174 Présentations affichées / Médecine Nucléaire 42 (2018) 159–181 d’obtenir une hyperdiurèse suffisante et de déterminer si la dilatation est obstruc- tive ou non. Les cas équivoques peuvent bénéficier d’une épreuve d’hyperdiurèse modifiée avec injection du furosémide 15 min avant celle du radiotraceur (F ? 15). Cette situation peut correspondre à une absence d’obstruction ou à une obstruction partielle avec des probabilités proches. Le but de cette étude est d’élucider l’intérêt du protocole (F ? 15) qui permet assez souvent d’éclaircir la situation en décompensant une obstruction ou en démontrant la nature non obstructive de la dilatation. Matériel et méthodes Il s’agit d’une étude rétrospective étendue sur une période de 4 ans (2012–2016), portant sur 329 enfants adressés pour un exa- men dynamique avec épreuve d’hyperdiurèse forcée au Lasilix ® . La SR était essentiellement demandée en cas d’uropathie malformative afin d’apprécier la cinétique intratubulaire et évaluer le retentissement fonctionnel sur le rein. Tous les enfants ont bénéficié dans un premier temps d’une SR avec un protocole F + 20. Nous avons inclus dans notre étude les enfants chez lesquels la SR initiale avait objectivé un néphrogramme de nature équivoque et qui ont été réévalués avec le protocole F-15. Résultats Sur un nombre total de 647 reins analysés, 20 % présentaient une réponse indéterminée avec une FRR conservée dans 82 % et altérée dans 18 %. 35 % des patients ont bénéficié d’une réévaluation en utilisant un protocole F-15. Ce protocole a permis d’améliorer l’interprétation des résultats en mon- trant : une origine obstructive (73 % des cas), une origine non obstructive (18 %) et un aspect toujours indéterminé (9 %). Conclusion L’utilisation du protocole F-15 a permis une analyse plus aisée des néphrogrammes isotopiques avec l’obtention d’une réponse plus significa- tive et une réduction du nombre de néphrogrammes équivoques. Mots clés Scintigraphie rénale ; Pédiatrie Déclaration de liens d’intérêts L’auteur déclare ne pas avoir de liens d’intérêts. https://doi.org/10.1016/j.mednuc.2018.03.108 P 54 Évaluation du suivi scintigraphique du syndrome de la jonction pyélo-urétérale en postopératoire M.A. Bettaieb 1,∗ , M. Ben Fredj 1 , M. Horrigue 2 , K. Bouassida 2 , M. Elloumi 1 , A. Ezzine 1 , S. Ajmi 1 , K. Chatti 1 , N. Ayachi 1 , M. Guezguez 1 1 Médecine nucléaire, centre hospitalo-universitaire Sahloul, Sousse, Tunisie 2 Urologie, centre hospitalo-universitaire Sahloul, Sousse, Tunisie ∗ Auteur correspondant. Adresse e-mail : aymen bet@yahoo.fr (M.A. Bettaieb) Introduction Le syndrome de la jonction pyélo-urétérale (SJPU) est la plus fréquente des uropathies obstructives congénitales. Il est défini par un trouble urodynamique des voies excrétrices hautes en amont d’un obstacle fonctionnel ou organique de la jonction pyélo-urétérale. Son traitement est chirurgical. Sa surveillance en imagerie repose essentiellement sur la scintigraphie dynamique pour définir le succès opératoire. Objectif Évaluer le rythme de surveillance isotopique de nos patients après traitement et son intérêt. Matériel et méthodes Étude rétrospective portant sur 107 patients opérés pour SJPU durant une période de 11 ans. Tous ces patients ont bénéficié d’au moins une scintigraphie rénale dynamique 99mTc-MAG3 ou 99mTc-DTPA en postopératoire. Résultats Le contrôle scintigraphique postopératoire a été fait chez 104 patients (97,2 %) à 3 mois, contre 49,5 % à 6 mois et 86 % à un an. Dix patients (9,3 %) ont présenté une complication précoce, précisément une stase obstructive, lors du contrôle postopératoire du 3 e mois, parmi lesquels 3 seule- ment (2,8 %) ont été repris chirurgicalement suite à un contrôle scintigraphique après un mois. Une résolution spontanée de l’obstruction a été observée chez les 7 patients restants. Par ailleurs, chez 8 autres patients, la scintigraphie a redressé le diagnostic de sténose de l’anastomose suspecté sur l’urographie intraveineuse. Le suivi isotopique ultérieur des patients a été pratiqué à six mois, un an, deux ans et cinq ans. Lors du suivi au long cours aucune modification du néphrogramme n’a été notée. Conclusion La surveillance des patients opérés pour un syndrome de la jonction pyélo-urétérale doit faire obligatoirement appel à une scintigraphie dynamique rénale qui représente l’examen de référence. Cet examen doit être pratiqué à 3 mois en postopératoire. S’il est sans anomalie, il n’est pas nécessaire de continuer le suivi isotopique des patients opérés. Mots clés 99mTc-DTPA ; Rénal ; Scintigraphie rénale ; Valeur pronostique ; Pronostic Déclaration de liens d’intérêts Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts. https://doi.org/10.1016/j.mednuc.2018.03.109 P 55 Complémentarité des explorations isotopiques dans la duplicité rénale S. Mensi ∗ , M. Nouira , H. Boudrigua , A. Ezzine , O. Fekih , M. Ben Fredj , R. Sfar , K. Chatti , S. Ajmi , G. Mohsen Médecine nucléaire, hôpital Sahloul, Sousse, Tunisie ∗ Auteur correspondant. Adresse e-mail : sihemensi89@gmail.com (S. Mensi) Introduction La duplicité rénale est une uropathie congénitale fréquente pou- vant être associée à des complications obstructives ou à type de reflux. Nous rapportons un cas où la scintigraphie rénale a permis une évaluation fonction- nelle des deux entités rénales dans le contexte d’une duplicité rénale suspectée échographiquement. Cas clinique Il s’agit d’une enfant âgée de 1 an présentant des infections urinaires récidivantes avec à l’échographie un doute sur duplicité rénale. La patiente nous a été adressée pour un complément d’exploration. Elle a bénéficié d’une scintigraphie rénale dynamique au 99mTc–MAG3 complétée par une scintigraphie rénale corticale au 99mTc–DMSA. Résultats La scintigraphie dynamique a montré deux reins de bonne capta- tion et de vidange complète écartant une atteinte obstructive. Une réascension de l’activité a été néanmoins notée sur le néphrogramme droit, intéressant la moitié inférieure du rein, évoquant un reflux. La scintigraphie rénale corticale a montré un rein droit formé de deux entités individualisables. Il est le siège d’une hypofixation au niveau de sa moitié inférieure. Cet aspect est en faveur d’une duplicité rénale. Le rénicule inférieur, ne participant que pour 14 % à la fonction rénale globale, est le siège de plusieurs encoches corticales évoquant une néphropathie de reflux. Cette constatation est confortée par le résultat de la scintigraphie dynamique qui a déjà objectivé un reflux portant sur le sys- tème excréteur inférieur du rein droit. La patiente est programmée pour une urétéro-scintigraphie rétrograde afin de confirmer le reflux. Conclusion Notre travail illustre la complémentarité des deux types de scinti- graphie rénale, dynamique et corticale, dans l’évaluation des fonctions séparées des deux rénicules devant une duplicité rénale. Ces explorations isotopiques permettent, en outre, la recherche de complications associées permettant une meilleure orientation de la conduite thérapeutique. Mots clé Rénal Déclaration de liens d’intérêts Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts. https://doi.org/10.1016/j.mednuc.2018.03.110 P 56 L’apport de la scintigraphie rénale statique au 99mTc-DMSA dans l’exploration des pathologies uro-néphrologiques en pédiatrie N. Ismaili Alaoui Médecine nucléaire, CHU Hassan II, Fès, Maroc Adresse e-mail : ismailialaoui nadia@yahoo.fr Objectif Le but de notre travail est d’illustrer les différents aspects morpholo- giques et fonctionnels en scintigraphie rénale statique des uropathies de l’enfant à travers les dossiers des patients répertoriés dans notre service. Matériel et méthodes Il s’agit d’une étude rétrospective étendue sur une période de 4 ans (septembre 2012–septembre 2016), portant sur 162 examens de scintigraphies rénales d’enfants référés au service de médecine nucléaire, pour une étude statique au 99mTc-DMSA. Cet examen était essentiellement demandé en cas de suspicion de pyélonéphrite permettant d’abord une évaluation de la