a eu une diminution statistiquement significative de la douleur de lomarthrose (EVA) de 62,1 mm initialement à 32,5 mm à trois mois, maintenue à six mois (32,3 mm). Elle était significative à toutes les visites. Les patients ayant eu une seule injection ont eu une dimi- nution plus marquée à trois mois (- 33,2 mm) que ceux ayant eu 2 injections (-18,8 mm). Les critères secondaires defficacité ont montré des résultats similaires. Sur la population totale, 18 patients (60 %) étaient répondeurs (diminution de la douleur dau moins 50 %) à trois mois, ce taux était plus important chez ceux ayant eu une seule injection (75 %). Conclusion. - Le traitement de lomarthrose par injection intra- articulaire dhylane G-F 20 est bien toléré et diminue significative- ment la douleur jusquà six mois. Ma.62 Amélioration spectaculaire dune calcinose au cours dune dermatopolymyosite infantile par le pamidronate S. Slimani a , A. Abdessemed a , A. Haddouche a , F. Rahal a , N. Brahimi a , A. Ladjouze-Rezig a a Service de Rhumatologie, Ehs Ben Aknoun, Alger, Algerie Introduction. - La calcinose fait souvent partie intégrante du tableau clinique des dermatopolymyosites. On la trouve dans 10 % des dermatopolymyosites de ladulte et 30 % chez lenfant. Cest une source importante de douleur et de handicap. Différents types de traitement ont été tentés avec des succès varia- bles : corticoïdes, hydroxyde daluminium, probénécide, bisphospho- nates et anti-TNFα. Observation. - Nous rapportons leffet spectaculaire du pamidro- nate utilisé chez une patiente âgée de 14 ans atteinte de dermatopoly- myosite avec calcinose diffuse, hospitalisée dans notre service de rhu- matologie. La myopathie inflammatoire évoluait depuis trois ans, était traitée par corticoïdes et colchicine. Malgré lamélioration musculaire, survenaient des calcifications étendues en regard des 2 hanches, des cuisses et du médio-pied gauche, qui saggravaient malgré le traite- ment médical de la maladie systémique et une exérèse chirurgicale partielle. Le pamidronate à la dose de 2 mg/Kg/année a été administré en 2003 et 2005 (la patiente nayant pas reçu en 2004) tout en main- tenant la prednisone à une dose de 0,1 mg/kg/j. six mois après le début du pamidronate survenait une diminution du volume des tumé- factions sous-cutanées et une amélioration de la marche, et au 30 e mois était observée une rémission clinique totale de la calcinose avec un nettoyage radiologique complet. Leffet thérapeutique et maintenu jusquà maintenant (1 an après). Conclusion. - Bien que le mécanisme daction des bisphosphona- tes dans la calcinose reste obscur, les bisphosphonates pourraient être proposés en 1 ère intention dans le traitement des calcinoses diffuses des dermatopolymyosites juvéniles. Références non citées [1,2]. Références [1] Mukamel M, et al. J Pediatr 2001;138(5):7636. [2] Ambler GR, et al. J Rheumatol 2005;32:18379. Ma.63 Fissures osseuses révélant une tubulopathie proximale induite par le ténofovir : à propos dun cas S. Perrot a , E. Aslangul a , H. Gadhoum a , T. Szwebel a , S. Romnicianu a , P. Houillier b , C. Le Jeunne a a Service de Médecine Interne, Hotel Dieu, Assistance Publique, Paris, France b Département de Physiologie, Hôpital européen Georges Pompidou, Paris, France Introduction. - Le ténofovir est un agent antirétroviral indiqué pour le traitement de linfection par le VIH, en association avec dautres antirétroviraux. Le traitement est commercialisé depuis 2004 et sa néphrotoxicité a été signalée dès son développement. Les cas rapportés ont été révélés par des anomalies biologiques rénales. Nous rapportons le premier cas à notre connaissance de complications osseuses liées au ténofovir. Cas Clinique. - Une patiente de 51 ans consulte pour des douleurs des membres inférieurs, depuis trois mois, à la marche, justifiant un traitement morphinique pour lui permettre dexercer son activité de guide touristique. Elle est atteinte dune infection liée au VIH depuis 16 ans, traitée depuis 16 mois par quadrithérapie antirétrovirale (téno- fovir, ritonavir, lamuvidine, atazamivir). Les clichés radiographiques sont normaux, les explorations biologiques ne mettent pas en évi- dence de syndrome inflammatoire, et linfection VIH semble contrô- lée de façon efficace (CD4 = 520/mm3, charge virale indétectable). Devant la persistance des douleurs, une scintigraphie osseuse est demandée, montrant de multiples foyers dhyperfixation sur les mem- bres inférieurs, le bassin et le grill costal. Le bilan du métabolisme phosphocalcique montre une hypophosphatémie (0.50 mmol/l), une carence vitaminique D (22 mmol/l), une glycosurie normoglycémique et une protéinurie tubulaire (2.03 g/24 h) révélant une tubulopathie proximale associée à une insuffisance rénale sévère (clairance 29 ml/ min). Lorigine iatrogène de la tubulopathie est suspectée et le ténofovir est arrêté. Après deux semaines darrêt du ténofovir, grâce à un trai- tement par vitamine D et phosphore oral son état saméliore de façon spectaculaire, avec régression des douleurs. A 12 semaines, elle ne prend plus aucun antalgique, a repris ses activités professionnelles les anomalies rénales et phospho-calciques se sont normalisées. Les facteurs pouvant aggraver la toxicité du ténofovir retrouvés chez notre patiente sont : le faible poids corporel (IMC à 18 kg/m2), lutili- sation conjointe danti-inflammatoires non stéroidiens (AINS) et de ritonavir. Conclusion. - Le ténofovir, nouvel agent antirétroviral dont lutili- sation est croissante, a une toxicité tubulaire rénale qui peut être exceptionnellement révélée par des manifestations osseuses. Le pro- nostic est bon, la toxicité étant réversible à larrêt. Lors dun traite- ment par ténofovir, on devrait conseiller une surveillance rénale régu- lière de la protéinurie à la recherche dune tubulopathie et linterdiction des AINS. Ma.64 Tolérance des anti-TNF chez des patients atteints de polyarthrite rhumatoïde précédemment traités par rituximab F.-C. Breedveld a , J. Sibilia b , M. Genovese c , P. Emery d , L.-W. Moreland e , E. Keystone f , E.-L. Matteson g , L. Burke h , S. Agarwal i , D. Kim j , S. Cooper h a Service de Rhumatologie, Leiden University Medical Centre, Leiden, Pays-Bas b Service de Rhumatologie, Hôpital de Hautepierre, Strasbourg, France c Service de Rhumatologie, Stanford University School Of Medicine, Californie, États-Unis dAmérique d Service de Rhumatologie, Leeds General Infirmary, Leeds, Grande-Bretagne e Service de Rhumatologie, University Of Alabama School Of Medicine, Birmingham, États-Unis dAmérique f Service de Rhumatologie, University Of Toronto, Ontario, Canada g Service de Rhumatologie, Mayo Clinic College Of Medicine, Rochester - Minnesota, États-Unis dAmérique h Medical Sciences, Roche Products Ldt, Welwyn Garden City, Grande-Bretagne i Clinical Development, Genentech Inc - South San Francisco, Californie, États-Unis dAmérique Abstracts / Revue du Rhumatisme 73 (2006) 10891259 1167