SFD
A12 © 2015. Elsevier Masson SAS. Tous droits réservés.
Matériels et méthodes Le muscle tibialis anterior gauche des souris déficientes en
ApN (ApN-KO) a été injecté, puis électroporé, avec un plasmide codant pour le
gène de l’ApN tandis que la patte controlatérale a reçu un plasmide contrôle.
Les souris ont ensuite été soumises à une injection ip de lipopolysaccharides
(LPS) afin d’induire un état inflammatoire. L’expression de marqueurs de
l’inflammation (TNFα, IL-1β) et du stress oxydatif (péroxiredonine-3 ;
PRDX3) a été quantifiée. Un microRNA array (Exiqon) a été réalisé. Des myo-
tubes murins (C2C12) ont été traités avec de l’ApN recombinante ou transfectés
par un miR-mimic, avant une inflammation causée par le LPS.
Résultats L’ApN exerçait, comme attendu, son action anti-inflammatoire :
l’expression du TNFα, de l’IL-1β et du PRDX3 étaient diminués (– 50 %)
dans le muscle électroporé avec l’ApN comparé au controlatéral. Le
microRNA array a révélé que l’ApN augmentait (~ +150 %) l’expression
du miR-711, données validées par RT-qPCR. L’analyse in silico a montré
que ce microARN peut réprimer l’expression de gènes impliqués dans dif-
férentes voies inflammatoires et notamment la voie Toll-like receptor 4,
activée par le LPS. Dans les cellules C2C12, l’ApN atténuait également
l’induction du TNFα causée par le LPS. La transfection du miR-711 mimic
reproduisait l’effet de l’ApN.
Conclusion Le miR-711 semble être impliqué dans l’action anti-inflammatoire
de l’ApN, ce qui peut ouvrir de nouvelles perspectives thérapeutiques pour
contrôler l’inflammation musculaire.
Déclaration d’intérêt Les auteurs déclarent ne pas avoir d’intérêt direct ou indi-
rect (financier ou en nature) avec un organisme privé, industriel ou commercial
en relation avec le sujet présenté.
O41
Altération de la signalisation aux peptides natriurétiques
du muscle squelettique dans l’obésité et le diabète de type 2
M. Coué*
,1
, P.-M. Badin
1
, I. Vila
1
, K. Louche
1
, M.-A. Marqués
1
,
D. R. Joanisse
2
, D. Langin
1
, C. Moro
1
1
INSERM UMR1048, Laboratoire de recherches sur les obésités, Institut des maladies
métaboliques et cardiovasculaires, Toulouse, France,
2
Centre de recherche, Département de médecine et de kinésiologie, Institut universi-
taire de cardiologie et de pneumologie de Québec, Université Laval, Québec, Canada.
*Auteur correspondant : marine.coue@inserm.fr
Introduction L’obésité et le diabète de type 2 (DT2) se caractérisent par une
diminution des niveaux circulants de peptides natriurétiques (PN) chez
l’homme. Nous avons récemment démontré une signalisation fonctionnelle des
PN dans le muscle squelettique. L’objectif de ce travail est d’étudier l’influence
de l’obésité et du DT2 sur la signalisation aux PN chez l’homme et la souris.
Matériels et méthodes Nous avons mesuré l’expression protéique des récepteurs
aux PN, biologiquement actif (NPRA) et de clairance (NPRC) dans des biopsies
musculaires issues de patients normopondérés ou obèses et dans un modèle murin
d’obésité/diabète (souris db/db et db/+). Nous avons ensuite étudié l’influence
d’une perfusion continue de Brain-NP (BNP) par mini-pompe osmotique pen-
dant 4 semaines chez des souris engraissées pendant 16 semaines. Des mesures de
poids, composition corporelle et tolérance au glucose ont été réalisées.
Résultats Nos résultats démontrent une corrélation positive entre l’expression pro-
téique du NPRA musculaire et la sensibilité à l’insuline (r = 0,51, p < 0,05). Le
NPRA musculaire est très diminué chez des sujets obèses (– 66 %, p < 0,01) et son
expression augmente en réponse à une perte de poids. Nous observons également
une forte diminution du ratio NPRA/NPRC dans les muscles et les tissus adipeux
des souris db/db par rapport aux contrôles. Par ailleurs, une perfusion chronique
de BNP prévient la prise de poids et la dégradation de la tolérance au glucose
induite par un régime hyperlipidique. Ce phénotype s’accompagne d’une aug-
mentation de l’oxydation des lipides et de l’activation d’Akt par l’insuline dans le
muscle ainsi que d’une diminution de l’accumulation des DAG et céramides.
Conclusion Nous démontrons pour la première fois que la signalisation muscu-
laire aux PN est associée à la sensibilité à l’insuline et que l’obésité et le DT2 se
caractérisent par une diminution de la signalisation musculaire aux PN chez
l’homme et la souris.
Déclaration d’intérêt Les auteurs déclarent ne pas avoir d’intérêt direct ou indi-
rect (financier ou en nature) avec un organisme privé, industriel ou commercial
en relation avec le sujet présenté.
O42
L’administration d’apeline améliore la sensibilité à l’insuline :
preuve de concept chez le volontaire sain en surpoids
P. Gourdy*
,1
, L. Cazals
2
, C. Thalamas
3
, E. Lami
2
, A. Sommet
4
,
M. Galitzky
3
, F. Calvas
3
, I. Castan-Laurell
1
, P. Valet
1
1
INSERM U1048/I2MC, CHU de Toulouse, Toulouse, France,
2
Service de diabétologie, CHU de Toulouse, France,
3
Centre d’investigation clinique, CHU de Toulouse, France,
4
Unité de soutien méthodologique à la recherche, CHU de Toulouse, Toulouse, France,
*Auteur correspondant : pierre.gourdy@inserm.fr
Introduction L’apeline est une adipokine qui améliore la tolérance au glucose
dans différents modèles murins en favorisant la sensibilité à l’insuline des tissus
périphériques (muscles squelettiques, tissu adipeux). L’objectif de l’étude
« preuve de concept » APELINS était d’étudier l’influence de l’administration
d’apeline sur la sensibilité à l’insuline chez l’Homme.
Patients et méthodes Des volontaires masculins non diabétiques en surpoids
(32,8 ± 6,8 ans, IMC à 27,6 ± 1,4 kg/m², HbA1c à 5,4 ± 0,3 %), ont été inclus
dans cet essai randomisé de phase 1 évaluant, en cross-over et en double insu,
l’efficacité de deux doses de (pyr1) -Apeline-13 vs placebo : 9 nmol/kg (n = 8) et
30 nmol/kg (n = 8). Chaque volontaire a effectué deux clamps euglycémiques
hyperinsulinémiques (1 mU.kg
-1
.min
-1
) de 4 heures, espacés de 7 à 21 jours. La
sensibilité à l’insuline basale était estimée par le débit de perfusion de glucose
(DPG) de la 90
e
à la 120
e
minute (palier 1), puis le produit à l’essai était perfusé
pendant 2 heures et son influence appréciée par le DPG de la 210
e
à la
240
e
minute (palier 2). Le critère principal d’évaluation était la différence entre
le DPG au palier 2 et le DPG au palier 1 (ΔDPG).
Résultats À dose faible (9 nmol/kg), l’administration d’apeline se traduit par
une augmentation non significative du ΔDPG vs placebo (+ 2,21 ± 0,54 vs
+ 1,57 ± 0,53 mg/kg/min, p = 0,06). En revanche, une amélioration significative
de la sensibilité à l’insuline est observée avec la dose de 30 nmol/kg (ΔDPG :
+ 1,72 ± 0,47 mg/kg/min sous apeline vs + 0,89 ± 0,62 mg/kg/min sous placebo,
p = 0,03). La tolérance de l’administration des deux doses d’apeline a été satis-
faisante, en particulier sur le plan cardiovasculaire.
Conclusion Démontrant l’effet insulino-sensibilisateur de l’apeline chez l’humain,
nos résultats ouvrent de nouvelles perspectives pour la recherche d’alternatives thé-
rapeutiques ciblant l’insulinorésistance chez les sujets diabétiques de type 2.
Déclaration d’intérêt Les auteurs déclarent ne pas avoir d’intérêt direct ou indi-
rect (financier ou en nature) avec un organisme privé, industriel ou commercial
en relation avec le sujet présenté.
O43
Contribution des transporteurs au glucose de type SGLT
dans la détection de l’hyperglycémie par le cardiomyocyte
A. Van Steenbergen*, M. Balteau, J.-L. Vanoverschelde, L. Hue,
S. Horman, L. Bertrand, C. Beauloye
1
Université catholique de Louvain, Bruxelles, Belgique.
*Auteur correspondant : anne.vansteenbergen@uclouvain.be
Introduction L’exposition à l’hyperglycémie entraine une augmentation de
la production d’espèces réactives de l’oxygène (ROS) par les cardio-
myocytes. Cette glucotoxicité est secondaire à une activation de la NADPH
oxydase et plus particulièrement à l’isoforme NOX2. Notre laboratoire a
démontré que l’activation de NOX2 est indépendante du métabolisme du
glucose mais résulte du transport du glucose par un co-transporteur
sodium-glucose (SGLT) qui joue un rôle de senseur à l’hyperglycémie. Sept
isoformes de SGLT ont été décrits (SGLT1 à 6 et SMIT1) mais leur
expression dans le cœur reste à élucider. Le but de ce travail est d’étudier
l’expression des isoformes de SGLT dans le cœur et les cardiomyocytes et
d’identifier l’isoforme impliqué dans la glucotoxicité.
Matériels et méthodes L’expression des isoformes de SGLT a été mise en évidence
sur des extraits de cœurs totaux (rat, souris et humain) et des cardiomyocytes
isolés (rat et souris), par RT-PCR et immunodétection. L’identification de l’iso-
forme responsable de la glucotoxicité est basée sur la spécificité de substrat des
transporteurs SGLT.
Résultats SGLT1, SGLT3 et SMIT1 sont exprimés dans le cœur et les cardiomyo-
cytes de rat et de souris, ainsi que dans le cœur humain, bien que SGLT3 n’est que
très faiblement exprimé. En présence de 5 mm de glucose, l’exposition des cardio-
myocytes à de hautes concentrations en galactose (16 mm, transporté par SGLT1)
n’active pas NOX2. Par contre, le myo-inositol (16 mm, transporté par SMIT1)
reproduit les effets de l’hyperglycémie. En effet, il favorise la translocation de
p47phox entrainant l’activation de NOX2 et stimule la production de ROS.
Conclusion SGLT1 et SMIT1 sont exprimés dans le cœur et les cardiomyocytes de
souris et de rat et dans le cœur humain. Nous montrons pour la première fois que le
myo-inositol, transporté par SMIT1, mime le stress oxydatif induit par l’hypergly-
cémie, et que ce phénomène est le résultat de l’activation de NOX2.
Déclaration d’intérêt Les auteurs déclarent ne pas avoir d’intérêt direct ou indi-
rect (financier ou en nature) avec un organisme privé, industriel ou commercial
en relation avec le sujet présenté.
O44
La supplémentation en prébiotiques améliore la dysfonction
endothéliale induite par une déficience nutritionnelle
en acides gras polyinsaturés de type n–3
E. Catry*, B. D. Pachikian, A. M. Neyrinck, C. Bouzin, P. D. Cani,
C. Dessy, N. M. Delzenne
LDRI, MNut, Université catholique de Louvain, Bruxelles, Belgique.
*Auteur correspondant : emilie.catry@uclouvain.be
Introduction Les désordres nutritionnels actuels comme la déficience en acides
gras polyinsaturés (AGPI) de type n–3 augmentent de façon significative le
© 2021 Elsevier Masson SAS. Tous droits réservés. - Document téléchargé le 28/11/2021 Il est interdit et illégal de diffuser ce document.