332 SFE Toulouse 2012 / Annales d’Endocrinologie 73 (2012) 306–335 parallèlement à l’enquête étiologique. La PTH est basse, la TSH est freinée, la LT4 est élevée et les Ac anti récepteurs de la TSH positifs. Le patient est mis sous Carbimazole et -bloquant avec une bonne évolution clinique et biologique. Discussion.– L’hyperthyroïdie entraîne une augmentation du remodelage osseux avec libération des ions calcium et phosphate et de là une hypercalcémie modé- rée. Cette hypercalcémie est inconstante et exceptionnellement sévère. C’est une hypercalcémie d’origine non parathyroïdienne. La sévérité de l’hypercalcémie, chez notre patient, pourrait être expliquée par l’immobilisation et par la présence du thymus qui exprime des récepteurs à la TSH stimulés par les Ac anti-RTSH entraînant ainsi une hypertrophie de cet organe qui, d’après une récente étude, sécrèterait de la PTHrp. Pour en savoir plus Giovanella L, Suriano S, Ceriani L. Graves’ disease, thymus enlargement, and hypercalcemia. N Engl J Med 2008;358(10):1078–9. Guidon C. Hypercalcémies sévères. EMC Anesthésie Réanimation. 2005;2:114–31. Cortet B. Endocrinopathies avec troubles du métabolisme phosphocalcique. Rev Rhum 2012;xxx:xxx–xxx [article in press]. http://dx.doi.org/10.1016/j.ando.2012.07.343 P196 Risque accru d’auto-immunité thyroïdienne chez une population Constantinoise de diabétique type 2 à Ac antiGAD65 positif N. Nouri a, , S.A. Hamma b , F. Mansouri c , A. Lakehal d , S. Khensal a , K. Benmohammed a , R. Malek e , A. Lezzar a a Laboratoire des maladies métaboliques, service d’endocrinologie diabétologie, université Constantine 3, CHU Benbadis de Constantine, Constantine b Laboratoire de Biochimie, CHU Benbadis de Constantine, Constantine c Service de médecine nucléaire, CHU Benbadis de Constantine, Constantine d Service d’épidémiologie, CHU Benbadis de Constantine, Constantine e Service de médecine interne, CHU Sétif, Sétif Auteur correspondant. Objectif.– La présence des auto-anticorps anti acide glutamique décarboxy- lase 65 (GAD65Ab) chez les sujets étiquetés comme diabétiques de type 2 (DT2) identifie le diabète latent auto-immun de l’adulte (LADA). Le but de notre étude est d’identifier le risque de l’auto-immunité thyroïdienne chez les DT2 par rapport à ceux présentant des Ac GAD65Ab positifs (+). Patient et méthode.– Nous avons analysé les sérums de 241 sujets adultes diagnostiqués cliniquement comme DT2 et nous avons évalué la présence des GAD65Ab et des anticorps anti-thyroperoxydase (TPOAb) chez l’ensemble de ces sujets. Tous les patients avaient été traités initialement par hypogly- cémiants oraux et/ou mesures diététiques pendant au moins 6 mois et ont été naïfs à l’insuline durant cette période. Le dosage de tous les anticorps s’est fait par méthode radio-immunologique (trousse CIS bio) et l’étude statistique a été réalisée grâce au logiciel SPSS 17,0. Résultats.– Les GAD65Ab ont été trouvés dans 25/241 (10 %) et les TPOAb dans 73/241 (30 %). La présence de GAD65Ab était significativement associée à un IMC bas (p < 0,0026) et une faible base de C-peptide (p < 0,0001). Les TPOAb ont été plus fréquents dans GAD65Ab + que dans les sujets GAD65Ab –(p < 0,04). Conslusion.– Cette étude démontre que chez le DT2 Constantinois, la présence de GAD65Ab identifie un sous-groupe de DT2 à haut risque d’auto-immunité thyroïdienne, à faible BMI et à faible réserves pancréatiques en insuline concor- dant avec ce qui a déjà été décrit dans la littérature sur le profil du diabète LADA et le risque d’auto-immunité thyroïdienne associé. http://dx.doi.org/10.1016/j.ando.2012.07.344 P197 Hypothyroïdies : aspects épidémiologiques, cliniques et paracliniques dans un service de médecine interne A. Mzabi , R. Klii , O. Harzallah , S. Mahjoub Service de médecine interne, CHU Fattouma Bourguiba, Monastir Auteur correspondant. Objectif.– Le but de notre étude est de déterminer les aspects épidémiologiques, cliniques et paracliniques des hypothyroïdies (HT) dans un service de médecine interne. Matériels et méthodes.– Étude rétrospective descriptive sur 159 dossiers de patients, suivis pour dysthyroïdie, colligés au service de médecine interne du CHU Fattouma Bourguiba de Monastir entre les années 2000 et 2011 ; parmi lesquels 135 cas d’hypothyroïdie ont été étudiés. Résultats.– Il s’agissait de 22 hommes et 113 femmes. L’âge moyen était de 50 ans et 8 mois (extrêmes 14–88 ans). L’hypothyroïdie était périphérique (97 % des cas) et centrale (3 %). Elle était fruste dans 62 cas. Sur le plan étiolo- gique : une thyroïdite auto-immune était notée dans 23 % des cas, une thyroïdite d’Hashimoto (5,9 %), un syndrome de Sheehan (1,5 %) et une hypothyroïdie iatrogène (11,1 %). La symptomatologie clinique était : un goitre (18,5 % des cas), une bradycardie (18,5 %) et une prise de poids (5,9 %). Une hypertrigly- céridémie était présente dans 54 cas et une hypercholestérolémie dans 40 cas. Les maladies auto-immunes associées étaient : un diabète type I (3 % des cas), un lupus érythémateux systémique (8,1 %), un syndrome de Gougerot Sjögren (8,9 %), un syndrome des anticorps antiphospholipides (3 %), une polyarthrite rhumatoïde (2,2 %), une maladie cœliaque (1,5 %) et une anémie de Biermer (8,9 %). Discussion.– Dans notre série, l’hypothyroïdie périphérique était la plus fré- quente. Le goitre et la bradycardie étaient les symptômes cliniques les plus fréquents au cours de l’hypothyroïdie. http://dx.doi.org/10.1016/j.ando.2012.07.345 P198 Le risque cardiovasculaire au cours des hypothyroïdies frustes I. Slim a , Y. Hasni a, , I. Louhaichi a , S. Trimech a , K. Ach a , R. Braham a , A. Maaroufi a , M. Kacem a , M. Chaieb a , L. Chaieb b a Département d’endocrinologie et diabétologie, CHU Farhat Hached, Sousse, Tunisie b Département d’anatomo-pathologie, CHU Farhat Hached, Sousse, Tunisie Auteur correspondant. Introduction.– Le but de notre travail est d’étudier le risque cardiovasculaire au cours de l’hypothyroïdie fruste (HTF) dans notre population. Patients et méthodes.– Il s’agit d’une étude rétrospective portant sur 201 patients ayant une hypothyroïdie fruste (TSH de base comprise entre 4 et 20 mUI/l et/ou un taux de TSH 25 mUI/l après stimulation à la TRH associée à un taux normal de FT4) et suivi dans notre service entre les années 2002 et 2007. Résultats.– L’HTF représente 1,5 % de la pathologie endocrinienne. Le taux moyen de TSH était de 6,59 ± 3 mUI/l (extrêmes : 4,03–20 mUI/l). Après un recul moyen de 19,5 ± 25,4 mois, 13,4 % des patients ont présenté au moins un évènement cardiovasculaire. La survenue de cet évènement était associée significativement à un âge avancé, une hypertension artérielle, une hyperglycé- mie et une hypo-HDLémie mais non-associée au profil thyroïdien. De même, le risque cardiovasculaire estimé par le score de Framingham n’était pas corrélé au taux de TSH. Conclusion.– L’HTF est une pathologie assez fréquente touchant le plus souvent les femmes adultes. Elle est pauci-symptomatique mais peut s’accompagner de perturbations importantes des paramètres lipidiques. Ces signes devraient désormais attirer l’attention pour un diagnostic précoce susceptible d’améliorer le pronostic cardiovasculaire de ces patients. http://dx.doi.org/10.1016/j.ando.2012.07.346 P199 Hypothyroïdies frustes dans un service de médecine interne : à propos de 62 cas A. Mzabi , R. Klii , O. Harzallah , S. Mahjoub Service de médecine interne, CHU Fattouma Bourguiba, Monastir Auteur correspondant. Objectif.– Le but de notre travail est d’apprécier les caractéristiques épidémio- logiques, étiologiques et cliniques de l’hypothyroïdie fruste dans un service de Médecine Interne. © 2021 Elsevier Masson SAS. Tous droits réservés. - Document téléchargé le 14/12/2021 Il est interdit et illégal de diffuser ce document.