77 e congrès de médecine interne, Lyon du 27 au 29 juin 2018 / La Revue de médecine interne 39 (2018) A118–A252 A179 biopsies a confirmé le diagnostic de cancer de cavum. Le traitement était une association radiothérapie et chimiothérapie. Conclusion Cette observation montre qu’un cancer de cavum avec infiltration de la base du crâne peut simuler une MH et illustre les limites de la clinique dans le diagnostic de cette affection. Déclaration de liens d’intérêts Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts. https://doi.org/10.1016/j.revmed.2018.03.134 CA113 L’histiocytose langherhansienne : une série de 17 cas N. Zaghbi 1, , F. Saïd 2 , W. Bani 2 , I. Ben Ghorbel 2 , M. Lamloum 2 , T. Ben Salem 2 , M. Khanfir 2 , H. Houman 2 1 Service de médecine interne, hôpital La Rabta, Tunis, Tunisie 2 Médecine interne, hôpital La Rabta, Tunis, Tunisie Auteur correspondant. Adresse e-mail : nesrinezaghbi@yahoo.fr (N. Zaghbi) Introduction L’histiocytose langerhansienne (HL) est une affec- tion rare d’étiologie inconnue caractérisée par une infiltration d’un ou plusieurs organes, par des cellules dendritiques de type Lange- rhans, le plus souvent organisées en granulomes, à l’origine d’une présentation clinique extrêmement polymorphe. L’objectif de cette étude était d’étayer les caractéristiques épidémio-cliniques, para- cliniques et histologiques de l’HL prise en charge dans un service de médecine interne. Patients et méthodes Il s’agit d’une étude descriptive, rétrospec- tive, colligeant tous les patients hospitalisés pour une HL entre 2000 et 2017 dans un service de médecine interne. Résultats Dix-sept cas ont été colligés. L’âge moyen au moment du diagnostic était de 34,7 ans. Le genre-ratio (H/F) était de 1,4. Le délai moyen de consultation était de 20 mois [1–96 mois]. L’atteinte osseuse était objectivée dans 14 cas. Elle a été inaugurale dans dix cas. Elle était multifocale dans neuf cas. Les lésions osseuses étaient lytiques dans dix cas et condensantes dans un cas. Ces lésions étaient localisées au niveau du crâne chez dix patients, aux vertèbres cervicales chez un patient, aux vertèbres dorsales chez quatre patients et au niveau des vertèbres lombaires chez deux patients. Une atteinte des os iliaques a été observée dans trois cas. Les autres localisations étaient l’os sphénoïdal, l’os mandibulaire, l’omoplate, les côtes, le fémur, le tibia et le péroné. La scintigra- phie osseuse avait montré une hyperfixation hétérogène diffuse dans neuf cas. La biopsie osseuse, réalisée chez dix patients, avait confirmé le diagnostic dans neuf cas. Le bilan de systématisation montrait une atteinte de l’axe hypothalamo-hypophysaire respon- sable d’un diabète insipide dans cinq cas, une atteinte pulmonaire dans cinq cas, une atteinte cutanée dans cinq cas et une atteinte hépatique dans un cas. Le diagnostic a été posé grâce à l’étude histo- logique et à l’immunohistochimie des différentes biopsies réalisées, notamment osseuses, ganglionnaires et cutanées, en mettant en évidence l’expression de l’antigène CD1a et de la protéine S100. Le traitement était basé sur la vinblastine chez tous les patients. L’évolution était favorable chez 13 patients. Quatre patients sont décédés. Discussion L’HL est une maladie orpheline avec une prévalence estimée à 2 cas pour 100 000 habitants. La prédominance masculine classiquement rapportée était retrou- vée dans notre étude avec un genre ratio H/F de 1,4. Elle atteint essentiellement l’os, en l’occurrence les os de l’extrémité crânio- faciale et du rachis, comme c’était le cas dans notre étude. Conclusion L’HL est une entité rare, de présentation clinique variable. Seule l’histologie permet de confirmer son diagnostic. D’où l’intérêt de réaliser une biopsie devant tout tableau clinique évocateur. Déclaration de liens d’intérêts Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts. https://doi.org/10.1016/j.revmed.2018.03.135 CA114 Caractéristiques de la maladie veineuse thromboembolique chez le sujet VIH positif à Yaoundé S.-R. Simeni Njonnou 1, , N.N. Chris Nadège 1 , B. Hamadou 1 , B. Jemea 2 , J. Ahmadou Musa 1 , M.J. Ntsama Essomba 3 , S. Kingue 1 1 Département de médecine interne et spécialités, faculté de médecine et des sciences biomédicales, Yaoundé, Cameroun 2 Département de chirurgie et spécialités, faculté de médecine et des sciences biomédicales, Yaoundé, Cameroun 3 Département de médecine interne et spécialités, université Yaoundé I, Yaoundé, Cameroun Auteur correspondant. Adresse e-mail : raoulsims@yahoo.fr (S.-R. Simeni Njonnou) Introduction La maladie veineuse thromboembolique (MVTE) est un problème de santé publique, associée à une majoration de la durée et du coût d’hospitalisation, ainsi que de la mortalité. L’infection au virus de l’immunodéficience humaine (VIH) est une des étiologies de la MVTE. Les données locales sur les caractéris- tiques de la MVTE chez les sujets VIH positif sont rares. Patients et méthodes Nous avons mené une étude transversale descriptive et analytique de janvier 2013 et juillet 2017 dans trois hôpitaux de la ville de Yaoundé. Nous avons réexaminé les dos- siers de patients admis pour MVTE. Les données concernant les présentations sociodémographiques et cliniques, l’imagerie (dop- pler veineux/angioscanner pulmonaire) et les modalités évolutives ont été recueillies. Résultats Nous avons inclus 73 (32 hommes) patients présen- tant une MVTE, avec un âge moyen de 53,4 ± 16,9 ans. Nous avons retrouvé 15 (20,5 %) personnes vivant avec le VIH (PVVIH) ayant une MVTE. Comparativement aux patients VIH négatif, les PVVIH étaient plus jeunes (p < 0,001), avec une prédominance mascu- line (OR : 3,3 ; 0,9 < IC < 10,8), avaient moins de facteurs de risque de MVTE (p = 0,007), une pression artérielle systolique plus basse (p = 0,04), une fréquence respiratoire plus élevée (p = 0,04) et un indice de masse corporelle plus bas (p = 0,02), et localisation tron- culaire plus fréquente (p = 0,03) à l’angioscanner thoracique. Il n’y avait pas de différence dans la présentation clinique de la TVP par rapport aux patients VIH négatif. L’extension distale (OR : 3,8 ; 0,2 < IC < 66,2) et la localisation iliaque (OR : 3,5 ; 0,9 < IC < 13,9) étaient plus fréquentes chez les patients VIH positif. La syncope était plus fréquente chez les patients VIH positif présentant une EP (OR : 8,7 ; 0,7 < IC < 104,2). L’évolution hospitalière était favorable chez 64 (87,7 %) patients. Conclusion L’infection au VIH était retrouvée chez 20,5 % des patients. Les PVVIH étaient plus jeunes, avaient moins de facteurs de risque classique de MVTE, présentaient des pressions artérielles systoliques et un IMC plus bas que les sujets VIH négatif et une fréquence respiratoire plus élevée. La syncope était 8 fois plus fré- quente chez les patients présentant une EP. Au plan paraclinique, la localisation tronculaire était plus fréquente à l’angioscanner chez les patients VIH positif. Il n’y avait pas de différence dans le pro- fil évolutif et de complications entre les deux groupes, hormis une prédominance des infections chez les PVVIH. Déclaration de liens d’intérêts Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts. Pour en savoir plus Ahonkhai AA, Gebo KA, Streiff MB, Moore RD, Segal JB. Venous thromboembolism in patients with HIV/AIDS: a case-control study. JAIDS J Acquir Immune Defic Syndr 2008;48(3):310–4. Bibas M, Biava G, Antinori A. HIV-associated venous thromboem- bolism. Mediterr J Hematol Infect Dis 2011;3(1):1–12. Kane, Ad, Pessinaba, S, Sanogo, A, Ndiaye, MB, Mbaye, A, Bodian, M, et al. Maladie thrombo-embolique veineuse et infection à VIH : étude prospective à propos de 78 cas colligés à Dakar. Angéol 2011;63(2):1–8. https://doi.org/10.1016/j.revmed.2018.03.136