SFD A10 © 2013. Elsevier Masson SAS. Tous droits réservés. O39 Les souris déficientes en seipine sont un nouveau modèle de cardiomyopathie diabétique X. Prieur, B. Jagu, L. Dollet, G. Toumaniantz, M. Takahashi, T. Le Tourneau, P. Costet, J. Magré, B. Cariou INSERM U1087, Nantes. Introduction : La lipodystrophie congénitale de Berardinelli-Seip (BSCL) est un syndrome rare caractérisé par une absence généralisée de tissu adipeux et une insulino-résistance sévère. Les cardiomyopathies sont fréquentes chez les patients atteints de BSCL mais les mécanismes impliqués sont très mal caractérisés. Matériels et méthodes : Nous avons étudié le métabolisme cardiaque chez des souris déficientes en seipine (Bscl2-/-) à l’aide de radiotraceurs. Parallèlement, une analyse structurale et fonctionnelle a été effectuée par échocardiographie. Résultats : Précédemment, nous avions mis en évidence que le catabolisme des lipoprotéines riches en triglycérides (TRL) est accéléré chez les souris Bscl2-/-. Dans cette étude, l’utilisation de TRL radiomarquées a révélé une augmenta- tion de l’internalisation cardiaque des acides gras chez les souris Bscl2-/- (2 230 ± 40 vs 1 430 ± 139 cpm chez les souris sauvages, p < 0,05). Cette accu- mulation lipidique est associée à une augmentation du poids du coeur des souris Bscl2-/- comparativement aux souris sauvages (230 ± 38 mg vs 178 ± 19 mg p < 0,05). Un suivi échocardiographique, de 2 à 8 mois, montre que ces souris ne présentent pas de remodelages structuraux significatifs. Cependant, l’aug- mentation des niveaux d’ARNm de l’isoforme β de la chaine lourde de la myo- sine (β-MHC) chez les souris Bscl2-/- (+175 ± 4,9 % vs souris sauvages) suggère l’initiation d’un remodelage myocardique. En terme fonctionnel, l’analyse du flux mitral par sonde doppler révèle une dysfonction diastolique chez les souris Bscl2-/- avec une augmentation du temps de relaxation isovolumétrique (TRIV). Le traitement de ces animaux par la pioglitazone permet une normali- sation du niveau d’expression de la β-MHC ainsi que des valeurs de TRIV. Conclusion : Les souris Bscl2-/- présentent une augmentation de la capture des acides gras qui est associée à une dysfonction diastolique comparable à celle décrite pour la cardiomyopathie diabétique. Les souris Bscl2-/- constituent un nouveau modèle pour comprendre les mécanismes impliqués dans la lipotoxi- cité au niveau cardiaque. O40 Dyslipidémie athérogène et hospitalisations pour complications cardiovasculaires à un an chez les personnes diabétiques de type 2. Entred 2007 F. Assogba 1 , I.e Romon 1 , P. Valensi 2 , B. Chanu 2 , S. Fosse 1 , C. Druet 1 1 InVS, Saint Maurice ; 2 Service Endocrinologie-Diabétologie-Nutrition, hôpital Jean Verdier, Bondy. Objectif : Évaluer l’impact de la dyslipidémie athérogène (DA) sur les taux d’hospitalisation pour complications cardiovasculaires des patients diabétiques de type 2 (DT2) ayant un LDL-cholestérol contrôlé. Patients et méthodes : Pour l’enquête Entred 2007, 8 926 adultes diabétiques (définis par le remboursement d’au moins 3 antidiabétiques entre août 2006 et juillet 2007) ont été tirés au sort dans les bases de données de l’assurance mala- die. Pour 48 %, un questionnaire patient et pour 28 % un questionnaire méde- cin ont été recueillis. Les séjours hospitaliers ont été extraits du PMSI pour 84 % sur la période août 2008-juillet 2009. Selon le type de complications, les diagnos- tics ont été recherchés dans les diagnostics principaux et/ou associés. La DA était définie par HDL-C < 0,4 g/l avec TG 1,5 g/l. Les DT2 avec ou sans DA ont été comparés parmi les DT2 ayant un LDL-C < 1,3 g/l. Résultats : Nous avons inclus dans l’étude 1299 DT2 ayant un LDL-C < 1,3 g/l dont 12 % avaient une DA. Les DT2 avec DA étaient plus souvent des hommes (67 % vs 54 %, p = 0,003), moins souvent âgés (35 % de 70 ans vs 43 %, p = 0,07) et plus souvent pris en charge à 100 % pour une affection de longue durée (diabète ou autre : 94 % vs 87 %, p = 0,01). Les DT2 avec DA déclaraient plus souvent une insuffisance coronaire (25 % vs 16 %, p = 0,002), une insuffi- sance cardiaque (10 % vs 5 %, p = 0,007), un accident vasculaire cérébral (7 % vs 4 %, p = 0,07) et leurs médecins rapportaient plus souvent au moins une compli- cation coronaire (28 % vs 18 %, p = 0,002). Le taux d’hospitalisation à 1 an pour cardiopathie ischémique des DT2 avec DA étaient 54 ‰ personnes DT2, supé- rieur à celui des DT2 sans DA (20 ‰, p = 0,02). Conclusion : Chez les personnes DT2 ayant un LDL-C contrôlé, les hospitalisations pour cardiopathie ischémique sont plus fréquentes chez ceux ayant une DA. La DA pourrait jouer un rôle dans le développement de la cardiopathie ischémique. O41 La rigidité artérielle est influencée par une dysglycémie de découverte récente et par les facteurs de risque associés A. Belhadj-Mostefa 1 , F. Touati 1 , D. Roula 1 , P. Valensi 2 , 1 Faculté de Médecine. CHU Benbadis, Constantine, Algeria, Faculté de médecine. CHU Benbadis, Constantine, Algeria ; 2 Service d’Endocrinologie, Diabétologie et Nutrition, AP-HP, CRNH-IdF, Bondy. But : La rigidité artérielle et le prédiabète sont des marqueurs reconnus du risque cardiovasculaire. Le score Findrisk de prédiction du diabète a été validé dans plusieurs populations. Notre objectif était d’examiner le rôle respectif d’une dysglycémie et des facteurs de risque associés dans la rigidité artérielle. Patients et méthodes : Nous avons 331 patients (236 femmes), âgés de 49 ± 11 ans, sans anomalie glycémique ni maladie cardiovasculaire connue mais qui avaient au moins un facteur de risque de diabète ou de maladie cardiovasculaire. Le score Findrisk a été calculé. Le risque cardiovasculaire a été estimé (SCORE). La rigi- dité artérielle a été évaluée par la mesure de la vitesse d’onde de pouls (VOP) carotido-fémorale (Complior ® ). Selon le test de charge glucosée, les patients étaient classés (critères OMS) en normoglycémiques, prédiabétiques (hyperglycé- mie modérée à jeun et/ou intolérant au glucose) ou diabétiques. Résultats : La prévalence de l’HTA était de 63,1 %. Un prédiabète ou un dia- bète étaient retrouvés chez 33,5 % et 18,1 % de la population considérée. Les patients qui avaient un score Findrisk 14 avaient également un SCORE plus élevé que ceux qui avaient un score Findrisk < 14 (p < 10-5). Le SCORE était plus élevé chez les patients ayant une dysglycémie (p < 10-5). La VOP augmen- tait avec le SCORE (p = 0,005) et était étroitement corrélée au score Findrisk (r = 0,15, p < 10-5). En analyse multivariée, il existait une relation significative entre la VOP et dysglycémie, Findrisk et SCORE. Conclusion : Le risque de diabète et une dysglycémie de découverte récente sont associés à une augmentation du risque cardiovasculaire. Tous deux ainsi que les fac- teurs de risque associés semblent contribuer à l’augmentation de la rigidité artérielle. O42 Amélioration significative de la VO2max, après infarctus du myocarde, en cas de bon contrôle glycémique en réadaptationcardiaque, dans le diabète de type 2. Étude Multicentrique DARE B. Vergès 1 , B. Patois-Vergès 2 , I. Robin 1 , J.-H. Bertrand 3 , J. M. Feige 3 , M. C. Iliou 4 , H. Douard 5 , B. Catargi 6 , M. Fishbach 7 , B. Delenne 8 , C. Cabanot-Sarrau 9 , B. Pierre 10 , N. Charlotte 11 , A. Penfornis 12 , K. Philippe 13 1 CHU Dijon, Dijon ; 2 Les Rosiers, Dijon ; 3 Réadaptation cardiaque, Avignon ; 4 Réadaptation Cardiaque – Corentin Celton, Issy les Moulineaux ; 5 Réadaptation cardiaque – CHU, Bordeaux ; 6 Endcrinologie-CHU, Bordeaux ; 7 Réadaptatrion cardiaque, Bordeaux ; 8 Endocrinologie-CH, Aix-en-provence ; 9 Réadaptation cardiaque-CH, Aix-en-provence ; 10 réadaptation cardiaque, Marcy l’étoile ; 11 Diabétologie, Marcy l’étoile ; 12 Endocrinologie-CHU, Besançon ; 13 Réadaptation cardiaque, Besançon. Introduction : Le gain en VO2max, après réadaptation cardiaque (RC), est asso- cié à une réduction de la morbidité et mortalité cardiovasculaire. Nous avons antérieurement montré que le gain en VOmax après CR était significativement plus faible chez les diabétiques et que l’hyperglycémie était un facteur majeur de mauvaise réponse. Nous avons donc initié une étude prospective multicen- trique (DARE) afin de préciser si un contrôle strict de la glycémie durant la RC pouvait améliorer le gain en VO2max. Patients et méthodes : Cinquante six patients diabétiques de type 2 adressés en RC dans le mois suivant un infarctus du myocarde ont été randomisés en un bras « trai- tement intensif » avec une insulinothérapie basal-bolus ou en un bras « traitement standard » dans lequel le traitement antidiabétique du patient était poursuivi. Résultats : Au terme des 4 semaines de RC, la fructosamine et le gain en VO2max n’étaient pas différents entre les 2 groupes de traitement. En revanche, les patients ayant une fructosamine finale en dessous de la médiane présentaient, comparés à ceux ayant une fructosamine > médiane, un gain significativement supérieur en VO2max (3,5 ± 2,5 vs.1,7 ± 2,4 ml/kg/min, p = 0,014). En analyse multivariée, le gain en VO2max était associé à la fructo- samine finale (p = 0,028), mais pas à l’âge, le sexe, la durée du diabète, la locali- sation de l’infarctus, le traitement par insuline ou la fructosamine initiale. Conclusion : L’étude DARE montre que la fructosamine à la fin de la RC est un déterminant important du gain en VO2max, chez les patients diabétiques de type 2 et que le bon contrôle glycémique au cours de la RC est associé à une améliora- tion du gain de VO2max indépendamment du traitement (insuline ou pas). O43 Influence du Sirolimus sur l’évolution de la masse grasse des patients greffés d’îlots de Langerhans E. Parent 1 , A. S. Balavoine 1 , R. Caiazzo 2 , G. Lion 3 , S. Boury 4 , I. Wolowczuk 5 , S. Dharancy 6 , P. Y. Benhamou 1 , F. Pattou 2 1 CHRU, endocrinologie, diabétologie, Lille ; 2 CHRU, chirurgie générale et endocrinienne, Lille ; 3 CHRU, médecine nucléaire, imagerie fonctionnelle, Lille ; 4 CHRU, imagerie digestive et endocrinienne, Lille ; 5 INSERM, UMR 8199, institut Pasteur, Lille ; 6 CHRU, hépato-gastro-entérologie, Lille. Objectif : Le sirolimus inhibe le développement des adipocytes (Yeh PNAS 1995). L’objectif de ce travail était de comparer le poids et les marqueurs de masse grasse dans deux groupes de patients traités ou non par sirolimus un an après greffe, puis de suivre l’évolution de ces paramètres dans le groupe siroli- mus 5 ans près transplantation. © 2021 Elsevier Masson SAS. Tous droits réservés. - Document téléchargé le 12/12/2021 Il est interdit et illégal de diffuser ce document.