178 Présentations affichées / Médecine Nucléaire 37 (2013) 145–178 Ses lésions intéressent le un tiers supérieur de l’humérus gauche, les extrémités supérieure et inférieure des os de la jambe, en bilatéral. Conclusion.– La MEM est compatible avec une vie normale dans la plupart des cas. La scintigraphie osseuse au HMDP-99mTc est un examen simple, facile et peu irradiant qui permet d’établir une cartographie des lésions exos- tosante avec précision. Elle permet aussi un dépistage précoce de nouveaux foyers. http://dx.doi.org/10.1016/j.mednuc.2013.03.161 P 117 Apport de la scintigraphie osseuse dans le bilan d’extension et la prise en charge du cancer du sein : étude préliminaire à propos de 27 cas colligés au service de médecine nucléaire de l’hôpital général de Grand Yoff O. Diop a , E.A.L. Bathily a , B. Ndong a , G. Mbaye b , L.A.D. Diouf b , W. Sow-Diop a , R.S. Senghor a , M. Mbodj a , M. Diarra b , O. Ndoye a , H. Toure-Sow a , S. Seck-Gassama a a Médecine nucléaire, hôpital général de Grand Yoff, Dakar, Sénégal b Physique et biophysique pharmaceutique, hôpital général de Grand Yoff, Dakar, Sénégal Introduction.– Le cancer du sein (CS) constitue la deuxième cause de mor- talité par cancer chez la femme au Sénégal. Son caractère ostéophile impose un bilan d’extension osseux précoce pour améliorer le pronostic. L’objectif de ce travail était de décrire le profil épidémio-scintigraphique du CS au Sénégal. Patients et méthodes.– Il s’agit d’une étude rétrospective incluant tous les patients (pts) (27 cas) présentant un CS et ayant bénéficié d’une scintigraphie osseuse (SO) au service de médecine nucléaire durant la période de juin 2009 à janvier 2011,3 heures après injection IV du HMDP- 99m Tc à la dose de 300 Ci/kg, la SO a été réalisée chez des patientes (ptes) en décubitus dorsal, par un balayage corps entier parfois complété par des clichés statiques centrés sur les zones d’intérêt au moyen d’un gamma caméra TEMP Médiso munie d’un collimateur parallèle LEHR à la vitesse de 15 cm/min. Résultats.– L’âge des ptes variait entre 27 et 86 ans avec une moyenne de 50,42 ans, un écart-type de 13,56 ans et un pic retrouvé entre 40 et 59 ans (61,5 %). Le CS était bilatéral dans 7,4 % des cas. Sa localisation unilatérale était à prédominance droite (66,68 %) contre 25 à gauche (2 %). La douleur osseuse, principal motif d’orientation scintigraphique, était retrouvée chez 67,85 % et sur l’ensemble des ptes présentant des métastases osseuses (MO). Le délai entre l’apparition des premiers signes et la réalisation de la SO (six mois et huit ans) était supérieur ou égal à trois ans dans 52,3 % des cas. La SO était positive dans 29 %, négative dans 67 % et non contributive dans 4 % des cas. Parmi les ptes présentant une SO positive, 75 % avaient présenté des disséminations osseuses dans les trois premières années suivant le diagnostic du cancer primitif. Les MO se traduisaient par une hyperfixation multifocale dans 82 % et unifocale dans 18 % des cas. Elles étaient à la fois axiales et appendiculaires dans 25 % et exclusivement axiales dans 75 % des cas. Des fixations extraosseuses étaient retrouvées dans 18,51 % des cas. Conclusion.– La SO reste l’exploration fondamentale dans la détection des MO d’un CS à un stade précoce et tout particulièrement devant une symptomatologie douloureuse. De par sa haute sensibilité de détection des localisations secon- daires ainsi que son apport dans le traitement, la médecine nucléaire s’intègre ainsi dans la nouvelle stratégie mondiale de prise en charge du cancer. http://dx.doi.org/10.1016/j.mednuc.2013.03.162 P 118 Configuration de super bone scan néoplasique à TDM négative révélant un lymphome B à dissémination ostéomédullaire diffuse : une caractéristique d’ostéolyse perméative sans rupture corticale J. Calais a , F. Paycha b a Hôpital Saint-Louis, Paris, France b Hôpital Lariboisière, Paris, France Objectifs.– Les localisations osseuses secondaires du lymphome peuvent être de présentation radiologique trompeuse. La sensibilité lésionnelle de la scintigra- phie osseuse est proche de 100 %. Nous illustrons l’apport de la TEMP/TDM dans la prise en charge d’un lymphome B diffus à grandes cellules à dissémina- tion ostéomédullaire diffuse. Matériels et méthodes.– Un patient de 61 ans présente une cervicodorsalgie et une névralgie cervicobrachiale droite. Les radiographies et la TDM ne montrent que des lésions d’arthrose rachidienne. Le patient présente également une perte de 12 kg et une tuméfaction cervicale droite. La scintigraphie osseuse (SO) est réalisée pour bilan d’extension d’un cancer primitif de siège inconnu. Résultats.– La SO planaire affiche une configuration de super bone scan comportant un renforcement de fixation hétérogène diffus du squelette axial et appendiculaire proximal et un taux de fixation à deux fois la normale. La TEMP(/TDM) du squelette axial contraste et précise ces hyperfixations hétérogènes diffuses du squelette hématopoïétiquement actif, témoignant de localisations osseuses néoplasiques de phénotype mixte. La TDM n’objective pas de localisation secondaire osseuse. L’IRM retrouve des lésions vertébrales étagées, de multiples masses tissulaires paravertébrales avec infiltration forami- nale et épidurite. La biopsie de la masse para-rachidienne droite de C7 objective un lymphome B diffus à grandes cellules. Conclusions.– La configuration TEMP+/TDM-ubiquitaire du squelette héma- topoïétique traduit des localisations secondaires d’un cancer solide ou d’un lymphome. La TDM est ici prise en défaut en raison d’un envahissement osseux par dissémination hématogène ou par contiguïté, mais à destruction trabéculaire minime et sans rupture corticale, typique du lymphome, alors que l’imagerie métabolique osseuse revêt une sensibilité lésionnelle proche de 100 %. http://dx.doi.org/10.1016/j.mednuc.2013.03.163 P 119 Métastases ganglionnaires d’un ostéosarcome mandibulaire révélées par TEMP/TDM D. Benaouda a , M. Krim a , B. Mahida a , M. Mebarki b , A. Menemani a , N. Berber b a CHU Tlemcen, Tlemcen, Algérie b Faculté de médecine, université Aboubakr Belkaid, Tlemcen, Algérie Objectifs.– Nous allons illustrer à travers cette communication un des rôles les plus importants de la tomoscintigraphie couplée à la tomodensitométrie (TEMP/TDM) en scintigraphie osseuse aux biphosphonates, à savoir la locali- sation et la caractérisation d’une fixation extraosseuse du radiopharmaceutique. Matériels et méthodes.– Patient, âgé de 31 ans, orienté pour bilan d’extension osseuse d’un ostéosarcome mandibulaire. Une scintigraphie osseuse planaire corps entier a été réalisée chez lui, trois heures après l’injection de 740 MBq de 99mTc-MDP, complétée par une TEMP/TDM low dose (DLP = 116 mGy cm), non injectée, centrée sur la région crâniocervicale. Résultats.– Une hyperfixation intense et diffuse a été observée sur le balayage corps entier au niveau de la mandibule et de l’hémiface du côté droit s’étendant à la région orbitaire et à l’occiput en postérieure, correspondant à la tumeur primi- tive, associée à une fixation extraosseuse sur la région cervicale. L’analyse des coupes TEMP/TDM a permis, d’une part, de confirmer ces foyers de fixation cervicale et, d’autre part, de les projeter en regard d’adénopathies de densité calcique, ce qui a orienté vers une origine métastatique de ces adénopathies, confirmée ultérieurement par l’analyse histologique postopératoire de ces gan- glions. Conclusions.– La TEMP/TDM joue un rôle majeur en scintigraphie osseuse aux biphosphonates dans la caractérisation des fixations extraosseuses. Elle permet, grâce à l’analyse scintigraphique et tomodensitométrique, d’apporter des élé- ments déterminants comme l’orientation vers une origine métastatique d’une adénopathie. http://dx.doi.org/10.1016/j.mednuc.2013.03.164