Regional variations in management
of rectal cancer in France
Jean-Marc PHELIP (1, 9), Guy LAUNOY (2), Marc COLONNA (3), Pascale GROSCLAUDE (4), Michel VELTEN (5),
Arlette DANZON (6), Nicole RAVERDY (7), Brigitte TRETARRE (8), Anne-Marie BOUVIER (1), Jean FAIVRE (1)
(1) Registre Bourguignon des Cancers Digestifs, (2) Registre des Tumeurs Digestives du Calvados, (3) Registre des Cancers de l’Isère, (4) Registre des Cancers du
Tarn, (5) Registre des Cancers du Bas-Rhin, (6) Registre des Cancers du Doubs, (7) Registre des Cancers de la Somme, (8) Registre des Cancers de l’Hérault,
(9) Service d’Hépato-gastroentérologie, CHU de Grenoble, BP 217, 38043 Grenoble Cedex.
SUMMARY
Background — Population-based registries provide excellent data
for drawing an accurate picture of disease management practices.
The purpose of this study was to determine whether diagnostic and
therapeutic management practices for rectal cancer vary in different
geographic regions of France.
Methods — Data issued from nine cancer registries covering 11% of
the French population. The files of 683 patients with a rectal cancer
diagnosed in 1995 were selected for analysis.
Results — Colonoscopy was performed in a mean of 91.6% of
patients (range: 80.9%-98.2%) (P = 0.01). The practice of colonos-
copy concomitantly with barium enema varied greatly, ranging from
1.9%-57.7% of patients (P < 0.001). Pretherapeutic work-up prac-
tices were significantly different depending on the region with respect
to: abdominal CT scans (13.4%-69.2 %), thoracic CT scans (0.9%-
13.2%) and tumor markers (46.8%-80.8%). There were no significant
differences between geographic regions concerning rate of resection,
use of colostomy, or tumor stage at diagnosis. Administration of
adjuvant radiotherapy (mean, 46.8%; range: 21.6%-70%;
P < 0.001) and adjuvant chemotherapy (mean, 24.1%; range:
10.3%-40.6%; P < 0.05) varied significantly between regions.
Conclusion — Diagnostic practices and administration of adjuvant
treatments vary significantly between geographic regions in France.
The recommendations of the French consensus guidelines are only
partially adhered to. Practitioners and healthcare authorities should
be aware of these differences in order to provide more harmonious
patient care.
The full text of this article is available in English, free of charge, on the
Web on: www.e2med.com/gcb.
RE
´
SUME
´
Disparités interdépartementales dans la prise en charge
du cancer du rectum en France
Jean-Marc PHELIP, Guy LAUNOY, Marc COLONNA,
Pascale GROSCLAUDE, Michel VELTEN, Arlette DANZON,
Nicole RAVERDY, Brigitte TRETARRE, Anne-Marie BOUVIER, Jean FAIVRE
(Gastroenterol Clin Biol 2004;28:378-383)
Objectif — Les études de population portant sur des données de
registres représentent le meilleur moyen de savoir comment une
pathologie est prise en charge. L’objectif de cette étude était de
déterminer s’il existait des différences régionales dans la prise en
charge diagnostique et thérapeutique du cancer du rectum.
Méthode — Au total, 683 malades avec un diagnostic de cancer du
rectum porté en 1995 ont été étudiés. Les données étaient issues de 9
registres départementaux de cancers couvrant 11 % de la population
française.
Résultats — La coloscopie a été faite dans 91,6 % des cas en
moyenne avec des extrêmes allant de 80,9 % à 98,2 % (P = 0,01). La
réalisation concomitante d’une coloscopie et d’un lavement baryté
était très hétérogène avec des extrêmes allant de 1,9 % à 57,7 %
(P < 0,001). Pour le bilan pré-thérapeutique, il existait des différen-
ces significatives dans la réalisation des scanners abdominaux
(variations entre 13,4 % et 69,2 %) et thoraciques (entre 0,9 % et
13,2 %) et des marqueurs tumoraux (entre 46,8 % et 80,8 %) entre
les départements. Il n’y avait pas de différence significative inter
départementale pour le taux de résection, la réalisation d’une stomie
ou le stade au diagnostic. En revanche, il y avait des variations
significatives pour la pratique de la radiothérapie adjuvante (en
moyenne 46,8 % avec des extrêmes de 21,6 % à 70,0 % ;
P < 0,001) ou la chimiothérapie adjuvante (en moyenne 24,1 % avec
des extrêmes de 10,3 % à 40,6 % ; P < 0,05).
Conclusion — Il existe des différences inter départementales impor-
tantes en ce qui concerne les pratiques diagnostiques et les
traitements adjuvants. Les recommandations de la Conférence de
Consensus n’apparaissent que partiellement suivies. Ces résultats
doivent alerter la communauté médicale et les autorités sanitaires
afin de rendre les pratiques plus homogènes.
D
ata in cancer registries demonstrate that manage-
ment practices for patients with cancer of the rectum
have changed over the last twenty years [1]. In an
attempt to achieve harmonious patient care, consensus confer-
ences have established guidelines in France and other countries.
These guidelines provide clinicians with precise recommenda-
tions for patient management. In France, guidelines for colorectal
cancer were established at a consensus conference held in Paris
in December 1994 [2]. These guidelines advocate abdominal
ultrasound, chest x-ray, total colonoscopy, carcinoembryonic
antigen (CEA) assay, and transrectal ultrasound for the prethera-
peutic work-up. Computed tomography (CT) and magnetic
resonance imaging (MRI) are proposed as second-intention
explorations. The surgical guidelines recommend sphincter-
saving resection when possible. Due to advances in surgical
techniques and the development of automatic stapling devices,
low anastomosis is more frequently possible [3]. Such progress
has enabled less mutilating sphincter-saving resection for more
patients [1]. Indications for resection and adjuvant therapy are
Reprints: J. FAIVRE, Faculté de Médecine, BP 87900,
21079 Dijon Cedex.
E-mail: jean.faivre@u-bourgogne.fr
© Masson, Paris, 2004. Gastroenterol Clin Biol 2004;28:378-383
378
© 2021 Elsevier Masson SAS. Tous droits réservés. - Document téléchargé le 09/12/2021 Il est interdit et illégal de diffuser ce document.