910 M. Bey et al Archives de Pédiatrie 2008 ; 15 : p887-p922 au scanner d’un hématome rétro péritonéal, sans lésions vasculaires ou viscérales évidentes au scanner. Evolution favorable en surveillance. Contrôle scannographique à J10 : rupture sous adventitielle de l’aorte sous rénale, avec tassement de L2. Patiente asymptomatique adressée au CHU, opérée en urgences avec sutures simples aortiques sans prothèses. Suites simples. Discussion – Les données de la littérature confirment la rareté des observations rapportées et leur extrême gravité. La lésion aortique est le plus souvent camouflée dans un contexte de polytraumatisme et doit être recherchée systématiquement. L’angioscanner s’il est associé a une reconstruction 3D doit permettre un diagnostic lésionnel précis et doit être répété, voir complété par une artériographie au moindre doute. Un recours à une équipe de chirurgie vasculaire est nécessaire devant les particularités de la chirurgie de reconstruction aortique. Conclusion – Ces observations soulignent l’importance capitale de rechercher une rupture sous adventitielle de l’aorte abdominale. Seule une intervention immédiate quelque soit le contexte évite les consé- quences dramatiques d’une rupture complète dont le délai de survenue après l’accident est imprévisible. SFCP-P24 – Chirurgie viscérale Corticosurrénalome chez l’enfant. A propos de 2 cas M. Fournier, J. Bréaud, J.C. Mas, N. Sirvent, A. Chevallier CHU Nice, France Nous présentons 2 cas de corticosurrénalome chez l’enfant et discutons les caractéristiques principales de ces tumeurs rares. Cas N °1 : Petite fille de 5 ans, atteinte d’un syndrome de Wiedemann Bec- kwith, présentant en quelques mois une hypertrophie clitoridienne, une pilosité pubienne, une prise de poids importante (IMC = 19,6), une HTA et une d’acné. L’hyperandrogénie et l’hypercorticisme clinique étaient confirmés par le bilan biologique. Le scanner réalisé mettait en évidence une masse tissulaire surrénalienne droite de 60 mm de diamètre, sans autre lésion visible au bilan d’exten- sion. Apres exérèse de la masse par laparotomie, l’analyse anatomopathologi- que confirmait le diagnostic de corticosurrénalome. les suites opératoires étaient marquées par une disparition de l’acné en 3 semaines, une normalisation de l’IMC en 6 mois (17,5) et une disparition totale de la pilosité en 1 an. Il n’y a pas de récidive à 5 ans. Cas N °2 : Garçon de 4 ans, vu en consultation pour l’apparition d’une virilisation précoce avec une verge mesurée à 47 mm, une pilosité pubienne (P2), des testicules infantiles, une HTA et une prise de poids récente (IMC = 16,6). L’hyperandrogénie clinique était confirmée au bilan hormonal et une masse surrénalienne droite de 55 mm vue au scanner. Après négativité du bilan d’extension, une exérèse chirurgicale a été réalisée, l’examen anatomopathologique confirmant le diagnostic de corticosurrénalome. Dans les suites opératoires l’IMC s’est normalisé à 4 mois (15,4) et la pilosité était à P1 à 4 mois. Il n’y a pas de récidive à 1 an. Discussion – les corticosurrénalomes sont des tumeurs très rares chez l’enfant. Ces tumeurs prédominent chez l’enfant de moins de cinq ans (80 % des cas), dans le sexe féminin (65 % des cas) et peuvent être associées à d’autres néoplasies dans la famille. Leur mode de révélation le plus fréquent est l’apparition de signes cliniques d’hyperandrogénie. Leur diagnostic, évoqué en échographie, doit être confirmé par scanner ou IRM et leur traitement ne repose que sur l’exérèse chirurgicale. Une fois l’ablation réalisée, une surveillance radiologique est justifiée devant l’absence de pronostic connu à long terme pour ce type de tumeur. SFCP-P22 – Chirurgie viscérale Présentation inhabituelle de deux cas de tératome sacro coccygien S. Jasienski, V. Rousseau, S. Puget, D. Hamel-Teillac, S. Emond, F. Jaubert, Y. Revillon, S. Sarnacki Hôpital Necker Enfants Malades, Paris, France Introduction – Bien que rare, le tératome sacro coccygien (TSC) est la plus fréquente des tumeurs néonatales. Issue des cellules germinales primor- diales, elle est composée de tissus dérivant des trois feuillets embryon- naires, chacun à différents stades de maturation. Alors que le diagnostic est souvent fait en période périnatale sur une masse périnéale indolente, nous rapportons deux cas inhabituels révélés par un écoulement purulent au niveau du sillon interfessier, dans un contexte douloureux. Observations : Dans le premier cas, il s’agit d’un TSC de diagnostic anténatal dont l’exérèse a eu lieu à 3 semaines de vie. La surveillance a été réalisée par un examen clinique, une échographie et un dosage de l’AFP tous les 4 mois jusqu’à 3 ans. L’enfant s’est présenté, à 3,5 ans, avec une douleur pelvienne, de la fièvre, un syndrome inflammatoire et un écoulement purulent au niveau de la cicatrice dans le sillon interfessier. L’IRM a montré une tumeur hétérogène occupant tout le pelvis avec une zone abcédée, fistulisée à la peau. Dans le deuxième cas, il s’agit d’un nouveau-né chez qui le diagnostic d’angiome plan pré sacré a été posé à la naissance. A 6 semaines, un écoulement purulent est apparu au niveau du sillon interfessier. L’IRM a confirmé la présence d’une masse composée de cavités à contenu épais, appendue au coccyx et évoquant un TSC. Dans les deux cas, l’exérèse chirurgicale a été réalisée après une courte antibiothérapie et a confirmé qu’il s’agissait d’un tératome mature avec des zones de différenciation malpighienne. Les suites opératoires ont été simples. Conclusion – Bien que l’infection d’une composante malpighienne d’un tératome ne soit pas inattendue, ce mode de présentation chez l’enfant est très inhabituel et jamais rapporté à notre connaissance dans la littérature. Il faut donc y songer devant une infection de la région sacro coccygienne. Le premier cas souligne également la nécessité d’un suivi au long court des patients opérés à la naissance. Enfin, le traitement chirur- gical doit être proposé rapidement dans ces situations, les antibiotiques étant peu efficaces sur le syndrome infectieux et douloureux. SFCP-P23 – Chirurgie viscérale Traumatismes fermés de l’aorte abdominale : particularités pédiatriques, à propos de 2 cas J. Montoro (1), J. Bréaud (1), R. Hassen-Kohja (1), S. Declemy (1), F. Bastiani (1), P. Chevallier (1), S. Novellas (1), C. Coache (2), J.Y. Kurzenne (1) (1) CHU, Nice, France ; (2) Hôpital Bonnet, Fréjus, France Les lésions de l’aorte abdominale sont rarement observées en traumato- logie pédiatrique. Nous en rapportons 2 cas : Cas N °1 : Garçon, 17 ans, admis après violent AVP (scooter contre voiture), porteur d’une fracture ouverte du cadre obturateur gauche et d’un hémopéritoine, avec instabilité hémodynamique. Au scanner, perforation digestive associée à une lésion anévrysmale infracentimétrique de la bifurcation aortique, sans fuite vasculaire. Lors de l’intervention en urgences, réparation d’une rupture gastrique et d’une plaie colique droite. Décision de décaler le geste vasculaire sur 3 arguments : risque infectieux, absence de saignement rétro péritonéal, lésion préexistante ? Après une phase de stabilité, collapsus brutal entraînant le décès six heures après l’intervention. A l’autopsie, rupture d’une dissection aortique au niveau du carrefour. A l’histologie, structure artérielle pathologique de type marfanoïde. Cas N °2 : Fille, 7 ans, traumatisée abdominale après AVP (passagère arrière, ceinture 2 points). Stabilité hémodynamique malgré la présence