A192 22 e congrès de pneumologie de langue franc ¸aise — Lyon, 26—28 janvier 2018 logue est mal élucidé. Il survient le plus souvent après un épisode d’hyperpression intrathoracique. L’association à un pneumothorax n’est pas constante. Méthodes Il s’agit d’une étude rétrospective des cas de pneumo- médiastin spontané pris en charge au service de pneumologie du CHU Hassan II de Fès entre 01 janvier 2006 au 31 janvier 2016. Résultats Vingt et un cas de PMS ont été colligé, il s’agit de 15 hommes et 6 femmes. L’âge moyen est de 47 ans. Soixante et onze pour cent ont la notion de tabagisme actif ou passif. Les prin- cipaux symptômes : les douleurs thoraciques (15 cas) ; la dyspnée (10 cas) ; la toux (6 cas). L’examen clinique note un emphysème sous cutané chez la plupart de nos patients (90 %), compressif dans 8 cas. Un syndrome d’épanchement aérique est retrouvé dans 9 cas, mixte dans 1 cas. Le bilan radiologique (Radio et TDM thoracique) montre un pneumomédiastin isolé dans 7 cas, associé à un pneumothorax dans 11 cas, à un hydropneumothorax dans 1 cas et à une atteinte parenchymateuse à type de syndrome interstitiel dans 1 cas. Un pneumorachis associé a été noté dans 2 cas. Le pneumomédias- tin est secondaire à un pneumothorax spontané dans 11 cas, à un effort de vomissement dans 3 cas, à des efforts de toux dans 4 cas, à un effort d’accouchement dans 1 cas, à un pneumopéritoine dans 1 cas et a survenu dans les suites d’une crise d’épilepsie dans 1 cas. Le repos strict au lit avec surveillance était préconisé chez tous les patients, le drainage thoracique était réalisé chez 10 patients ayant un pneumothorax et 2 patients ayant un emphysème sous cutané et compressif ont nécessité une décompression par aiguilles et par incision sus-claviculaire. L’évolution de l’emphysème sous cutané et du pneumomédiastin était favorable chez 18 patients avec des récidives chez 2 patients et 2 décès. Conclusion Le pneumomédiastin spontané est une entité très rare, qu’on doit toujours y penser devant un emphysème sous cutané. L’association à un pneumothorax spontané est assez fré- quente. L’évolution est souvent bénigne mais peut être fatale en cas de pneumomédiastin compressif ou associé à une atteinte res- piratoire préexistante d’où la nécessité d’une surveillance étroite. Déclaration de liens d’intérêts Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts. https://doi.org/10.1016/j.rmr.2017.10.432 421 Impact de l’anémie sur les explorations fonctionnelles respiratoires chez les patients suivis pour bronchopneumopathie chronique obstructive H. Snene 1,∗ , N. Ben-Salah 1 , S. Hajjej 1 , D. Bejar 1 , K. Zayen 1 , N. Chaouech 1 , M. Mjid 2 , A. Hedhli 2 , Y. Ouahchi 2 , J. Cherif 2 , M. Beji 2 , J. Daghfous 2 , N. Mehiri 1 , S. Toujani 2 , B. Louzir 1 1 Université de Tunis-El-Manar, faculté de médecine de Tunis, CHU Mongi-Slim-La Marsa, service de pneumologie allergologie (unité de recherche 12SP06), Tunis, Tunisie 2 Université de Tunis-El-Manar, faculté de médecine de Tunis, CHU La Rabta, service de pneumologie allergologie (unité de recherche 12SP06), Tunis, Tunisie ∗ Auteur correspondant. Adresse e-mail : houda.snen@gmail.com (H. Snene) Introduction L’érythropoïse est modifiée au cours de la broncho- pneumopathie chronique obstructive (BPCO). Plusieurs études ont démontré que l’anémie est aussi fréquente que la polyglobulie au cours de la BPCO avec un impact controversé. Le but de notre tra- vail était de déterminer l’impact de l’anémie sur les explorations fonctionnelles respiratoires des patients atteints de BPCO. Méthodes Il s’agissait d’une étude rétrospective menée aux services de pneumo-allergologie du CHU La Rabta et du CHU Mongi- Slim-La-Marsa sur les dossiers de patients suivis pour BPCO à l’état stable durant l’année 2016. L’anémie a été définie par un taux d’hémoglobine < 13 g/dL chez les hommes et 12 g/dL chez les femmes. Deux groupes ont été comparés : G1 groupe de patients sans anémie et G2 groupe de patients avec anémie. L’étude statis- tique a été réalisée par le logiciel SPSS 20.0. Résultats Quatre-vingt-dix patients ont été colligés (G1 = 76 patients et G2 = 14 patients). L’âge moyen était comparable entre les deux groupes (65 ans pour G1 vs 69 ans pour G2 ; p = 0,098) ainsi que le tabagisme moyen (36 PA vs 24 PA ; p = 0,164) et l’indice de masse corporelle (IMC) (23 kg/m2 vs 24 kg/m 2 ; p = 0,704). La classi- fication GOLD dans le G1 vs G2 était : 10,5 % vs 7 % pour le stade A, 5,5 % vs 7 % pour le stade B, 8 % vs 7 % pour le stade C, 76 % vs 79 % pour le stade D. À la spirométrie : la CVF était comparable entre G1 et G2 (2,29 litres [62 %] vs 2,10 litres [63 %] ; p = 0,458 [0,924]) ainsi que le VEMS (1,17 litre [46 %] vs 1,44 litre [45 %] ; p = 0,27 [0,91]). Au test de marche de six minutes (TM6), la SpO2 avant le début du test était comparable entre G1 et G2 (95 % vs 97 % ; p = 0,202) ainsi qu’à sa fin (93 % vs 92 % ; p = 0,659). La distance de marche parcourue en pourcentage par rapport à la théorie était comparable entre G1 et G2 (56 % vs 61 % ; p = 0,874). De même, la PaO 2 (73 mmHg vs 69 mmHg ; p = 0,298) et la PaCO 2 (43 mmHg vs 41 mmHg ; p = 0,421) étaient comparables entre G1 et G2. Le taux d’hémoglobine était corrélé de fac ¸on statistiquement significative à : l’IMC (r = 0,208 ; p = 0,05), la CVF en litre (r = -0,363 ; p < 0,01) et en pourcentage (r = -0,270 ; p = 0,01), le VEMS en litre (r = -0,340 ; p = 0,001), la distance parcourue en mètres lors du TM6 (r = -0,269 ; p = 0,022) et l’index de BODE (r = 0,273 ; p = 0,016). Conclusion Nos résultats montrent que l’anémie n’est pas asso- ciée à une aggravation des paramètres fonctionnels respiratoires. Cependant, son dépistage reste primordial pour pouvoir la corriger précocement. Déclaration de liens d’intérêts Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts. https://doi.org/10.1016/j.rmr.2017.10.433 422 Prévalence et facteurs de risque de la bronchopneumopathie chronique obstructive en milieu rural au Cameroun L.-M. Endale-Mangamba 1,∗ , A.-L. Ngoundjou-Ntcheuzing 2 , A. Kamanyi 2 , B.-H. Mbatchou-Ngahane 3 1 Centre des maladies respiratoires, Douala, Cameroun 2 Faculté des sciences de la santé, université des Montagnes, Bangangté, Cameroun 3 Hôpital général de Douala, Douala, Cameroun ∗ Auteur correspondant. Adresse e-mail : endalem@yahoo.fr (L.-M. Endale-Mangamba) Introduction La bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO) est une cause majeure de morbidité chronique et de mor- talité dans le monde. Plus de 3 millions de décès enregistrés en 2005 dont 90 % dans les pays à revenu faible ou intermédiaire. Nous nous sommes proposés de déterminer la prévalence et les facteurs associés à la BPCO dans quelques zones rurales du département du Nde au Cameroun. Méthodes Une étude transversale a été réalisée du 14 avril au 29 juillet 2016 dans les localités rurales de Bahouoc, Bakong et Bangoulap. Les sujets âgés de 30 et indemnes de toute patholo- gie cardiaque ou respiratoire chronique étaient inclus. Les données cliniques, les antécédents, les données anthropométriques et les paramètres spirométriques étaient recueillies grâces à une fiche d’enquête. Les critères du Global initiative for Obstruc- tive Lung Disease ont été utilisés pour le diagnostic de la BPCO (rapport VEMS/CVF post-bronchodilatation < 0,7). Les facteurs asso- ciés à la BPCO étaient identifiés grâce au modèle de régression logistique du logiciel SPSS. Le seuil de significativité était fixé à 0,05.