions requesting personal opinions about live donation. We compared responses according to profession and department. Results > Questionnaires were returned by 245 respondents. The questions for which more than 70% provided correct answers concer- ned the fundamental principles of bioethics (consent revocable at any time, donations by adults, donations between spouses, bone marrow donations by minors). Fewer than half the respondents knew the correct answers about the new legal measures adopted in the statute (extension of the circle of potential donors, possible excep- tions for donations by minors and incompetent adults). Knowledge of Résumé Objectif > La loi de bioéthique du 6 août 2004 a mis en place de nou- velles dispositions légales afin de faciliter le prélèvement d’organes sur une personne vivante, dans la perspective de lutte contre la pénu- rie d’organes. Nous avons cherché à évaluer la connaissance de la loi par l’ensemble des acteurs hospitaliers. Méthode > Nous avons réalisé une enquête par courrier électro- nique interne auprès de 1015 personnes travaillant dans un Centre hospitalier universitaire (CHU) à l’aide d’un questionnaire compor- tant 11 questions à réponses fermées concernant les dispositions législatives du prélèvement chez le vivant en vue de don, afin de comparer les réponses selon la profession et le service. Nous avons ajouté 2 questions concernant une opinion plus personnelle sur le don du vivant. Résultats > Deux cent quarante-cinq questionnaires ont été ren- voyés. Les questions obtenant plus de 70 % de bonnes réponses concernaient les principes fondamentaux de la loi de bioéthique (consentement révocable à tout moment, prélèvement sur une per- sonne majeure, don entre conjoints, prélèvement de moelle osseuse sur une personne mineure). Les questions obtenant moins de 50 % de bonnes réponses concernaient les nouvelles disposi- tions légales instaurées par la loi de bioéthique (extension du cercle de donneur potentiel, dérogations possibles concernant le prélève-