CVJ / VOL 50 / SEPTEMBER 2009 977 Animal Welfare Bien-être des animaux Regulatory veterinary medicine, food safety, international trade and animal welfare assurance Médecine vétérinaire réglementaire, salubrité des aliments, commerce international et assurance en matière de bien-être des animaux Terry L. Whiting Introduction L es histoires de violence et de négligence à l’égard des animaux publiées dans les nouvelles soulèvent souvent un tollé public et une avalanche de lettres acheminées aux gouvernements pour dénoncer les actes et exiger des mesures de dissuasion et des sanctions plus efficaces. Dans un numéro récent de La Revue vétérinaire canadienne (RVC), la question suivante a été posée : «Dans les cas soupçonnés de cruauté, est-il approprié que les vétérinaires insistent pour signaler l’incident à un vétérinaire plutôt qu’à un inspecteur non spécialiste?». La question portait sur une loi provinciale imminente qui exigera que les vétérinaires signalent les infractions soupçonnées aux lois en vigueur se rapportant au soin des animaux. Parmi les commentaires publiés, ni l’un ni l’autre des auteurs n’a semblé répondre à la question ni à reconnaître l’importance de la situation pour laquelle la question avait été posée (1,2). Les deux commentaires publiés se rapportaient à l’application des lois sur le bien-être des animaux et non à la déclaration d’infor- mation. L’enjeu important qui n’a pas été abordé concerne le fait que, par la promulgation de nouvelles lois sur la protection des animaux, les Canadiens demandent à la profession d’assumer le leadership et de participer activement en vue d’assister la société à protéger les animaux. Il semble y avoir un problème de sémantique avec la question initiale parce que le mot «cruauté» est un terme utilisé par les auteurs de manière générique pour décrire un vaste éventail de mauvais traitements infligés aux animaux, allant d’une absence temporaire de soins adéquats à la torture cruelle des animaux. Cependant, la cruauté possède une signification spécifique dans Office of the Chief Veterinarian, Manitoba Agriculture, Food and Rural Initiatives, 545 University Crescent, Winnipeg, Manitoba R3T 5S6. Address all correspondence to Dr. Terry Whiting; e-mail: terry.whiting@gov.mb.ca Use of this article is limited to a single copy for personal study. Anyone interested in obtaining reprints should contact the CVMA office (hbroughton@cvma-acmv.org) for additional copies or permission to use this material elsewhere. Bureau du vétérinaire en chef, Agriculture, Alimentation et Initiatives rurales Manitoba, 545, University Crescent, Winnipeg (Manitoba) R3T 5S6. Veuillez adresser la correspondance au D r Terry Whiting; courriel : terry.whiting@gov.mb.ca L’usage du présent article se limite à un seul exemplaire pour étude personnelle. Les personnes intéressées à se procurer des réimpres- sions devraient communiquer avec le bureau de l’ACMV (hbroughton@cvma-acmv.org) pour obtenir des exemplaires additionnels ou la permission d’utiliser cet article ailleurs. Introduction S tories of animal abuse and neglect appearing in the news often result in a public outcry and a significant number of letters being written to governments, denouncing the acts and demanding more effective deterrents and punishments. In a recent issue of The Canadian Veterinary Journal (CVJ), the question “Is it appropriate in suspected cruelty cases for veterinarians to insist on reporting to a veterinarian rather than to a lay inspector?” was asked. The question was in relation to pending provincial legislation requiring veterinarians to report suspected breaches of enforceable laws related to animal care. Of the comments published, neither author appeared to respond to the question or acknowledge the importance of the situation for which the question was posed (1,2). Both published comments related to the general policing of animal welfare law, not the reporting of information. The important issue unad- dressed is through the enactment of new animal protection laws, Canadians are asking the profession to lead and be an active participant in assisting society in animal protection. There appears to be a semantics problem with the initial question in that the word “cruelty” is a term used by the authors generically to describe a broad range of mistreatment of animals from a temporary lapse in providing appropriate care to mali- cious animal torture. Cruelty, however, has a specific meaning in Canadian law. Cruelty is an offence under the Criminal Code, and the enforcement of the Code is a responsibility of the federal government. The proposed statutes requiring that veterinarians report, however, are provincial statutes and, therefore, deal with non-criminal matters.