Article Reference Faire vite et surtout le faire savoir. Les interactions verbales en classe sous l'influence du genre COLLET, Isabelle Abstract Quand on fait le bilan de la progression spectaculaire des scolarités des filles, à partir du moment où l’enseignement secondaire et les études supérieures leur ont été ouverts, nous nous retrouvons devant un paradoxe que la théorie de la reproduction peine à expliquer : si on considère que les groupes dominants utilisent l’école pour reproduire leur avantage, comme on peut le voir en ce qui concerne les inégalités sociales (Bourdieu et Passeron, 1964), comment rendre compte du fait qu’à l’école, le sexe dominé puisse se classer avant le sexe dominant ? (Duru-Bellat, 2008). Or, cette réussite des filles sur le plan scolaire s’arrête aux portes des études supérieures. En effet, ces meilleurs parcours ne leur ouvrent pas la porte aux filières les plus sélectives puisqu’elles sont 27% en écoles d’ingénieurs (DEP 2012) et rentabilisent moins bien, à diplôme égal et quel que soit ce diplôme, leur bagage scolaire sur le marché du travail que ce soir en France ou en Suisse. Nous avons voulu éclairer ce point par une recherche sur les interactions verbales en classe en observant 15 [...] COLLET, Isabelle. Faire vite et surtout le faire savoir. Les interactions verbales en classe sous l’influence du genre. Revue internationale d'ethnographie, 2015, no. 4, p. 6-22 Available at: http://archive-ouverte.unige.ch/unige:82580 Disclaimer: layout of this document may differ from the published version. 1 / 1