Intérêt de la tomographie à émission de positons au 18 fluoro-déoxy-glucose dans la définition des champs de radiothérapie : exemple de la radiothérapie thoracique F. Vaylet 1 *, O. de Dreuille 2 , P. L’her 1 , P. Maszelin 2 , J. Guigay 1 , H. Foehrenbach 2 , F. Grassin 1 , J. Margery 1 , J.F. Gaillard 2 1 Service des maladies respiratoires, hôpital d’instruction des armées Percy, 101, avenue Henri-Barbusse, 92141 Clamart, France ; 2 service de médecine nucléaire, hôpital d’instruction des armées du Val de Grâce, 74, boulevard de Port-Royal, 75005 Paris, France RE ´ SUME ´ La tomographie à émission de positons réalisant une image- rie métabolique fonctionnelle permet d’envisager un staging tumoral tant locorégional que métastatique plus fiable que l’imagerie classique. Ces informations permettent d’obtenir une cartographie de l’envahissement ganglionnaire plus pré- cise et une délimitation plus sure du lit tumoral malin. Asso- ciée aux techniques dites conformationnelles, envisager une radiothérapie optimale semble possible. La pathologie mali- gne broncho-pulmonaire en est un bon exemple. © 2001 Éditions scientifiques et médicales Elsevier SAS bilan d’extension / cancer / champs / poumon / radiothérapie / TEP / tomographie par émission de positons ABSTRACT Radiotherapy planning and 18FDG positon emission tomog- raphy: interest in lung cancer. 18FDG positon emission tomography provides metabolic images and allows better local and metastatic staging than radiologic methods. A best cartography of node involvement and a best delineation of the tumor zone should allow an optimal radiotherapy. Lung cancer is a good example of the interest of this new method. © 2001 Éditions scientifiques et médicales Elsevier SAS cancer / PET / planning / radiotherapy PRÉALABLE Longtemps confinée aux laboratoires de recherche et à des études sur les métabolismes cérébraux et cardiaques, la tomographie par émission de positons (TEP) permet maintenant d’envisager une meilleure prise en charge des patients en oncologie pulmonaire, grâce au développe- ment de nouveaux radiopharmaceutiques et à la concep- tion de nouvelles caméras, offrant la possibilité d’une exploration corps entier. En France, la prise de conscience de l’intérêt qu’offre cette technique a été plus tardive que dans les autres pays d’Europe occidentale, ou d’Amérique du Nord. Mais, depuis deux ans, la situation évolue vite, l’enthousiasme de quelques médecins nucléaires et cliniciens précurseurs, la qualité des résultats des études publiées ont amené l’ensemble de la communauté médicale à solliciter des pouvoirs publics leur engagement et l’octroi de crédits pour le développement de cette technique. Actuellement, en France, à côté des quatre centres de recherche (Orsay, Caen, Lyon, Toulouse) disposant de caméras dédiées à cet examen, trois autres caméras dédiées sont opérationnelles en pratique clinique oncolo- gique en cette fin d’année 2001, à l’hôpital d’instruction des armées du Val de Grâce à Paris, au centre TEP de l’Assistance publique à Paris (hôpital Tenon) et à Rennes. Une vingtaine d’autorisations d’installations sont accor- dées pour les mois à venir, en province et en région pari- sienne. Par ailleurs, dix centres disposent, actuellement, de caméras hybrides ou CDET (Tenon, Bichat, Avicenne, centre anticancéreux René Huguenin Saint-Cloud, Limo- ges, Nice, Caen, Lyon, Saint-Étienne, Toulon). Plus de 120 caméras dédiées sont installés aux États- Unis, 75 en Allemagne, 22 en Belgique, 15 en Italie, 20 en Grande-Bretagne. En France, les examens ne sont pas encore codifiés par la Sécurité sociale et ne sont donc pas remboursables. Leur réalisation actuelle passe par l’inté- gration dans un protocole clinique ou, par le financement *Correspondance et tirés à part. Adresse e-mail : vaylet.fabien@infonie.fr (F. Vaylet). Cancer/Radiother 2001 ; 5 : 685-90 © 2001 Éditions scientifiques et médicales Elsevier SAS. Tous droits réservés S1278321801001275/SSU