Tous droits réservés © Association des démographes du Québec, 2019 Ce document est protégé par la loi sur le droit d’auteur. L’utilisation des
services d’Érudit (y compris la reproduction) est assujettie à sa politique
d’utilisation que vous pouvez consulter en ligne.
https://apropos.erudit.org/fr/usagers/politique-dutilisation/
Cet article est diffusé et préservé par Érudit.
Érudit est un consortium interuniversitaire sans but lucratif composé de
l’Université de Montréal, l’Université Laval et l’Université du Québec à
Montréal. Il a pour mission la promotion et la valorisation de la recherche.
https://www.erudit.org/fr/
Document généré le 19 août 2022 11:09
Cahiers québécois de démographie
Revue internationale d'étude des populations
Articles
Les travailleurs étrangers temporaires au Canada : une
sous-classe d’employés ?
Temporary foreign workers in Canada — an under-class of
employees?
Charles Fleury, Danièle Bélanger et Guillaume Haemmerli
Volume 47, numéro 1, printemps 2018
L’apport du longitudinal dans l’analyse des inégalités
URI : https://id.erudit.org/iderudit/1062107ar
DOI : https://doi.org/10.7202/1062107ar
Aller au sommaire du numéro
Éditeur(s)
Association des démographes du Québec
ISSN
1705-1495 (numérique)
Découvrir la revue
Citer cet article
Fleury, C., Bélanger, D. & Haemmerli, G. (2018). Les travailleurs étrangers
temporaires au Canada : une sous-classe d’employés ? Cahiers québécois de
démographie, 47(1), 81–108. https://doi.org/10.7202/1062107ar
Résumé de l'article
Au cours des années 2000, la politique migratoire du Canada a donné lieu à des
développements visant l’accroissement du recours aux travailleurs étrangers
munis d’un statut de résidence temporaire. Ce recours accru s’inscrit dans une
tendance observée dans plusieurs pays du Nord qui consiste à valoriser et à
faciliter la mobilité des travailleurs dans un marché du travail mondialisé. En
dépit de la place croissante de ces travailleurs sur le marché du travail
canadien, on connait encore peu de chose à leur sujet. Le présent article vise à
pallier une partie de cette lacune en caractérisant ces travailleurs sur le plan
professionnel et en analysant l’effet de leur statut de résidence sur leur revenu
d’emploi. S’appuyant sur les données du recensement canadien de 2016,
l’analyse révèle que les travailleurs temporaires possèdent, globalement, un
revenu d’emploi inférieur à celui des immigrants économiques, qu’ils soient
établis depuis peu au Canada ou qu’ils y soient depuis plus longtemps. En
outre, elle montre que le statut de résidence temporaire peut devenir un
facteur qui désavantage le travailleur et s’avérer un frein à l’amélioration de
son revenu au fil du temps.