Communications orales A111
donc de débuter un essai pilote de phase I/II in vivo chez des
patients porteurs d’un mélanome de stade IV (AJCC) combinant
l’injection de TIL à usage thérapeutique et l’administration systé-
mique d’ipilimumab.
Déclaration d’intérêt.— Aucun.
doi:10.1016/j.annder.2011.09.153
C120
Métastases cérébrales de mélanome traitées par
ipilimumab : une indication à confirmer
M.-P. Konstantinou
a,b,∗
, S. Thellier
a,b
, T. Jouary
c
, C. Dutriaux
c
,
C. Gaudy-Marqueste
d
, M.-A. Richard
d
, C. Bedane
e
, B. Guillot
f
,
C. Paul
a,b
, N. Meyer
a,b
a
Dermatologie, CHU de Toulouse, Toulouse, France
b
Université Paul-Sabatier, Toulouse, France
c
Dermatologie, CHU de Bordeaux, Bordeaux, France
d
Dermatologie, CHU de Marseille, Marseille, France
e
Dermatologie, CHU de Limoges, Limoges, France
f
Dermatologie, CHU de Montpellier, Montpellier, France
∗
Auteur correspondant.
Mots clés : Hypertension intracrânienne ; Ipilimumab ; Métastases
cérébrales
Introduction.— L’ipilimumab, anticorps monoclonal anti CTL A4, est
disponible en France en A.T.U.pour le mélanome métastatique dès
la seconde ligne. Peu de données sont disponibles dans le cadre des
métastases cérébrales.
Matériel et méthodes.— Étude rétrospective multicentrique de
l’efficacité et des effets indésirables de l’Ipilimumab en A.T.U.chez
les patients avec localisations cérébrales de mélanome, quel que
soit le traitement associé.
Résultats.— Un total de 34 patients dont 24 hommes, d’âge
moyen de 54,7 ans a été évalué. L’ipilimumab a été pres-
crit en deuxième (n = 10), troisième (n = 15) ou quatrième ligne
(n = 9) pour des patients présentant des localisations multiples
dont cérébrales (n = 32) et deux cas avec localisations cérébrales
exclusives. 16 patients avaient rec ¸u une radiothérapie associée
(7 pancérébrale, 2 stéréotaxique, 7 gammaknife).
Onze patients sont décédés, 4 étaient stables, 1 avait une réponse
partielle et 14 progressaient après le premier cycle ; 4 étaient en
cours de traitement. Une hypertension intracrânienne (HTIC) sub-
aiguë avec œdème périlésionnel était rapportée chez 6 patients,
révélatrice de lésions cérébrales infracliniques dans 2 cas et asso-
ciée à une hémorragie dans 5 cas. Le délai médian (IQR) de survenue
par rapport au début de traitement était de 65 jours (41—74,5).
Pour les 5, l’issue était rapidement fatale (médiane 101 jours, IQR
65-106), liée à l’hypertension intra crânienne.
Discussion.— Nous rapportons une série de 34 patients avec locali-
sations cérébrales de mélanome traités par ipilimumab. Le taux de
réponse objective était de 14,7%. Tous les répondeurs, sauf un, ont
eu une radiothérapie associée. Six cas avaient présenté une HTIC.
L’association à la radiothérapie ne semblait pas modifier le risque
d’HTIC ; mais la faible puissance de notre série rétrospective ne
permet pas de conclure significativement.
Une récente étude prospective de phase II (51 patients avec
métastases cérébrales) ne rapporte pas d’événement indésirable
spécifique aux localisations cérébrales. La fréquence des HTIC et
hémorragies intracrâniennes de notre série devra être évaluée dans
une étude prospective.
Conclusion.— L’ipilimumab administré dans le cadre de métastases
cérébrales de mélanome semble montrer une efficacité chez cer-
tains patients. L’incidence des effets secondaires et l’association à
une radiothérapie devront être évaluées sur une série prospective
contrôlée pour préciser son intérêt.
Déclaration d’intérêt.— Aucun.
doi:10.1016/j.annder.2011.09.154
C121
L’ipilimumab dans la vraie vie : étude prospective
d’une cohorte de 79 patients traités en programme
compassionnel
C. Mateus
∗
, M. Thomas , L. Maksimovic , L. Boussemart ,
E. Routier , C. Robert
Dermatologie, institut Gustave-Roussy, Villejuif, France
∗
Auteur correspondant.
Mots clés : ATU ; Immunothérapie ; Ipilimumab ; Mélanome
Introduction.— Nous assistons à une fabuleuse avancée dans le trai-
tement du mélanome métastatique avec l’émergence de thérapies
ciblées et d’une immunothérapie, l’ipilimumab. Cet inhibiteur du
récepteur CTLA4 lymphocytaire permet de lever le frein physiolo-
gique de l’immunité. Deux études ont montré une supériorité de
l’ipilimumab sur le déticène et la vaccination gp100 avec un gain en
survie globale malgré un taux de réponses faible d’environ 15 % mais
durables. Depuis juin 2010, une ATU nominative permet de traiter
nos patients (pts) en échec d’une 1
◦
ligne. Le traitement comprend
4 cures d’ipilimumab à la dose de 3 mg/kg à 3 semaines d’intervalle.
Ce schéma peut être répété si une réponse tumorale est obtenue
dans les 12 semaines suivant la dernière injection. Nous rapportons
notre expérience sur 1 an avec 79 pts traités.
Observations.— Parmi nos 79 pts, plus de la moitié étaient lour-
dement prétraités, 21 pts avaient des métastases cérébrales.
Quarante-quatre pateints (55,6 %) ont rec ¸u les 4 cures, les 35 autres
en ont rec ¸u 3 (n = 14), 2 (n = 12) et 1 seule (n = 9). Les motifs d’arrêt
étaient : progression de la maladie avec aggravation de l’état cli-
nique (n = 23) et toxicité (n = 12). La toxicité était digestive avec
colite de grade 3 pour 9 pts. Elle était associée à une cytolyse à
40 N chez 1 pt avec métastases hépatiques. Un patient avec une
cardiopathie hypertensive et ischémique décédait d’un OAP. Un
arrêt du traitement était décidé devant une cytolyse à 10 N sans
lésion hépatique chez 1 pt, devant une hémophilie acquise respon-
sable d’hémorragies chez 1 pt. Les colites étaient explorées par
coloscopie montrant une colite ulcérée avec à l’histologie un infil-
trat à polynucléaires neutrophiles. Des corticoïdes à 1 mg/kg par
jour étaient introduits par voie orale avec relais par voie IV avec
bolus de corticoïdes, pour 7 pts devant la persistance des signes.
Malgré ce traitement, 2 pts ont nécessité un traitement par inflixi-
mab avec une régression rapide des signes digestifs. L’évaluation
tumorale montrait 5 stabilités et 2 rémissions quasi-complètes dont
1 pt avec métastases cérébrales. Ces 2 derniers pts présentaient
une réponse « spectaculaire » après la 3
◦
injection. Quatre patients
étaient retraités en raison d’une ré-évolutivité 12 semaines après
la dernière injection. Une réponse tumorale était de nouveau
observée pour l’un d’entre eux. Les autres patients sont en cours
d’évaluation. Parmi les pts « répondeurs » un seul a présenté une
toxicité digestive.
Conclusion.— Notre série confirme les données existantes avec 8,8 %
de réponses tumorales durables (> 8 mois) et une toxicité surtout
digestive chez 15 % des pts. Notre expérience nous permet d’insister
sur la nécessité d’une grande vigilance en ce qui concerne la sur-
veillance et la prise en charge des toxicités sous traitement.
Déclaration d’intérêt.— Aucun.
doi:10.1016/j.annder.2011.09.155
C122
Résultats carcinologiques des 109 perfusions de
membre isolé sous circulation extracorporelle
(PMI-CEC) pour le traitement des métastases en
transit des mélanomes (MTM)
A. Cavalcanti
a,∗
, N. Lassau
b
, L. Chami
b
, P. Israel
c
, J. Lumbroso
d
,
C. Mateus
e
, C. Robert
e
, S. Bonvalot
a
a
Chirurgie générale, Villejuif, France
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