A92 Conclusion/Discussion.— Il existe une corrélation statistiquement significative (CSS) entre RCS spontanée et surpoids, pneumatisation sinusienne importante, selle turcique vide et dilatation de la gaine du nerf optique. Pas de CSS avec l’obésité. Cela pourrait être dû au faible effectif et une puissance statistique basse en cas d’obésité. Malgré le fait que le test bilatéral soit idéal pour les petits effec- tifs, il faudra dans le futur un plus grand nombre de patients pour confirmer nos résultats préliminaires dans cette pathologie rare. http://dx.doi.org/10.1016/j.aforl.2013.06.298 232 Résultats fonctionnels de la prise en charge des aspergilloses parasinusiennes par voie endonasale R. Quatre a, , A. Attye b , E. Reyt a , C. Righini a , J. Giai a , S. Schmerber a , A. Karkas a a Service d’ORL, CHU de Grenoble, Grenoble, France b Service de neuroradiologie, CHU de Grenoble, Grenoble, France Auteur correspondant. But de la présentation.— Le but de ce travail était d’évaluer l’efficacité et la morbidité de la prise en charge chirurgicale des balles fungiques dans différentes localisations sinusiennes par voie endonasale. Patients et méthodes.— Cette étude rétrospective et monocen- trique a inclus 71 patients adultes traités pour une aspergillose sinusienne par une chirurgie endonasale entre mai 2004 et juin 2012. La population comprend 27 hommes et 44 femmes (sexe ratio : 1,6). La moyenne d’âge était de 54,6 ans (extrêmes : 26—81 ans). La localisation de l’aspergillose était sphénoïdale dans quatre cas et maxillaire dans 67 cas. L’évolution postopératoire a été évaluée par un examen endonasal postopératoire à un mois et un questionnaire sur les symptômes et la qualité de vie (délai moyen 44,3 mois). Les patients avec une atteinte sphénoïdale et ont été traités par une sphénoïdotomie endoscopique. Les patients présentant une atteinte maxillaire ont été traités par une méatomie moyenne associée à une incision vestibulaire a minima pour trois d’entre eux. Le diagnostic a été confirmé par l’anatomopathologie dans 44 cas (62 %) et par la mycologie dans 42 cas (60 %). Au moins un des examens a été positif dans 57 cas (80 %). Résultats.— Avant la chirurgie 22 patients présentaient des sinusal- gies ou des céphalées, 20 une sensation de pesanteur sinusienne, dix une obstruction nasale et 25 une rhinorrhée chronique. Sept patients ne présentaient aucune symptomatologie. Les symptômes postopératoires comprenaient des algies résiduelles dans deux cas, une pesanteur sinusienne dans cinq cas et une obstruction nasale dans quatre cas. Deux récidives (3 %) ont été notées. Il s’agissait de deux cas de localisation maxillaire opérés par une simple méatotomie. Le délai de détection de la récidive était 22 et 49 mois. Ces deux patients ont bénéficié d’une reprise chirurgicale. Parmi les patients avec des un double abord vestibulaire et méatotomie, aucun n’a présenté d’algie faciale résiduelle. Conclusion.— Une méatotomie moyenne permet d’obtenir un faible morbidité et des taux faible de récidive après résection des lésions fungiques maxillaires. La nécessité d’une voie vestibulaire a minima associée à la méatotomie est évaluée par l’inspection des sinus aux optiques 45, 60 ou 70 . http://dx.doi.org/10.1016/j.aforl.2013.06.299 233 Rôle de l’HTA chez des patients hospitalisés pour épistaxis spontanée sévère C. Page , A. Biet, C. Kolski, V. Strunski CHU d’Amiens, Amiens, France Auteur correspondant. But de la présentation.— Évaluer le rôle joué par l’HTA chez des patients hospitalisés pour épistaxis spontanée sévère. Patients et méthodes.— Il s’agissait d’une étude transversale, monocentrique réalisée de 2004 à 2009 et ayant inclus 219 patients (123 hommes et 96 femmes d’âge moyen de 70 ans) hospitalisés pour épistaxis spontanée sévère. Les données suivantes ont été prises en compte : antécédent d’HTA et d’épistaxis, durée totale d’hospitalisation, recueil des pressions artérielles mesurées (à l’entrée, lors de l’hospitalisation et à la sortie de l’hôpital), prise de médicaments anticoagulants et/ou antiagrégants plaquettaires et évaluation de la sévérité de l’épistaxis. Les patients ont été séparés en deux groupes en fonction de la gravité de l’épistaxis. Les épistaxis ont été considérés comme graves en cas de : durée d’hospitalisation supérieure à trois jours, nécessité d’utiliser une sonde à double ballonet, méchages nasaux itératifs, anémie infé- rieure à 10 g/dL et/ou nécessité d’une transfusion sanguine, recours à la chirurgie et/ou embolisation. Les autres épistaxis ont été consi- dérés comme sévères. Résultats.— Cent vingt-cinq patients ont eu une épistaxis grave et 94 une épistaxis sévère. Aucune différence significative n’a été mise en évidence entre les deux groupes de patients en termes d’âge, de sexe, d’antécédent d’HTA ou d’épistaxis, de prise médicamenteuse, de chiffres tensionnels mesurés en hospitalisation et en particulier des patients dont la pression artérielle était difficile à contrôler. Une HTA était connue et traitée chez 55 % des patients dont 56 % pour les épistaxis graves vs 53 % pour les autres (p = 0,7) et une authentique HTA a été mise en évidence chez 43 % des patients sans antécédents d’HTA. Conclusion.— La physiopathologie de la survenue d’une épis- taxis spontanée sévère ou grave est complexe, multifactorielle et concerne essentiellement une population âgée souvent polypatho- logique. D’un point de vue statistique, dans cette étude, l’HTA en soi ne semble pas être un facteur causal dans la survenue d’une épistaxis ou dans la gravité d’une épistaxis. http://dx.doi.org/10.1016/j.aforl.2013.06.300 234 Étude rétrospective sur le silent sinus syndrome : à propos de 13 cas I. Chariba , K. Darghal , D. Lazard , J.B. Lecanu , C. Sain-Oulhen Institut Arthur-Vernes, Paris, France Auteur correspondant. But de la présentation.— Le silent sinus syndrome (SSS) est une atélectasie du sinus maxillaire pouvant entraîner des symptômes ophtalmologiques. Sa physiopathologie reste mal comprise et le type de prise en charge chirurgicale, compte-tenu des risques orbi- taires peropératoire, ne fait pas l’objet d’un consensus. Les buts de cette étude ont été de chercher une corrélation entre le taux d’asymétrie du volume sinusien maxillaire (sinus rétracté et sinus controlatéral sain) et la présence de signes ophtalmologique et rhino-sinusiens, de déterminer l’efficacité et la morbidité de la méatotomie moyenne dans le SSS, et d’évaluer le bénéfice de la neuronavigation dans la morbidité de cette chirurgie spécifique. Patients et méthodes.— Étude rétrospective de 13 patients ayant présenté un SSS. Tous les patients ont été opérés par méatotomie moyenne, dont sept sous-neuronavigation. Aucune reconstruction du plancher orbitaire n’a été réalisée. Une analyse morphométrique et une modélisation du volume sinusien à partir du scanner préopé- ratoire ont été réalisés afin d’évaluer l’impact du SSS en terme de perte de volume sinusien. Un scanner de contrôle a été systéma- © 2021 Elsevier Masson SAS. Tous droits réservés. - Document téléchargé le 29/11/2021 Il est interdit et illégal de diffuser ce document.