Patients et me ´thodes.– E ´ tude re ´ trospective, a ` l’e ´ chelle d’un e ´ tablissement de sante ´ (92 393 passages aux urgences), e ´ tudiant les patients entre 2008 et 2012 se ´ lectionne ´sa ` partir de la base de donne ´ es PMSI (codes CIM-10 « me ´ ningo encephalite herpe ´ tique », « me ´ ningite virale », « ence ´ phalite virale »). Les patients e ´ taient finalement inclus selon les crite ` res suivants : patients majeurs, PCR positive a ` Herpe ` s simplex virus dans le LCR, hospitalisation en re ´ animation. Re ´ sultats en me ´ diane, intervalles quartiles [25 % ; 75 %]. Re ´sultats.– Sur la pe ´ riode e ´ tudie ´ e, 498 patients e ´ taient hospitalise ´s pour me ´ ningite ou ence ´ phalite virale, dont 26 pour EH et finalement 14 ont e ´te ´ hospitalise ´ s en re ´ animation. Le SAPSII me ´ dian e ´ tait de 41 [25 ; 52], l’a ˆge me ´ dian de 53 ans [32 ; 66]. Dix patients ont ne ´ cessite ´ le recours a ` la ventilation me ´ canique pour coma. La dure ´ e me ´ diane de ventilation me ´ canique e ´tait de 12,5 jours [6 ; 18]. Trois patients ont pre ´ sente ´ des signes d’HTIC et d’engagements confirme ´s a ` l’imagerie en re ´gion temporale, s’aggravant malgre ´ un traitement me ´dical optimal. Ces trois patients ont be ´ne ´ ficie ´ d’une CD de sauvetage. Une patiente est de ´ce ´de ´e, les deux autres ont surve ´ cu. Leur Glasgow Outcome Scale (GOS) respectivement a ` 4/5 et 5/5. L’e ´volution des 11 autres patients a e ´te ´ tre `s variable : un de ´ce `s en phase aigue ¨, et pour les survivants, un GOS me ´ dian a ` 4 [4 ; 4,75] a ` six mois. La moitie ´ des patients avaient donc des sympto ˆmes et des se ´quelles impactant sur la vie quotidienne. Discussion.– Il s’agit donc de la premie `re se ´ rie s’inte ´ ressant au be ´ ne ´ fice de la CD de sauvetage dans la strate ´ gie the ´ rapeutique des EH avec HTIC re ´ fractaire. Le virus de l’herpe ` s a un tropisme particulier pour les re ´ gions ce ´re ´ brales temporales qui peut conduire au de ´ce ` s par engagement temporal en cas d’œde `me ou de saignement. Cet argument physiopathologique contribue a ` proposer la CD dans les EH avec menace d’engagement. Aucune se ´ rie prospective ou re ´ trospective de craniectomie dans des EH n’a e ´ te ´ publie ´ e. Dix-sept cas cliniques ont e ´ te ´ rapporte ´s : tous ont pre ´ sente ´ une HTIC en lien avec un engagement temporal. Les re ´ cupe ´ rations neurologiques e ´ taient toutes spectaculaires. Il existe un e ´ vident biais de non-publication pour ces cas cliniques et notre se ´ rie mode ` re ces impressions. La craniectomie de ´ compressive a probablement sa place dans la strate ´ gie de sauvetage des EH avec engagement temporal, mais les preuves scientifiques sont pour le moment faibles. Pour en savoir plus Clin Infect Dis 2007;45:875–880. J Neurosurg 1988;68:585–588. Surg Neurol 2002;57:20–24. http://dx.doi.org/10.1016/j.annfar.2013.07.450 R384 E ´ tude re ´ trospective des effets a ` court terme et du devenir des patients be ´ne ´ ficiant d’une craniectomie de ´ compressive V. Lecrivain a, *, C. Gakuba b , L.-A. Ellert a , J.-L. Gerard b , J.-L. Fellahi a , J.-L. Hanouz a a CHU de Caen, Caen, France b Poˆlere ´animations anesthe ´sie SAMU, Caen, France *Auteur correspondant. Introduction.– La craniectomie de ´compressive (CD) peut e ˆtre pro- pose ´ e lorsque les traitements me ´ dicaux a ` la disposition du praticien ne permettent plus de contro ˆler une hypertension intracra ˆnienne menac ¸ante pour le pronostic vital et fonctionnel du patient. Patients et me ´thodes.– E ´ tude re ´ trospective incluant tous les patients adultes ope ´re ´s d’une CD au CHU de Caen de 2005 a ` 2010. Des donne ´ es cliniques ont e ´te ´ note ´s : donne ´es de ´ mogra- phiques, comorbidite ´ s, score de Glasgow initial, e ´ tat pupillaire, de ´ lai entre le de ´ but de la prise en charge et la CD, les valeurs des PIC et de la perfusion ce ´re ´ brale (PPC) avant et apre ` s la CD, la dure ´ e du se ´ jour en re ´ animation et du suivi. .Le pronostic fonctionnel des patients, a e ´te ´ analyse ´ par l’e ´ chelle Glasgow Outcome Scale (GOS) a ` la sortie de re ´ animation et a ` distance. Les donne ´ es sont pre ´ sente ´es en effectifs ( %), en me ´ diane (quartiles 25–75) ou en moyen- ne e ´ cart-type. Les comparaisons entre deux groupes ont e ´te ´ effectue ´ es par un test de Mann et Whitney ou un test du Chi 2 . Re ´sultats.– Sur la pe ´ riode e ´ tudie ´ e, 41 patients (46 16 ans) ont be ´ne ´ ficie ´ d’une CD au cours de la prise en charge d’un traumatisme cra ˆnien (n = 22 ; 54 %), d’une he ´ morragie sous-arachnoı¨dienne (n = 10 ; 24 %) d’une chirurgie intracra ˆnienne tumorale (n =4 ; 12 %), d’un accident vasculaire ce ´re ´ bral malin (n = 3 ; 7 %), et d’une infection du syste ` me nerveux central (n = 2 ; 5 %). Le score de Glasgow au moment de la de ´cision de CD e ´tait de 7 (5–9) et 23 (56 %) des patients pre ´ sentaient une anomalie pupillaire. La CD a e ´te ´ imme ´ diate (n = 15 ; 37 %) ou secondaire (n = 26 ; 63 %) dans un de ´ lai d’un (0–3) jour. Les de ´ cisions colle ´giales de CD e ´ taient documente ´es dans le dossier me ´ dical dans 16 (42 %) des cas. La CD a diminue ´e la PIC (25 [20–39] mmHg vs 13 [6–20] mmHg ; p = 0,002) mais n’a pas modifie ´ pas la PPC (63 [62–81] mmHg vs 70 [57–76] mmHg ; p = 0,57). Nous avons observe ´ 16 de ´ce `s (39 %) dont 13 en re ´ animation (mort ence ´phalique 38 % ; de ´ faillance multivisce ´ rale 13 % ; limitation/ arre ˆt des the ´ rapeutiques actives 38 %) et trois en perope ´ ratoire. Le de ´ lai me ´ dian entre l’admission et le de ´ce `se ´ tait de sept jours (trois a ` 14 jours). La dure ´ e d’hospitalisation en re ´ animation chez les survivants e ´ tait de 30 (22–44) jours. La complication la plus fre ´ quente observe ´e e ´ tait la pneumopathie (n = 18 ; 72 %). Le GOS des patients est re ´ sume ´ dans le Tableau 1. Apre ` s la CD, les patients ayant e ´ volue ´a ` distance vers un GOS 4 et 5 avaient, une PIC plus basse (8 [5–11] mmHg vs 18 [12–46] mmHg ; p = 0,008) et une PPC plus haute (76 [70–80] mmHg vs 60 [48–69] mmHg ; p = 0,002) que les patients dont l’e ´ volution sera de ´ favorable (GOS < 4). Discussion.– Ce travail re ´ trospectif monocentrique sur la CD en urgence nous a permis de retrouver les donne ´ es actuelles de la litte ´ rature (efficacite ´ en terme de PIC). Avec toutes les limites de cette e ´ tude, nos donne ´ es sugge ` rent que l’e ´ volution neurologique de ´ favorable a ` distance pourrait e ˆtre associe ´ e avec un effet moindre la CD sur la PIC et la PPC sugge ´ rant des le ´ sions ce ´re ´ brales ne re ´ pondant pas a ` la CD. Par ailleurs nous avons mis en e ´ vidence dans notre centre un de ´ faut de renseignement du dossier me ´ dical concernant la de ´ cision colle ´ giale de CD. http://dx.doi.org/10.1016/j.annfar.2013.07.451 R385 Craniectomies de ´ compressives en re ´ animation, e ´ tude re ´ trospective sur sept ans C. Fernandez-Canal a, *, R. Chabanne a , S. Kauffmann a , T. Gillart a , A. Coste b , G. Gal c , D. Guelon a , P. Schoeffler a a Anesthe ´sie-re ´animation, CHU Gabriel-Montpied, Clermont-Ferrand, France b Neurochirurgie, CHU Gabriel-Montpied, Clermont-Ferrand, France c Neurologie, CHU Gabriel-Montpied, Clermont-Ferrand, France *Auteur correspondant. Introduction.– Les indications de craniectomies de ´ compressives (CD) ont re ´ cemment e ´ volue ´ es : craniectomie fronto-temporo- parie ´ tale unilate ´ rale (CFTPU) recommande ´e dans l’accident Tableau 1 A ` la sortie de re ´ animation A ` distance 10 (7–14) mois GOS 1 16 (39 %) 16 (39 %) GOS 2 4 (10 %) 0 GOS 3 16 (39 %) 6 (15 %) GOS 4 et 5 5 (12 %) 18 (44 %) Neuro-re ´animation 2 / Annales Franc ¸aises d’Anesthe ´sie et de Re ´animation 32S (2013) A239–A244 A240