“Le sélectionneur français” 2016 (67) 3 Jacques DAVID 1 , Sylvain GLEMIN 2 & Gautier Sarah 1 , Benoît Nabholtz 2 , François Sabot 3 , Yan Holtz 1 , Felix Homa 1 , Stephanie Pointet, Sandy Contreras 1 , Laure Sauné, Morgane Ardisson 1 , Roberto Bacilieri 1 , Bouchaib Khadari 4 , Claire Lanaud 1 , David Pot 1 , Christopher Sauvage 5 , Nora Scarcelli 3 , James Tregear 3 , Yves Vigouroux 3 , Nabila Yahiaoui 1 , Manuel Ruiz 1 , Sylvain Santoni 1 , Jean-Pierre Labouisse 1 , Jean-Louis Pham 3 1 UMR AGAP, Montpellier Supagro-INRA-CIRAD, 2 UMR ISEM-CNRS, 3 UMR DIADE-IRD, 4 Conservatoire Botanique National, 5 UR GAFL, INRA Email : jacques.david@supagro.fr 1 - LES RESSOURCES GENETIQUES ET L’HISTOIRE DES ESPECES CULTIVEES Les ressources génétiques ont une acception très large. Pour le sélectionneur, elles sont vues comme la diversité nécessaire à l’introduction de la variabilité génétique indispensable pour améliorer ses variétés, leur donner une plus grande rusticité ou des tolérances à différents stress, développer des produits d’usage spécifique ; la gamme des mises en œuvre de la diversité des plantes dans les variétés est très large. Pour autant, la diversité mesurée pour une espèce à un instant de son histoire n’est pas figée, elle résulte d’une histoire évolutive complexe, au cours de laquelle ont interagi les pratiques de culture, de sélection, d’adaptation aux territoires, le hasard, les échanges de toutes sortes et ce pendant plusieurs millénaires depuis la domestication. Figure 1 : Représentation schématique de l’évolution des compartiments cultivés et sauvages d’une espèce domestique. La diversité évolue en fonction des événements démographiques et sélectifs qui jalonnent l’histoire du compartiment cultivé. Ce schéma peut êtr e modifié assez profondément en fonction de l’espèce considérée, notamment pour les espèces pérennes ou récemment domestiquées. LA DIVERSITE GENETIQUE DES PLANTES CULTIVEES A L’HEURE DE L’INFORMATION GENETIQUE A HAUT DEBIT : GENOMIQUE COMPARATIVE DE LA DOMESTICATION