Gevaert and the Study of Plainchant PlETER MANNAERTS (post-doctoral research fellow FWO-Flanders, Katholieke Universiteit Leuven) The in the musicologist nineteenth or century musician wondering interested where in the to performance start his inquiries, and study might of plainchant consider in the nineteenth century wondering where to start his inquiries, might consider the following statement of François-Joseph Fétis (1784-1871): La manière d'exécuter le plain-chant est encore à peu près semblable à ce qu'elle était au temps de saint Grégoire, car on le chante à l'unisson. Mais il y a cependant des différences assez remarquables dans le mode d'exécution de divers pays, différences qui sont nées de l'usage de l'orgue, et de l'introduction de certains instrumens dans l'église. En Italie, dans l'Allemagne catholique, dans les Pays-Bas et dans le nord de la France, l'orgue accompagne les chantres, et le plain-chant s'exécute par la main droite de l'organiste, avec les jeux doux qu'on appelle jeux de fonds , et avec une harmonie simple et pure. Mais à Paris, et dans plusieurs provinces de France, le chœur chante seul le plain-chant d'une manière dure et repoussante, dont l'effet désagréable est encore augmenté par le serpent, instrument digne des siècles de barbarie. Le chœur et l'orgue exécutent alternativement les versets ; l'organiste place le chant à la base, et l'accompagne d'une manière plus ou moins incorrecte, en se servant seulement des jeux d'anches, dont le seul mérite est la force ; ce qui compiette [sic] l'ensemble d'une musique détestable, qui n'a pas peu contribué à retarder les progrès de la véritable musique parmi nous. La voix des gens de goût s'est élevée maintes fois contre cette méthode barbare, mais toujours en vain : la coutume et la routine ont prévalu. 1 Yet in spite of all harsh, repulsive, disagreable, barbarian, incorrect, and detestable practices witnessed by Fétis until 1829, the nineteenth century must have been a particularly exciting period for chant. Apart from the quality standards, Fétis 's observations show that there were many local traditions in chant performance, and - as in the case of the serpent2 - illustrate that traditions that started in the seventeenth and eighteenth centuries were still alive in the late 1820s. Moreover, the lack of quality and authenticity in chant performances, often lamented in descriptions of the period, very likely contributed positively and forcefully to the renaissance of chant, by making the need of a rediscovery of the medieval chant stand out clearly. 1 F.-J. Fétis, "Sur la musique d'église", Revue musicale , II (1 829), p. 485 (italics original). 2 Fétis continued to be critical of the use of the serpent with chant, as is suggested by his concluding remark in the preface to his Méthode élémentaire de plain-chant à I 'usage des séminaires, des chantres et organistes (Paris, 1843), p. xi: "Je ne terminerai pas cette préface sans exprimer le vœu que le serpent et l'ophicléide disparaissent de l'église. Avec ces instrumens barbares, il n'y a pas de bonne exécution du chant possible ; et la manière dont on en joue dans le chœur n'est pas destinée à en affaiblir les défauts. Manquant essentiellement de justesse, ils finissent par fausser les intonations des chantres. Ceux-ci ne doivent se guider que sur le ton de l'orgue, dont les sons, à la fois doux et puissants, développent dans l'âme une certaine émotion religieuse à laquelle le serpent et l'ophicléide sont antipathiques." This content downloaded from 134.58.253.30 on Wed, 30 Nov 2022 15:23:45 UTC All use subject to https://about.jstor.org/terms