Communications affichées / Néphrologie & Thérapeutique 8 (2012) 338–373 345 syndrome néphrotique était observé dans 88,2 % des cas. Il était impur dans 70,6 %, avec la présence d’une insuffisance rénale au moment de la biopsie rénale chez 58,8 % des cas. L’étude histolo- gique a retrouvé un type II, III, I dans respectivement 70,5 %, 17,6 %, et 11,7 % des cas. Le bilan étiologique a révélé deux cas de lupus érythémateux disséminé, et un cas de tuberculose. Le caractère idiopathique a été retenu dans 14 cas. La majorité de nos patients ont bénéficié initialement d’un traitement symptomatique pendant un délai moyen de six mois. L’évolution a été marquée par une rémission dans dix cas. Cinq patients ont gardé une protéinurie néphrotique ou ont présenté initialement ou secondairement une insuffisance rénale sévère. Les patients avec une GEM secondaire ou une GEM primitive sans rémission spontanée ont bénéficié d’un traitement étiopathogénique. Dans notre série, trois (18 %) patients ont évolué vers la dialyse, et cette évolution était corrélée au degré de l’insuffisance rénale au moment du diagnostic, et à la présence d’une fibrose interstitielle sur la ponction biopsie rénale. Discussion et conclusion.– La GEM ne constitue pas dans notre série la première cause de syndrome néphrotique de l’adulte, mais reste une cause considérable d’insuffisance rénale chronique terminale, pouvant être prévenue par un diagnostic précoce des syndromes oedémateux. http://dx.doi.org/10.1016/j.nephro.2012.07.116 AN 17 Progression de la néphropathie diabétique dans une cohorte de patients diabétiques de type 2 Y. Bentata a , N. Benabdellah b , I. Karimi b , N. Khanfri b , I. Haddiya b a Service néphrologie hémodialyse, faculté de médecine d’Oujda, Oujda, Maroc b Service néphrologie dialyse, hôpital Al-Farabi (CHU), Oujda, Maroc Introduction.– La néphropathie diabétique (ND) est la complication micro angiopathique du diabète la plus redoutable car elle expose au double risque d’insuffisance rénale chronique terminale et de mortalité cardiovasculaire. Le but de ce travail est d’évaluer la pro- gression de la ND dans le diabète type 2 (DT2) et d’identifier les facteurs de risque d’insuffisance rénale chronique terminale (IRCT). Patients et méthodes.– Étude prospective débuté en septembre 2006, incluant tous les patients DT2 présentant une ND défi- nie par une excrétion urinaire d’albumine (EUA) supérieure à 30 mg/24 heures et/ou insuffisance rénale chronique (clairance rénale de la créatinine estimée par MDRD inférieure à 60 mL/min). Résultats.– Deux cent cinquante-six patients DT2 ont été inclus. À l’admission : l’âge moyen était de 60 ± 10 ans, l’IMC était de 28,56 ± 4,58. Parmi les patients, 41,4 % avait une rétinopathie dia- bétique, 60,2 % avait une hypertension artérielle, 34 % avait une insuffisance rénale chronique. On a noté une différence statisti- quement significative concernant l’évolution de la clairance rénale de la créatinine entre T0 et T24 mois (71,5 ± 33 vs 67 ± 31 ml/min p < 0,001) et entre T0 et T48 mois (76 ± 33 vs 65 ± 30 ml/min p < 0,001) et celle de l’EUA entre T0 et T24 (138 [68–365] vs 70 [36–168] mg/24 heures p < 0,001) et entre T0 et T48 (138 [68–365] vs 72 [37–146] mg/24 heures p < 0,001). Au cours de l’évolution, l’IRCT était survenue dans 12,5 % et les accidents cardiovasculaire dans 10,9 %. Le déséquilibre diabétique et le surpoids étaient forte- ment associés à une altération de la fonction rénale. Conclusion.– Prévenir le déclin de la fonction rénale de la ND dans le DT2 implique le contrôle rigoureux de l’ensemble des facteurs affectant sa progression. Cependant, la réalisation de cet objectif reste difficile à atteindre dans un pays en voie de développement ou les moyens socioéconomiques entravent la prise en charge adé- quate de ces patients. http://dx.doi.org/10.1016/j.nephro.2012.07.117 AN 18 Profil à l’admission et évolutif de la néphropathie diabétique dans une cohorte de patients diabétiques de type 1 Y. Bentata a , I. Karimi b , N. Benabdellah b , N. Khanfri b , I. Haddiya b a Service néphrologie hémodialyse, faculté de médecine d’Oujda, Oujda, Maroc b Service néphrologie dialyse, hôpital régional Farabi, Oujda, Maroc Introduction.– La néphropathie diabétique (ND) est associée à un risque élevé de progression vers l’insuffisance rénale chronique terminale (IRCT) et de mortalité cardiovasculaire. L’objectif de ce travail est d’étudier les facteurs de risque de progression vers l’IRCT et de mortalité chez les patients diabétiques de type 1 (DT1) avec ND. Patients et méthodes.– Étude prospective débutée en juin 2006, sont inclus les patients DT1 avec ND définie par une microalbuminurie (excrétion urinaire d’albumine > 30 mg/24 h) et/ou d’une insuffi- sance rénale chronique (débit de filtration glomérulaire estimé by par la formule MDRD < 60 mL/min). Discussion et conclusion.– Soixante-treize patients DT1 ont été col- ligés. L’âge moyen de nos patients était de 29,5 ± 7,5 avec une durée moyenne de diabète de 17 [11,20] années. À l’admission : 43,1 % avait une hypertension artérielle, 69,4 % avait une rétinopa- thie proliférative, 44,4 % avaient une neuropathie diabétique, 25 % résidaient en milieu rural et 51,4 % avait une macroalbuminurie. La progression vers l’IRCT était observée dans 34,7 % des cas. En analyse multivariée, l’hypertension artérielle (p = 0,006) et l’anémie (p = 0,003) ont été identifiées comme facteurs de risque associés à l’IRCT. Le décès était observé dans 19,4 % des cas dont 92,3 % en hémo- dialyse avec une durée médiane en hémodialyse de 6 [1,60] mois. En analyse multivariée, l’IRCT (p < 0,001) étaient identifiée comme facteur de risque de mortalité. Conclusion.– La néphropathie diabétique liée au diabète type 1 reste une maladie greffée d’une lourde morbi-mortalité et dont la prise en charge dans un pays en voie de développement est un véritable challenge pour les praticiens en raison des conditions socioécono- miques. http://dx.doi.org/10.1016/j.nephro.2012.07.118 AN 19 Néphropathie à C1q de l’adulte jeune M. El Amrani , M. Benyahia , D. El Kabbaj Service de néphrologie, dialyse et transplantation rénale, hôpital militaire d’instruction Mohammed-V, Rabat, Maroc Introduction.– La néphropathie à C1q est une entité rare et contro- versée caractérisée par des dépôts mésangiaux dominants ou codominants de C1q en immuno ? Uorescence, sans signes en faveur d’une maladie lupique. Elle atteint surtout l’enfant et l’adulte jeune. Nous rapportons notre premier cas diagnostiqué en 2011. Patients et méthodes.– Patient âgé de 21 ans, jeune recru militaire admis pour syndrome néphrotique impur (HTA) isolé d’installation brutale sans signes extrarénaux. Le bilan auto-immun était négatif et le complément C3 normal. La biopsie rénale a montré des glomé- rules d’aspect normal avec un léger épaississement de la matrice mésangiale et des dépôts mésangiaux codominants de C1q et d’IgM à l’immuno ? Uorescence. Le traitement par corticothérapie orale à 1 mg/kg par jour a permis une rémission complète en dix jours. Discussion et conclusion.– La néphropathie à C1q est une glo- mérulonéphrite rare à complexes immuns. Elle se manifeste habituellement par une protéinurie ou un syndrome néphrotique pur ou impur. L’étude en microscopie optique peut révéler plusieurs aspects dont celui d’une lésion glomérulaire minime (LGM) comme dans notre cas. Le traitement optimal étant mal connu, nous avons adopté celui de la LGM avec obtention d’une rémission complète.