Résumés des communications S323 donc un paramètre intéressant dans l’étude de l’équilibre sagit- tal. L’équilibre sagittal entre le rachis lombaire et le bassin est peu documenté chez les enfants dépourvus de pathologies rachidiennes. Le but de cette étude est donc de documenter cette statique sagit- tale dans une population pédiatrique saine, d’évaluer les valeurs physiologiques de différents paramètres rachidiens et pelviens au cours de la croissance mais également d’étudier la corrélation entre l’équilibre pelvien et la statique rachidienne lombaire. Pour cela, trois paramètres ont été évalués : l’incidence pelvienne, la lordose localisée L5 et la lordose localisée L4. Patients et méthode.— Il s’agit d’une étude rétrospective mono- centrique portant sur 209 enfants sains. Les enfants ont été inclus entre 2005 et 2012. Les mesures ont été réalisées à partir d’IRM réalisées pour des pathologies non rachidiennes. L’incidence pelvienne (angle entre la droite perpendiculaire au milieu du plateau sacré et le milieu de la droite joignant le centre des deux têtes fémorales), la lordose L5 et L4 ont été mesurées sur des coupes sagittales d’IRM. Pour la mesure de l’incidence pelvienne les coupes coronales ont permis de repérer de fac ¸on précise le centre des deux têtes fémorales. Les enfants inclus dans l’étude étaient âgés d’un mois à 20 ans et ne présentaient pas de pathologies rachidiennes dans leurs antécé- dents ou à l’imagerie. Les valeurs physiologiques de ces paramètres ont été ensuite stra- tifiées en fonction de tranches d’âge de deux ans afin d’apprécier leur évolution pendant les différentes phases de croissance et leurs variations lors de l’acquisition de la station érigée et de la marche. Résultats.— Les résultats montrent une relation significative entre l’âge et l’incidence pelvienne avec une tendance à l’augmentation avec la croissance de l’enfant. L’incidence pelvienne est en moyenne de 34 entre 0 et deux ans et de 41 entre deux et quatre ans. À 16 ans, elle est en moyenne de 43 . Il n’a pas été mis en évidence de relation statistiquement significa- tive entre le sexe et l’incidence pelvienne. On retrouve également une relation statistique significative entre l’âge et la lordose lombaire. Toutefois, ces résultats sont diffici- lement interprétables compte tenu du fait que les mesures sont réalisées sur des enfants couchés. Conclusion.— Cette étude montre que l’augmentation de l’incidence pelvienne n’est pas seulement liée à l’acquisition de la marche et de la station érigée puisqu’elle augmente tout au long de la croissance. Cela pourrait être lié à une mobilité des articulations sacro-iliaques et/ou à une modification de l’anatomie du bassin durant la période de croissance. Cette étude pourra à terme permettre d’établir une table de valeurs physiologiques de ces paramètres en fonction de l’âge de l’enfant, de fac ¸on plus précise que les mesures effectuées sur des radio- graphies standards, et ainsi guider la restitution chirurgicale d’un équilibre sagittal normal lors de la prise en charge chirurgicale d’enfants présentant des déformations rachidiennes. http://dx.doi.org/10.1016/j.rcot.2012.08.124 167 Relations entre paramètres pelviens et mesures sagittales segmentaires dans la scoliose idiopathique de l’adolescent : analyse d’une cohorte de 410 patients Christophe Vidal , Turky Amin , Paul Poncet , Keyvan Mazda , Brice Ilharreborde Unité de chirurgie orthopédique pédiatrique, hôpital Robert-Debré, 48, boulevard Sérurier, 75019 Paris, France Auteur correspondant. Introduction.— La scoliose idiopathique de l’adolescent (AIS) est une déformation tridimensionnelle acquise du sujet en période de croissance. Le caractère évolutif de cette pathologie en fait rechercher des facteurs prédictifs sur le plan architectural. Dans le plan sagittal, il a été montré que les paramètres pelviens étaient des paramètres fixes et individuels très fortement corrélés à l’équilibre segmentaire lombaire. Ces corrélations ont été mises en évidence sur des populations adultes ne présentant pas de défor- mation rachidienne et sur des populations adolescentes indemnes d’AIS. Cette étude monocentrique portant sur une cohorte de 410 patients AIS s’attache à quantifier chacun des paramètres sagittaux de cette population et à définir les corrélations qui existent entre ces para- mètres pour pouvoir les comparer aux données de la littérature. Patients et méthodes.— Étude de cohorte rétrospective sur dossiers d’imagerie. Quatre cent dix patients AIS (Lenke 1, 2, 3, 5) suivis dans notre centre entre 2000 et 2012 ont été inclus. Les clichés de rachis entier de face et de profil de chaque patient ont été analysés avec le logiciel SpineView permettant de colliger les paramètres pelviens, les courbures coronales et sagittales et les paramètres d’équilibre sagittal global. Ces données ont été analysées pour en définir les caractéristiques statistiques brutes, les corrélations uni et multi- variées les unissant, puis comparées aux données de la littérature (p < 0,001 est fixé comme significatif). Résultats.— L’âge moyen était de 14,96ans (±2,05), le sex ratio de 3,4 filles/1 garc ¸on. L’incidence pelvienne moyenne était de 53,13 (51,74—54,52), la lordose lombaire moyenne était de 43,9 (42,48—45,33), de distributions Gaussiennes. Elles sont différentes des données de la littérature sur adolescents non AIS. Les coeffi- cients de corrélation entre les différents paramètres, lorsqu’ils sont significatifs, ne sont pas différents de la littérature. En analyse mul- tivariée, les lois unissant les paramètres ne sont pas différents de ce qui a été montré chez l’adolescent non scoliotique mais différentes de ce qui a été rapporté chez l’adulte. Discussion.— Cette cohorte d’AIS est la plus nombreuse décrite à ce jour pour l’analyse des paramètres sagittaux. Conclusion.— Outre l’utilité descriptive de l’étude, celle-ci apporte des notions d’angulations et de distances moyennes au sein des populations d’AIS. Elle démontre que les corrélations exis- tant chez l’adolescent indemne sont toujours valables dans l’AIS. http://dx.doi.org/10.1016/j.rcot.2012.08.125 168 Identifier les scolioses idiopathiques progressives à la première visite à l’aide de paramètres morphologiques 3D Stefan Parent , Marie-Lyne Nault , Jean-Marc Mac-Thiong , Marjolaine Roy-Beaudry , Isabelle Turgeon , Jacques de Guise , Hubert Labelle 3175 Côte Ste-Catherine, bureau 7904, H3T 1C5 Montréal, Canada Auteur correspondant. Introduction.— La prédiction de la progression de la déformation dans la scoliose idiopathique de l’adolescent (SIA) demeure un défi complexe. L’objectif de cette étude était d’évaluer les paramètres morphologiques 3D à la première visite de SIA progressive et non progressive. Matériel.— Une cohorte prospective de 134 patients diagnostiqués avec SIA a été suivie jusqu’à maturité squelettique (moyenne 34 mois). Les critères d’inclusion étaient de présenter une SIA de moins de 40 d’angle de Cobb à la première visite et un Risser égal ou inférieur à 1. À la fin du suivi, soit à maturité squelettique, les patients étaient séparés en deux groupes selon une progression de plus de 6 (E) (n = 53) ou moins 6 d’angle de Cobb (NE) (n = 81). Méthode.— Les reconstructions 3D de la colonne étaient obtenues avec les images EOSTM de la première visite et les paramètres mor-