Congrès SFD 2017 – Lille A79 Diabetes Metab 2017, 43, A51-A117 SFD 05 chimiokines inflammatoires : RANTES, IP-10, MIG, MCP-1, l’IL-8 par cytométrie Résultats À l’inclusion comparativement aux sujets non diabétiques, les patients diabétiques pris dans leur ensemble présentaient une baisse des chimiokines. Cette baisse de chimiokines était d’autant plus marquée que le contrôle glycé- mique était mauvais : patients insuffisamment contrôlés vs sujets non diabé- tiques RANTES : 25,5 [20,7- 32,5] vs 43,2 [32,5-48,2] ng /ml, p < 0,001 ; IP-10 : 186,5 [105,2-305,5] vs 268,8 [217,77-410,20] pg/mL p = 0,035). Parmi les 21 patients diabétiques de type 2 mal contrôlés, 10 ont été suivis pendant 60 jours. À l’issue de l’intervention, nous avons observé une augmentation pro- gressive de la concentration sérique des chimiokines inflammatoires se rappro- chant des valeurs des sujets sains : une augmentation d’environ 1,49 fois la concentration d’IP-10 (p = 0,20) ; 1,3 fois RANTES (p = 0,05) ; 2,26 fois MIG (p = 0,01) et 2,7 fois d’IL-8 (p = 0,40). Conclusions Le diabète de type 2 serait responsable d’un trouble de la recon- naissance des antigènes étrangers par le recepteur toll-like des macrophages proportionnels au niveau du contrôle glycémique. L’optimisation du contrôle glycémique par l’insuline serait donc responsable d’une meilleure reconnais- sance des antigènes étrangers par le récepteur toll-like des monocytes. L’optimi- sation du contrôle glycémique par l’insuline pourrait donc jouer un rôle immunomodulateur dans le diabète de type 2. Mots-Clés Immunomodulation, Insulinothérapie, Glycémie Les auteurs déclarent ne pas avoir d’intérêt direct ou indirect (financier ou en nature) avec un organisme privé, industriel ou commercial en relation avec le sujet présenté. CA-084 Association de maladies auto-immunes avec le diabète de type 1 Taieb Ach (1) , Yosra Hasni (1) , Amel Maaroufi (1) , Maha Kacem (1) , Molka Chadli Chaieb (1) , Koussay Ach (1) 1 CHU Farhat Hached Sousse, Sousse, Tunisia. *Auteur correspondant Ach.taieb@gmail.com Introduction L’incidence du DT1 selon les données épidémiologiques tels que l’âge, le sexe, les antécédents est variable, suggérant aussi bien la proportion de déterminants génétiques que des éléments de l’environnement. Il s’associe fréquemment à d’autres maladies auto-immunes, ce qui explique la tendance actuelle à faire un dépistage systématique lors de la révélation de la maladie. L’objectif de notre étude était de décrire les maladies auto-immunes qui s’y associent. Matériels et Méthodes Il s’agit d’une étude rétrospective transversale portant sur les observations de patients hospitalisés pour un diabète sucré avec une insuli- nopénie au moment du recours à l’insuline. Le caractère auto-immun est attesté par la positivité des anticorps anti- pancréas : anti glutamyl acide décarboxylase GAD et/ou anti anticorps anti- tyrosine phosphatase IA2. Tous les patients ont eu un screening des maladies auto-immunes par dosage des Anticorps responsables et/ou par recherche clinique et histologique. L’objectif de l’étude est de préciser les associations possibles de maladies auto- immunes au moment du diagnostic du diabète. Résultats Notre série a porté sur 359 patients : 209 hommes et 150 femmes, âgés entre 10 et 69 ans avec une moyenne d’âge de 28,75 ans. Un facteur précipitant a été retrouvé chez 71,3 % à type de stress physique et/ou psychique chez 28,6 %, une infection bactérienne chez 16,7 %, une virose chez 12,5 %, consommation d’aliments ou boissons hypertoniques dans 6,7 %, d’une prise d’alcool 3,3 %, précipités par une maladie de Basedow dans 1,4 %, lors d’un jeûne de ramadan dans 1,9 % et 1 cas lors d’une grossesse. Les anticorps anti-pancréatiques sont dirigés contre l’antigène GAD-65 chez 334 patients (93 %) alors que les anticorps anti IA-2 n’étaient présents que chez 84 patients (23,4 %). Une maladie auto-immune associée a été retrouvée chez 76 patients (21,1 %) : Les thyréopathies auto-immunes sont les plus fréquentes soit 71 % des cas. Le profil étiologique était dominé par la maladie de Hashimoto confirmée par des Ac anti TPO présents chez 37 patients (48,6 %). Une maladie de Basedow était présente chez 17 autres patients (22,3 %) avec des Ac anti Récepteur à la TSH positifs. Par ailleurs, 7 patients avaient un Vitiligo, 7 patients avaient une mala- die cœliaque, 5 patients avaient un Lupus systémique avec AAN +, 2 patients avaient une maladie de Biermer et 1 patient avait une polymyosite associée Conclusions Le diabète de type 1 s’associe fréquemment à d’autres maladies auto-immunes, comme le justifie notre étude. Le dépistage doit être systéma- tique au moment de la découverte de la maladie du fait de leur fréquence et de l’importance de leurs prises en charge, tout en mettant l’accent sur la prédomi- nance des thyréopathies auto-immunes, pathologie la plus retrouvée dans notre série. Mots-Clés Glycémie, Stress, Immunomodulation Les auteurs déclarent ne pas avoir d’intérêt direct ou indirect (financier ou en nature) avec un organisme privé, industriel ou commercial en relation avec le sujet présenté. CA-085 La Sphingosine-1-phosphate, un lipide jouant un rôle crucial dans la régulation de la sensibilité à l’insuline musculaire Cécile Bandet (1) , Agnieszka Blachnio-Zabielska (2) , Olivier Bourron (1) , Fabienne Foufelle (1) , Eric Hajduch (1) 1 Centre de Recherche des Cordeliers, UMRS-1138, INSERM, UPMC, Université Paris Descartes, Paris, France, 2 Medical University of Bialystok, Bialystok, Poland. *Auteur correspondant cecile.bandet@gmail.com Introduction L’insulino-résistance correspond à un défaut de réponse à l’hor- mone des tissus périphériques, un trait caractéristique du diabète de type-2 (DT2). Durant le DT2, l’excès d’acides gras saturés s’accumule dans les muscles et est métabolisé en céramides, entrainant ainsi un phénomène de lipotoxicité et une détérioration de la sensibilité à l’insuline des myotubes. Un dérivé des céra- mides, la sphingosine-1-phosphate (S1P), est connu pour amplifier ou inhiber leur action suivant les tissus. Au niveau musculaire, son rôle est flou. Notre but est donc de mettre en évidence le rôle régulateur de la S1P sur l’action des céra- mides dans les muscles squelettiques. Matériels et Méthodes Nous avons mesuré l’activation de la voie de signalisation insulinique dans des modèles d’insulino-résistance musculaire (myotubes C2C12 traités avec du palmitate, et des myotubes de patients diabétiques) en présence de S1P exogène ou de modulateurs de la voie de biosynthèse de la S1P. Nous avons également quantifié les sphingolipides intracellulaires dans ces conditions. Résultats Les myotubes C2C12 ont été incubés avec du palmitate pendant 16h en présence ou non de S1P exogène. Le palmitate seul induit une franche aug- mentation des concentrations intracellulaires de céramides (X 10), liée à une perte complète de la réponse à l’insuline des cellules. En présence de S1P exo- gène, les concentrations intracellulaires de S1P sont augmentées par cinq, sans aucune conséquence significative sur les concentrations intracellulaires de céra- mides. Cependant, dans ces conditions, l’effet inhibiteur des céramides sur la signalisation insulinique est complètement aboli. Nous avons obtenu des résul- tats identiques en traitant les myotubes avec du palmitate en présence d’un inhibiteur de la S1P lyase, enzyme jouant un rôle crucial dans le contrôle de la concentration intracellulaire de S1P en la dégradant irrémédiablement et rapi- dement. Dans ces conditions, nous observons une accumulation de céramide et de S1P dans les cellules, parallèlement à une amélioration de la réponse insuli- nique, contrairement aux cellules traitées seulement avec du palmitate. Enfin, nous avons confirmé ces résultats en traitant des myotubes humains insulino- résistants provenant de patients diabétiques avec de la S1P. Nous observons un rétablissement de la capacité des myotubes diabétiques humains à répondre à l’insuline en présence de S1P. Conclusions Nos résultats montrent que la S1P per se exerce une action positive sur la voie insulinique et qu’une augmentation des concentrations intracellu- laires de ce lipide pourrait contrecarrer l’action lipotoxique des céramides dans les cellules musculaires. Ces informations sont cruciales pour la compréhension des mécanismes impliqués dans le développement de la résistance à l’insuline et par conséquent, elles pourraient conduire à l’identification d’une nouvelle approche thérapeutique pour limiter le développement de la résistance à l’insu- line et le DT2. Mots-Clés Insulinorésistance, Lipotoxicité, Métabolisme des lipides Les auteurs déclarent ne pas avoir d’intérêt direct ou indirect (financier ou en nature) avec un organisme privé, industriel ou commercial en relation avec le sujet présenté. CA-086 Caractéristiques des patients diabétiques de type 2 (DT2) traités par insuline glargine U-100 et ayant atteint un taux d’HbA 1c < 53 mmol/mol (< 7 %) ou une réduction du taux d’HbA 1c ≥ 11 mmol/mol (≥ 1 %) Michael Cummings (1) , Dachuang Cao (2) , Irene Hadjiyianni (3) , Liza L Ilag (4) , Syed Wasi Hassan (2) , Arash Tahbaz (5) , Meng H Tan (6) 1 Queen Alexandra Hospital, Portsmouth, United Kingdom, 2 Eli Lilly and Company, Indianapolis, United States, 3 Lilly Deutschland GmbH, IN, Germany, 4 Eli Lilly and Company, Bad Homburg, United States, 5 Eli Lilly and Company, IN, United Kingdom, 6 Université du Michigan, Basingstoke, United States. *Auteur correspondant josh.bytheway@rxcomms.com Objectif Identifier les caractéristiques des patients précédemment traités par ≥ 2 médicaments antidiabétiques oraux ± insuline glargine ayant atteint les objectifs glycémiques sous insuline glargine U-100. Patients et Méthodes Des analyses post-hoc des données de l’étude ELEMENT- 2 (identifiant clinicaltrials. gov : NCT01421459) ont identifié les caractéris- tiques des patients DT2 traités par insuline glargine U-100 ayant atteint comme objectif, à 24 semaines, un critère combiné (taux d’HbA 1c < 53 mmol/mol [< 7 %] ou une réduction du taux d’HbA 1c initial de ≥ 11 mmol/mol [≥ 1 %]) UntitledBook1.book Page 79 Monday, March 6, 2017 7:59 AM