S164 Communications orales donc être envisagée comme traitement alternatif pour les patients non éligibles pour la RH. Déclaration de liens d’intérêts Les auteurs n’ont pas précisé leurs éventuels liens d’intérêts. https://doi.org/10.1016/j.jchirv.2020.07.068 P23 Prise en charge des hémorragies tardives après chirurgie sus-mésocolique E. Devant , E. Girard , N. Taton , J. Abba , C. Letoublon , P.Y. Sage, B. Trilling, O. Risse, M. Chirica CHU Grenoble, service de chirurgie digestive, Grenoble, France Introduction La prise en charge optimale des hémorragies tar- dives (HMT) après chirurgie sus-mésocolique (> 3 jours) n’est pas définie. Méthodes Entre 2005—2019, 56 patients (44 hommes, âge moyen 62 ans) ont présenté une HMT après transplantation hépatique (n = 24) et résection pancréatique (n = 32). Un scanner (TDM) en urgence suivi d’un traitement radiologique (TR) ou surveillance (S) était proposée. Une chirurgie (TC) première était réservée aux malades instables. Résultats La mortalité était de 30 % (n = 17). Le taux de ré- saignement était de 38 % (n = 21) dont 10 % (n = 6) multiples ; 84 épisodes de saignement étaient recensés. Les épisodes de sai- gnement ont été traités par TC (n = 33), TR (n = 36) et S (n = 15). La récidive était significativement plus élevée après S (67 %) qu’après TR (25 %, p = 0,0145) et après TC (30 %, p = 0,04). Les décès sont survenus après un épisode traite par TC, TR et S dans 10, 6 et 1 cas respectivement. L’intervention initiale n’était pas un facteur prédictif de mortalité après saignement (p = 0,29). Conclusion Une artériographie systématique doit être discutée après HMT avec TDM normal en raison du risque élevé de ré- saignement lors d’une simple surveillance. Le TR premier devrait être privilégié afin de diminuer la mortalité des HMT. Déclaration de liens d’intérêts Les auteurs n’ont pas précisé leurs éventuels liens d’intérêts. https://doi.org/10.1016/j.jchirv.2020.07.069 P24 Proposition d’un score prédictif de la résécabilité devant une découverte histologique d’un cancer de la vésicule biliaire sur pièce de cholécystectomie (résultats préliminaires) S. Belkherchi , S. Berkane Université Abderrahmane Mira, faculté de médecine, Béjaia, Algérie Introduction La découverte histologique (DH) d’un cancer sur pièce de cholécystectomie nécessite une chirurgie complémentaire (CC) les pT1b, pT2 et pT3 dans le but de réséquer le résidu tumoral (RT). Du fait d’une évolution rapide, tous les patients ne bénéficient pas de cette CC. Le but de ce travail prospectif est d’élaborer un score prédictif de résécabilité pour mieux sélectionner les patients. Matériel et méthode C’est une étude prospective incluant tous les patients avec DH. Les paramètres étudiés étaient : cliniques (douleurs, ictère et masse palpable). Morphologie (scanner et ou IRM abdominale), biologiques (ACE et CA19, 9) et anatomopatho- logiques (degré de différentiation, infiltration du canal cystique, profil du ganglion de Mascagni et la présence ou non d’engainements nerveux et d’emboles vasculaires). Chaque paramètre est coté de 1 à 5 points selon une grille établie. Résultats Vingt-six cas ont été colligés, 25 femmes et 1 homme, d’un âge moyen de 58 ans (38—78 ans). Tous ont été opérés après évaluation préopératoire. Onze patients (42 %) ont bénéficié d’une CC complète et 15 (58 %) n’en ont pas bénéficié (résidu tumoral important). Le score discriminant pour une CC (résection radicale) se situe à 11 points. Tous les patients (100 %) avec score maxi- mal de 11 points ont bénéficié d’une CC complète alors que seule 1 patiente/16 (6 %) a bénéficié d’une CC pour un score supérieur ou égal à 12 points (p < 0,05). Ce score permet de prévoir la forte proba- bilité de résection et inversement la contre-indication de celle-ci. Conclusion Ces résultats sont encourageants et le score proposé est prédictif de la résécabilité devant une DH d’un cancer de la vésicule biliaire. Déclaration de liens d’intérêts Les auteurs n’ont pas précisé leurs éventuels liens d’intérêts. https://doi.org/10.1016/j.jchirv.2020.07.070 P25 Quel est l’impact des pertes sanguines au cours des résections laparoscopiques pour les métastases hépatiques d’un cancer colorectal ? A. Nassar 1 , C. Hobeika 1 , C. Lamer 2 , M. Beaussier 3 , A. Sarran 4 , S. Yamazaki 1 , Y. Sanou 1 , S. Bonnet 1 , B. Gayet 1 , D. Fuks 1 1 Département de chirurgie digestive, oncologique et métabolique, institut Mutualiste Montsouris, Paris, France 2 Département de réanimation, institut Mutualiste Montsouris, Paris, France 3 Département d’anesthésie, institut Mutualiste Montsouris, Paris, France 4 Département de radiologie, institut Mutualiste Montsouris, Paris, France Introduction Cette étude avait pour but d’identifier les facteurs de risque d’hémorragie majeure lors d’une résection laparo- scopique (RL) de métastases hépatiques d’un cancer colorectal (MHCCR) ainsi que son impact à court et long terme. Méthodes La survenue de complications (Clavien) et la survie sans récidive étaient comparées chez les patients ayant eu une RL de MHCCR entre 2000 et 2018 selon les pertes sanguines : limitées (< 500 mL), significatives (500—1000 mL) ou majeures (> 1000 mL). Résultats Parmi les 317 patients sélectionnés, chaque groupe comprenait 213 (67,2 %), 80 (25,2 %) et 24 (7,6 %) patients, respec- tivement. Les pertes sanguines majeures survenaient dans 70,8 % des cas lors d’une RL majeure. Elles augmentaient le taux de complications globales (62,5 vs 36,6 % ; p = 0,014), et hépatiques (37,5 % vs. 16,9 % ; p = 0,014) sans impacter la survie sans réci- dive (p = 0,736). Les pertes sanguines significatives n’influenc ¸aient ni les résultats à court (p = 0,190), ni à long terme (p = 0,472). En analyse multivariée, le seul facteur de risque associé aux complications sévères était la transfusion peropératoire (OR = 6,98, IC95 % = 1,98—24,67, p = 0,003). Conclusions Chez les patients ayant eu une RL pour MHCCR, les pertes sanguines ne semblent associées ni à la morbidité postopé- ratoire, ni à la survie sans récidive, contrairement à la transfusion. Déclaration de liens d’intérêts Les auteurs n’ont pas précisé leurs éventuels liens d’intérêts. https://doi.org/10.1016/j.jchirv.2020.07.071 P26 Prise en charge du kyste hydatique du foie, analyse d’une série de 352 patients N. Ikhlef 1 , N. Boudjenan Serradj 1 , A. Tidjane 1 , N. Benmaarouf 1 , M.B. Benkada 2 , B. Tabeti 1 1 Service de chirurgie hépatobiliaire et greffe du foie, établissement hospitalo-universitaire d’Oran, Oran, Algérie 2 Service de chirurgie générale, établissement public hospitalier de Mostaganem, Mostaganem, Algérie But de l’étude Étudier les résultats de la prise en charge chirur- gicale du kyste hydatique du foie (KHF). Patients et méthodes Étude rétrospective monocentrique por- tant sur les patients opérés pour KHF au service de 2013 à 2019. Résultats Trois cent cinquante-quatre patients étaient opérés pour KHF, Il s’agissait de 163 hommes et 191 femmes, l’âge moyen était de 43 ans [15—91] ans. Le mode de révélation du KHF chez nos patients était dominé par la douleur abdominale (56 %). Trois cent douze de ces patients ont bénéficié d’un traitement conser- vateur, 35 patients avaient un KHF rompu dans les voies biliaires.