Communications libres 37 Le but de l’étude est de déterminer l’issue des foetus ayant un diagnostic anténatal de MV. Entre Janvier 2004 et Décembre 2007, 45 foetus ont été présentés à notre Centre de Diagnostic Prénatal pour MV. Dix-huit grossesses ont été arrêtées car elles présentaient un pronostic péjoratif, 2 foetus sont morts in utero. Quinze ont été diagnostiquées au premier trimestre de grossesse. Les examens anatomopathologiques ont retrouvés 9 syndromes malformatifs, 6 dysplasies rénales, 2 malformations en rapport avec une dyschromosomie et un couple a refusé l’examen. Vingt-cinq enfants sont nés, 3 ont eu un diagnostic au premier trimestre. Les étiologies sont 10 VUP, 4 RVU, 3 vessies neurologiques, 3 régressions, 1 syndrome malformatif, 1 CAKUT, 1 mégauretère, 1 polype du col vésical et 1 perdu de vue. Le suivi médian est de 33 mois [0; 72], un seul enfant a eu une greffe pour insuffisance rénale. En conclusion, si une MV est diagnostiquée au premier trimestre son pronostic est péjoratif. Si elle est isolée, elle n’engage pas la fonction rénale. L’étude de la miction de ces enfants permettrait d’étudier les répercussions de ces MV. CL134 - Traitement endoscopique du méga uretère chez le jeune nourrisson Y. Teklali, B. Boillot, P.Y. Rabattu, L. Ouattara, C. Piolat, J.F. Dyon CHU, Grenoble, FRANCE En présence d’une indication opératoire, la chirurgie du méga-uretère primitif chez l’enfant fait appel aux techniques de réimplantation urétérale avec ou sans modelage. Cette chirurgie trigonale est préférentiellement différée au delà de l’âge de un an. Dans le cas particulier des jeunes nourrissons porteurs de méga uretère obstructif symptomatique, les techniques classiques de dérivation uri- naires sont proposées (néphrostomies, urétérostomies et vésicostomies) en attendant la chirurgie radicale. Nous présentons notre expérience préliminaire chez 3 nourrissons ayant bénéficié d’un traitement endoscopique pour un méga-uretère avant l’âge de 1 an. Il s’agit de 2 garçons et 1 fille âgés de 4 à 9 mois présentant un méga-uretère congénital primitif obstructif très symptomatique, qui ont bénéficié d’une procédure endoscopique (cystoscopie – dilatation – montée de sonde urétérale). Le recul après l’ablation du drainage urétéral est d’au moins 10 mois et aucun de ces 3 enfants n’a nécessité à ce jour une chirurgie radicale pour le méga-uretère. Le traitement endoscopique du méga-uretère offre une alternative intéres- sante dans des situations urologiques bien précises. Il peut permettre en effet de différer, voir d’éviter, la chirurgie trigonale classique chez le jeune nourrisson. CL135 - Pyélonéphrites aigues et troubles mictionnels : quel est le rôle du reflux ? M. Renaux-Petel, M. Beurdeley, D. Comte, A. Liard-Zmuda CHU, Rouen, FRANCE Objectif : Étude du taux de pyélonéphrites aigues(PNA) chez les filles suivies pour une dyssynergie vésico-sphinctérienne (DVS). Patients et Méthodes : Étude rétrospective de 260 patientes avec une DVS entre janvier 93 et janvier 07. 83 avaient un reflux vésico-urétéral associé, 24 un antécédent de reflux opéré, 149 une DVS isolée. Résultats : La rééducation vésico sphintérienne par biofeedback a permis la guérison de la DVS dans 92 % des cas. Dans le groupe avec reflux, 65 sur 83 (78 %) ont eu au moins un épisode de PNA et 6 ont récidivé. Sur 30 scinti- graphies rénales faites, 21 sont anormales. Dans le groupe sans reflux, 78 sur 149 (56 %) ont eu au moins un épisode de PNA et 14 ont récidivé. Sur 11 scintigraphies rénales faites, 9 sont anormales. 5 enfants ont eu un traitement endoscopique «préventif» du reflux pour prévenir la récidive des PNA avec 100 % de succès. Conclusion : Le traitement de la dyssynergie vésico-sphinctérienne repose avant tout sur la rééducation. Les PNA sont d’autant plus fréquentes que le reflux est avéré. Les PNA dans la population de DVS sans reflux patent sont probablement expliquées par un reflux intermittent ou occulte qu’il convient de traiter en cas de retentissement rénal. CL137 - Devenir des patients après échec de traitement endoscopique d’incontinence I. Alova(1), M. Margaryan(2), V. Verkarre(1), S. Lortat-Jacob(1), Y. Aigrain(1), H. Lottmann(1) (1) Hôpital Necker Enfants Malades, Paris, FRANCE ; (2) Hôpital Brabois, Nancy, FRANCE Les résultats de la chirurgie du col vésical après échec de traitement endos- copique d’incontinence par implants de dextranomères (Deflux ® ) n’ont pas été évalué à ce jour 86 patients ont reçu une à trois injections endoscopiques cervicales de dex- tranomer pour incontinence sévère. Le traitement a échoué chez 41 patients (47,7 %) : deux garçons sont devenus continents à la puberté, 17 patients sont perdus de vue (6)ou en attente d’un traitement complémentaire (11). 22 patients ont eu un geste complémentaire sur le col : 7 sphincters arti- ficiels, 8 plasties du col, 3 frondes péri cervicales et 6 injections itératives (dont deux après plastie du col). Lors des interventions, les implants de dextranomere ont été aisément identifiés avec une réaction inflammatoire locale modérée. 17 patients sont secs (15) ou significativement améliorés (2 : continence sociale satisfaisante) et 5 sont des échecs (dont 4 traitement endosco- piques itératifs). Les injections endoscopiques de Dextranomer dans le col vésical ne paraissent pas compliquer significativement, ni compromettre les chances de succès d’une chirurgie ultérieure. Quand un traitement endoscopique a échoué après une à trois sessions, les chances de succès d’injections ulté- rieures sont très faibles. CL138 - Ectopie urétérale bilatérale sur système simple : un défi thérapeutique A. Cheikhelard(1), T. Blanc(2), H. Lottmann(1), A. El-Ghoneimi(2), S. Lortat-Jacob(1), Y. Aigrain(3) (1) APHP Hôpital Necker, Paris, FRANCE ; (2) APHP Hôpital Robert-Debré, Paris, FRANCE ; (3) APHP Hôpital Necker Université Paris Descartes, Paris, FRANCE