Tous droits réservés © Centre de recherche en éthique de l’Université de Montréal, 2012 Ce document est protégé par la loi sur le droit d’auteur. L’utilisation des services d’Érudit (y compris la reproduction) est assujettie à sa politique d’utilisation que vous pouvez consulter en ligne. https://apropos.erudit.org/fr/usagers/politique-dutilisation/ Cet article est diffusé et préservé par Érudit. Érudit est un consortium interuniversitaire sans but lucratif composé de l’Université de Montréal, l’Université Laval et l’Université du Québec à Montréal. Il a pour mission la promotion et la valorisation de la recherche. https://www.erudit.org/fr/ Document généré le 15 avr. 2022 09:39 Les ateliers de l'éthique The Ethics Forum La confiance et le rapport aux normes : le problème de la méfiance face à la différence David Robichaud Volume 7, numéro 1, printemps 2012 URI : https://id.erudit.org/iderudit/1009422ar Aller au sommaire du numéro Éditeur(s) Centre de recherche en éthique de l’Université de Montréal ISSN 1718-9977 (numérique) Découvrir la revue Citer cet article Robichaud, D. (2012). La confiance et le rapport aux normes : le problème de la méfiance face à la différence. Les ateliers de l'éthique / The Ethics Forum, 7(1), 234–252. Résumé de l'article Nous proposons dans ce texte une hypothèse explicative de la méfiance plus grande observée entre des individus différents les uns des autres sur un aspect identitaire jugé pertinent par ceux-ci. Nous débutons par présenter une esquisse de définition de la confiance et nous plaçons les normes de rationalité et de moralité au centre de cette définition. Nous faisons confiance à autrui pour qu’il respecte certaines normes explicites ou implicites. Cette définition nous permet d’éviter deux écueils : celui de considérer qu’il est immoral de ne pas faire confiance à autrui, et celui de considérer qu’il est irrationnel de ne pas faire confiance à autrui. Nous ne pouvons donc pas critiquer la tendance à ne pas faire confiance à des individus différents d’un pont de vue moral ou rationnel. Nous terminons en proposant une hypothèse permettant d’expliquer comment peut émerger la méfiance entre individus différents.