54 Congrès du sommeil/Bordeaux, 22—24 novembre 2012 e Marseille, France Auteur correspondant. Adresse e-mail : clara.inocente@yahoo.fr (C. Inocente) Évaluer l’influence des facteurs prénataux sur les caractéristiques du sommeil pendant les 18premiers mois. L’AUBE est une étude prospective sur la maturation du sommeil et du système ner- veux autonome. Les nouveau-nés sont inclus à la naissance et sont évalués tous les six mois par des questionnaires, une PSG à la naissance et à six mois, un holter ECG à 12, 18, 24 mois et une évaluation neuropsychologique à deux ans. Les 296 nouveau- nés (56 % garc ¸ons) ont été inclus. Dix-neuf étaient dysmatures, 31 étaient nés prématurément (10,4 %) avec un âge gestationnel de 35,9 ± 0,7 semaines. Quarante-trois mères étaient en surpoids en début de grossesse (14,5 %) et 23 étaient obèses (7,7 %). Soixante- quatorze mères ont fumés pendant la grossesse (25 %), 14 ont fumés plus de dix cigarettes par jour. 22mères étaient dépressives à l’échelle HAD et au MINI. Deux mères étaient sous IRS pendant la grossesse. La durée de sommeil diminue pendant la journée entre six et 18 mois de vie (p < 0,001) et diminue la nuit entre six et 12 mois (p = 0,025). Les problèmes de sommeil (insomnie d’endormissement et éveils nocturnes) sont retrouvés dans 51,8 % des nourrissons de six mois et 33,4 % des enfants de 18 mois. Les plaintes les plus souvent rapportées par les parents concernent les éveils nocturnes (37,8 %), une durée de sommeil insuffisante (11,6 %), des problèmes d’endormissement (10,1 %). Un total de 9,1 % des parents sont présent au moment du coucher et 6,6 % des parents dorment avec leur enfants pendant le nuit. À six mois, les filles dorment mieux et ont moins de troubles du sommeil que les garc ¸ons. L’allaitement maternel a l’effet inverse. Les nourrissons de mères dépressives dorment moins et ont plus d’éveils nocturnes à six mois. Les nourrissons de mères fumeuses ronflent plus souvent la nuit et s’éveillent mois que les nourrissons de mères non fumeuses à six mois. La présence parentale a un facteur déterminant concer- nant les troubles du sommeil à tous les âges étudiés. Aucun effet n’a été retrouvé concernant la prématurité, l’âge gestationnel et le poids de naissance. Cette étude confirme que la présence parentale reste le facteur majeur pour l’apparition et le maintien des troubles du sommeil du jeune enfant, ainsi que des facteurs prénataux. http://dx.doi.org/10.1016/j.msom.2013.03.023 CO23 Troubles du sommeil et de l’éveil chez des patients ayant une encéphalopathie hépatique minimale D. Davenne a, , H. Berrichi a , P. Philip b , M.-A. Piquet a , P. Denise b a Caen, France b Bordeaux, France Auteur correspondant. Adresse e-mail : damien.davenne@unicaen.fr (D. Davenne) Introduction.— Bien que peu abondante, la littérature sur l’encéphalopathie hépatique minimale (MHE) et la vigilance fait état de troubles du sommeil nocturne souvent accompagnés de perturbations de l’éveil diurne. Tout cela indique que les toxines circulantes peuvent altérer le cycle veille-sommeil en atteignant le cerveau. L’objectif de cette étude est d’enregistrer le sommeil noc- turne ainsi que la somnolence diurne chez des patients cirrhotiques ayant des épisodes de MHE. Matériel et méthodes.— Cette étude porte sur 41 patients cirrho- tiques stables (34 hommes et huit femmes) âgés de 59 + 9 ans et diagnostiqués dans le service de hépato-gastroentérologie du CHU de Caen sur des critères cliniques, biologiques et histologiques. Le score de Child doit avoir été stable au cours des deux derniers mois. Les patients ont été exclus s’ils prenaient régulièrement des psychotropes. Chaque patient a été équipé pour une polygraphie ambulatoire de 22 heures (Medatec ® ) qui a permis d’enregistrer le sommeil nocturne et les quatre tests de maintien d’éveil (TME) pendant la journée du lendemain. Résultats.— Les perturbations du sommeil nocturne observées sont de deux types : 27 patients présentent une insomnie avec réduction du temps de sommeil total, une augmentation du sommeil lent léger et une diminution du sommeil lent profond. Les 14 autres patients sont hypersomniaques avec un excès de sommeil lent profond sur- tout pendant la deuxième partie de la nuit. Dans l’ensemble, le sommeil paradoxal est très instable et dissocié (bouffées delta, twitch musculaires, MOR denses...). L’électrogenèse du sommeil est plus généralement caractérisée par des activités sporadiques de type ondes triphasiques, ondes polypointes, etc. Pendant la jour- née, les TME montrent qu’il existe une somnolence diurne excessive pour 65 % des patients enregistrés. Conclusion.— La somnolence diurne excessive observée chez les patients cirrhotiques ayant une MHE peut être attribuée aux troubles du sommeil observés pendant la nuit. Les retards de phase fréquemment observés font aussi penser à une altération de la ryth- micité circadienne. http://dx.doi.org/10.1016/j.msom.2013.03.024 CO24 Caractérisation des altérations veille/sommeil dans un modèle murin neuroendocrinien d’anxiété/dépression Y. Le Dantec , G. Hache , G. Quesseveur , B. Guiard , J.-P. Guilloux, D. David, A. Gardier, P. Escourrou Châtenay-Malabry, France Auteur correspondant. Adresse e-mail : yannick.le-dantec@u-psud.fr (Y. Le Dantec) Objectifs.— L’altération de l’architecture veille/sommeil est fré- quemment précurseur des symptômes anxio-dépressifs. Pour mieux comprendre les mécanismes pathophysiologiques impliqués, nous avons utilisé un modèle animal au phénotype d’anxiété/dépression via l’administration chronique de corticostérone (modèle « CORT »). Cette étude décrit l’altération circadienne de ce modèle murin d’anxiété/dépression. Méthodes.— Les souris (C57BL6/J, n = 24 véhicules versus n = 26 CORT) ont rec ¸u une administration chronique de corti- costérone dans l’eau de boisson (35 g/ml/j pendant quatre semaines per os). Le phénotype a été évalué par des para- digmes testant l’anxiété (Open Field), la dépression (Coat Test, Splash Test) et les deux (Novelty Suppressed Feeding). Des élec- trodes d’EMG/EOG/EEG ont été implantées afin d’enregistrer et évaluer visuellement les stades de vigilance des animaux (/24 heures). Résultats.— Le cycle veille/sommeil sous CORT est modifié par l’augmentation du temps total de sommeil (TST) et de son effi- cacité sur le nycthémère (p < 0,05). Nous avons noté en période d’obscurité une hausse de sommeil lent (NREM) tant en nombre (p < 0,01) qu’en durée (p < 0,01). Il existe une baisse de la durée d’éveil (p < 0,05), une augmentation des éveils (p < 0,05) et micro- éveils (p < 0,05) en période d’obscurité suggérant une fragmentation plus importante du sommeil. Nous avons constaté une réduction du sommeil paradoxal (REM) tant en nombre (p < 0,05) qu’en durée (p <0,05) en début de phase lumineuse. L’augmentation des transi- tions (p < 0,05) suggère une instabilité du NREM. Les corrélations de ces paramètres aux dysfonctions comportementales, démontrent un lien entre l’anxiété et la diminution du REM (p < 0,01) et entre le comportement dépressif et l’augmentation de l’éveil (p < 0,001) et du NREM (p < 0,05). Conclusion.— Cette étude met en évidence des changements de l’architecture veille/sommeil dans un modèle neuroendocrinien d’anxiété/dépression : augmentation du TST et du NREM avec dimi- nution du REM et fragmentation du sommeil. Les corrélations établies suggèrent la capacité de prédiction de notre modèle dans le