Posters : recherche / Néphrologie & Thérapeutique 11 (2015) 444–450 449 les cavités rénales, afin d’étudier les événements précoces de la lithogenèse et le rôle de l’urothélium intrarénal dans l’initiation et le devenir de ces dépôts. Matériels et méthodes L’étude est réalisée chez des souris C57/B6, supplémentées en vitamine D, hydroxyproline, calcium et NH4Cl. Différents groupes sont étudiés pendant 7 à 60 jours. Groupe 1 et 2 : administration ip de FGF7 ou de G5 % respectivement, à j7 et j8 ; groupe 3 et 4 : animaux recevant le même traitement que les groupes 1 et 2 avec interruption du régime à j15 et suivi à j60. L’identification des cristaux est effectuée par microscopie à polari- sation, imager infrarouge et MEB. Les phénotypes de l’urothélium et l’étude de la réaction inflammatoire intrarénale sont étudiés par immuno-histochimie et RT-PCR. Résultats Nos résultats montrent la présence uniquement au niveau des fornix de nombreux cristaux composés d’oxalate de calcium monohydraté (C1) et de protéines, dès j15. La présence d’une cristallurie positive est observée à partir de j7. La présence de dépôts cristallins est majoritaire dans le groupe 1, favorisée par la prolifération de l’urothélium (induite par l’administration de FGF7). Une sur-expression précoce d’ostéopontine dans les cellules uro- théliales et une margination des lymphocytes CD3 + sont observées avant j15. L’étude de la résolution spontanée des dépôts cristallins à j60 est en cours. Discussion L’identification des protéines urinaires impliquées dans la constitution des dépôts cristallins et également dans leur éventuelle solubilisation pourra être effectuée grâce à ce modèle. Conclusion Ce nouveau modèle de lithogenèse permettra d’étudier le rôle de la prolifération de l’urothélium intrarénal dans la rétention des lithiases et dans leur clairance. Déclaration d’intérêts Les auteurs n’ont pas transmis de déclara- tion de conflits d’intérêts. Pour en savoir plus Girshovich, Alexey et al. Ureteral obstruction promotes prolifera- tion and differentiation of the renal urothelium into a bladder-like phenotype. Kidney Int 2012;82(4):428–35. Yi ES, Shabaik AS, Lacey DL, Bedoya AA et al. Keratinocyte growth factor causes proliferation of urothelium in vivo.J Urol 1995;154:1566–70. http://dx.doi.org/10.1016/j.nephro.2015.07.242 PMR.13 Impact de la température sur la fonction rénale lors d’une ischémie-reperfusion S. Lemoine 1,∗ , R. Benkimoun 2 , B. Pillot 2 , L. Augeul 2 , M. Ovize 3 , L. Juillard 4 1 Exploration fonctionnelle rénale, hospices civils de Lyon, Lyon, France 2 Université de lyon, Inserm 1060–Carmen, Lyon, France 3 Exploration fonctionnelle cardiovasculaire, hospices civils de Lyon, Bron, France 4 Néphrologie, hospices civils de Lyon, Lyon, France ∗ Auteur correspondant. Adresse e-mail : sandrine.lemoine01@chu-lyon.fr (S. Lemoine) Introduction Il est démontré que le post-conditionnement (isché- mique ou avec ciclosporine A) permet de protéger la fonction rénale en situation d’ischémie-reperfusion (IR). Cependant, l’impact de l’abaissement de la température corporelle sur la protection cel- lulaire pendant l’IR n’a pas été rapporté. Le but de cette étude est d’étudier le rôle de la température sur la fonction rénale et la mor- talité lors d’une IR. Matériels et méthodes Nous avons réalisé un clampage bilatéral de 20 min des pédicules vasculaires chez des souris mâles (C57BL6), âgées de 10 semaines. Nous avons réalisé 3 groupes : un groupe à 37 ◦ C(n = 6), un groupe à 35 ◦ C(n = 5) et un groupe à 34 ◦ C(n = 5). La température a été monitorée très précisément par sonde rectale et ajustée pour la maintenir constante. Nous avons étudié : – la fonction rénale par dosage de la créatinine et par une analyse histologique à 24 h de reperfusion ; – la mortalité postopératoire des souris. Résultats La mortalité à 24 h est de 50 % dans le groupe 37 ◦ C. Aucune des souris ne sont décédées à 24 h dans les groupes 35 et 34 ◦ C. À 1 semaine, la mortalité des souris à 35 ◦ C est de 100 %, vs 50 % pour les souris à 34 ◦ C. À 37 ◦ C, la créatinine à 24 h est à 184 ± 32 mol/L. À 35 ◦ C, la créatinine est significativement diminuée à 120 ± 25 mol/L, de même qu’à 34 ◦ C (créatinine à 54 ± 14 mol/L), p = 0.03 et 0.02 vs 37 ◦ C, respectivement. L’analyse histologique confirme la protection par la baisse de température avec une diminution significative des lésions de nécrose tubulaire aiguë dans le groupe 34 ◦ C, p = 0.03. Discussion La mortalité précoce est expliquée par les lésions histologiques et les troubles ioniques très sévères (kalié- mie à 6.5 ± 1.5 mmol/L, HCO 3 - 9 ± 2.5 mmol/L dans le groupe 37 ◦ C). Conclusion Nos résultats suggèrent que la température de l’animal est un élément important à contrôler lors d’un modèle expérimental d’IR. Par ailleurs, ce conditionnement au froid doit être approfondi dans sa mécanistique, notamment sur le rôle du pore de transition de perméabilité. Déclaration d’intérêts Les auteurs déclarent ne pas avoir de conflits d’intérêts en relation avec cet article. http://dx.doi.org/10.1016/j.nephro.2015.07.243 PMR.14 Codétection par endomicroscopie multiphotonique du collagène fibrillaire rénal et des flavines tubulaires sur la souris anesthésiée dans le modèle UUO G. Ducourthial 1 , P. Leclerc 1 , T. Mansuryan 1 , M. Fabert 1 , J. Brevier 1 , R. Batrin 2 , A. Druilhe 2,∗ , R. Habert 3 , F. Braud 3 , A. Kudlinski 3 , F. Louradour 1 1 UMR CNRS 7252, CNRS, Limoges, France 2 UMR CNRS 7276, CNRS, Limoges, France 3 UMR CNRS 8523, CNRS, Lille, France ∗ Auteur correspondant. Adresse e-mail : anne.druilhe@inserm.fr (A. Druilhe) Introduction La microscopie multiphotonique peut être utilisée pour repérer dans la profondeur du tissu le collagène et les flavines cellulaires sur des coupes de rein non marquées et non colorées dans des modèles murins de fibrose rénale. Notre but est de vali- der l’utilisation d’un prototype d’endomicroscope multiphotonique in vivo dans le modèle murin UUO. Matériels et méthodes Les reins ont été observés sous un micro- scope ou via un endomicroscope multiphotonique développés, tous deux, dans un laboratoire universitaire franc ¸ ais. Dans les 2 proto- types : – la lumière d’excitation et d’émission passent par une fibre optique ; – l’autofluorescence (2PEF) des flavines et la seconde harmonique (SHG) du collagène fibrillaire peuvent être codétectées. L’endomicroscope se distingue du microscope par sa sonde ima- geuse miniaturisée de 1 cm de long sur 2,2 mm de diamètre qui contient un système de micro-optique et un scanner permettant de réaliser 8 images par seconde. Résultats Les 2 prototypes permettent de co-visualiser la fibrose interstitielle et les cellules tubulaires sur des coupes de rein UUO. La capsule rénale qui est très riche en collagène fibrillaire est aussi bien visible et elle apparaît fortement épaissie dans les reins UUO. Lorsque l’endomicroscope est appliqué in vivo sur les reins de souris anesthésiées, la capsule rénale est facilement repérable. Avec une profondeur de champs de 250 m, les tubules sont visibles jusqu’à 300 m de profondeur sous la capsule. À cette profondeur, nous n’avons pas observé de fibrose interstitielle dans les reins UUO. Par