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Conclusion : Chez les DT1 & DT2 traités en basal-bolus, IDeg contrôle
l’HbA1c de façon comparable à IGlar avec un risque significativement plus fai-
ble d’hypoglycémies nocturnes. Le risque global d’hypoglycémies est plus faible
dans le DT2 seulement
O38 Metaanalyse de « données individuelles de 2552 patients »
issues de 6 essais randomisés sur l’efficacité de l’ASG
chez le patient diabétique de type 2 non insulino-traité
B. Guerci
1
, R. Perera
2
, A. Ward
2
, C. Heneghan
2
, J. Oke
2
, A. Barnett
3
,
M Davidson
4
, M. O’kane
5
, U. Schwedes
6
, S. O’malley
7
, A. Farmer
2
1
CHU & University of Nancy, CIC Inserm, Nancy ;
2
University of Oxford, Department of Primary Health Care, Oxford, United Kingdom –
3
University of Birmingham and Heart of England National Health Service Foundation
Trust, Department of Medicine, Birmingham, United Kingdom ;
4
Charles Drew University, Clinical Center for Research Excellence, Los Angeles, États-
Unis ;
5
Western Health and Social Care Trust, Londonderry, United Kingdom ;
6
Diabetes Zentrum Hamburg City, Hamburg, Allemagne ;
7
Royal Berkshire NHS Foundation Trust, Reading, United Kingdom.
Introduction : Les essais randomisés sur l’autosurveillance glycémique (ASG)
chez le patient DT2 non insulino-traité fournissent différentes estimations de son
bénéfice. Les études individuelles sont réalisées sur des effectifs trop faibles pour
démontrer d’éventuelles différences en fonction des caractéristiques des patients.
Notre travail est une métaanalyse sur données individuelles évaluant l’efficacité
de l’ASG chez le DT2, et explorant les résultats en sous-groupes de patients
Patients et méthodes : Les données individuelles issues de 6 essais internatio-
naux publiés depuis 2000, ont un suivi minimum de 6 mois. L’évaluation porte
sur l’HbA1c comme critère de jugement principal, l’âge, le sexe, le poids, la
durée du diabète, la glycémie plasmatique, le cholestérol total et la pression
artérielle. L’analyse en intention de traiter sur les cas complets a utilisé un
modèle à effets mixtes pour comparer l’usage de l’ASG à une prise en charge
médicale sans ASG. Les analyses de sensibilité ont porté sur les données recons-
tituées par imputation et des analyses en sous-groupes ont été réalisées (Farmer
A, Primary Care Diabetes 2009). Les données sont présentées en moyennes
ajustées sur l’âge, le sexe, la durée du diabète (intervalle de confiance à 95 %)
Résultats : Sur 2552 patients, une réduction d’HbA1c de 0,25 % (IC : 0,14-
0,35 % ; p < 0,0001) est observée à 6 mois chez les patients utilisant l’ASG com-
parés à ceux ne l’utilisant pas. Une réduction de 0,19 % est observée dès le 3ème
mois (IC : 0,08-0,29 %) et confirmée à 0,23 % à 12 mois (IC : 0,09-0,38 %). La
baisse d’HbA1c est constante quelque soit l’âge, le sexe, l’HbA1c à l’inclusion et
la durée du diabète. Le nombre de sujets âgés (>75 ans) et jeunes ( < 45 ans), et
ceux avec une HbA1c>10 % est insuffisant pour une interprétation valide.
Aucune modification de la pression artérielle ni du cholestérol n’est observée
Conclusion : Ces résultats confirment un bénéfice global mais faible de l’ASG
quelque soient les populations étudiées et leurs caractéristiques démographi-
ques et cliniques
O39 Analogues du GLP-1 et insuline chez le patient
diabétique de type 2 obèse : Association ou switch ?
Impacts pondéral et métabolique
F. Bertoin, A. Paoli, B. Decoudier, M. Francois, C. Lukas-Croisier,
E. Bertin, M Crouzet, P. Moysset, AC. Hecart, D. Malgrange, B. Delemer
Service de Diabétologie-Endocrinologie-Nutrition Hôpital Robert Debré CHU Reims,
Reims
Introduction : Les analogues du GLP-1, via leurs actions sur la satiété et la
sécrétion de glucagon, pourraient être intéressants chez les patients diabétiques
de type 2 évolués au stade de l’insulinothérapie surtout quand ils présentent une
obésité difficile à maîtriser.
Objectif : Évaluer, chez ces patients, l’impact pondéral et glycémique de l’intro-
duction d’un analogue du GLP-1 en comparant deux modalités thérapeutiques
: association à l’insuline ou switch (en accord avec l’AMM).
Patients et méthodes : Étude rétrospective, réalisée sur 148 patients au CHU de
Reims, entre 2008 et 2010.
Résultats : 101 patients ont bénéficié de l’association (gpe 1) ; 47 patients du
switch (gpe 2). Les 2 groupes sont comparables : âge moyen : 59,3 vs 57,8 ans ;
IMC : 38,9 vs 39,3 kg/m2 ; ancienneté diabète : 19,2 vs 16,3 ans ; insuliné après
10 ans d’évolution ; HBA1c : 8,6 %. Seules les doses d’insuline sont signifi-
cativement inférieures dans le groupe 2 (0,97 vs 0,66 U/j). L’association de
l’analogue du GLP-1 à l’insuline fait baisser l’HbA1c de – 0,84 % à 6 mois et
de – 0,34 % après un an, en permettant une perte de 5 Kg, une baisse de 9 % de
la dose d’insuline lente et un arrêt de l’insuline rapide dans 30 % des cas. Le
switch apporte un bénéfice pondéral plus important (p = 0,007) mais aucun
bénéfice sur l’équilibre glycémique avec un échappement glycémique chez
45 % (21/47) des patients. L’absence de résultat après 6 mois de traitement est
corrélée avec une absence de résultat à long terme et doit conduire à l’arrêt du
traitement.
Conclusion : Le maintien de l’insuline lors de l’introduction d’un analogue du
GLP-1 chez ces patients, semble être la stratégie la plus sûre. Cette association
permet une perte de poids non négligeable, une amélioration modeste de
l’HbA1C et une réduction des doses globales d’insuline.
O40 Évolution de la perception de l’activité physique
des patients diabétiques de type 2, dans un programme
éducatif centré sur l’activité physique adapté (DIAfit)
O. Giet
1
, D. Sofra
1
, H. Delgado
2
, J. Puder
1
1
Centre hospitalier universitaire voudois CHUV, Lausanne, Suisse ;
2
Clinique La Lignière, Gland, Suisse.
Objectif : Évaluer la concordance entre l’évolution de la perception des patients
diabétiques type 2 et l’évolution de mesures quantifiables, dans le contexte d’un
programme d’activité physique adapté. Ce programme se base sur l’accompa-
gnement interdisciplinaire dans un concept éducatif et motivationnel (36 séan-
ces d’activité physique et 6-8 h d’atelier).
Matériels et méthodes : Évaluation de la perception des patients portant sur :
activité physique, condition physique, contrôle métabolique, gestion des correc-
tions hypo/hyperglycémie, autonomisation et bien-être. Nous avons utilisé une
cible d’auto-évaluation, composée d’échelles de Likert de 1 à 10 (1 = mauvais
10 = excellent). Concernant la condition physique nous avons mesuré : endu-
rance, vitesse de marche, force, équilibre et souplesse. En fin de programme un
questionnaire de satisfaction comprenant 5 items a été distribué.
Résultats : Analyse des données de 40 patients, âge 59 ± 10 ans, 60 % femmes.
Avant programme, 60 % des patients s’estiment insuffisants (moyenne < 5/10)
face à la pratique de l’activité, la condition physique et le contrôle métabolique.
Le bien-être se situe en moyenne à 5,4/10. Après programme, 75 % des patients
montrent une progression dans tous les domaines (moyenne 7,4/10). Une corré-
lation positive apparaît entre l’amélioration de la condition physique et le bien-
être. Tous les paramètres physiques mesurés se sont aussi améliorés. L’améliora-
tion de la condition physique perçue est corrélée avec celle de la force
(p = 0,006).
Le travail interdisciplinaire réalisé a été perçu positivement par 87,9 % des
patients. La communication était de bonne qualité pour 78,1 % ainsi que le cli-
mat d’apprentissage (82,4 %). La majorité des patients (64,7 %) est très satisfaite
du programme.
Conclusion : Ce programme est prometteur, il montre l’amélioration de la per-
ception et de la condition physique avec une concordance entre les deux. Cette
amélioration laisse imaginer que les plus confiants sur leur capacité à agir puis-
sent s’impliquer d’avantage dans la gestion quotidienne et dans la poursuite
d’un projet d’activité physique.
O41 Modalités d’utilisation du liraglutide par
des endocrinologues de l’île de France dans le traitement
du diabète de type 2 et résultats à 6 et 12 mois
O. Dupuy
1
, JP. Beressi
2
, J. Cheikel
3
, M. Levy
4
, I. Lopez
3
, B. Lormeau
5
,
M Popelier
6
, L. Bordier
1
, H. Mayaudon
1
1
HIA Bégin, Saint-Mandé ;
2
CH Versailles, Versailles ;
3
GHI du Vexin, Aincourt ;
4
CH Nanterre, Nanterre ;
5
CHU Jean Verdier, Bondy ;
6
CH Rambouillet, Rambouillet.
Objectif : Analyser l’utilisation du liraglutide par des spécialistes au cours de la
première année suivant sa commercialisation.
Patients et méthodes : Sept centres de diabétologie situés en Ile de France ont
colligé les données de patients mis sous traitement par liraglutide et l’évolution
du poids et de l’HbA1c à 6 et 12 mois.
Résultats : 250 patients ont été inclus. L’âge moyen à l’initiation du liraglutide
est de 56,4+10 ans, le poids est de 99,7+18,5 kg pour 166,4+12,5 cm (IMC 36 kg/m
2
).
L’HbA1c initiale est de 8,5+1,5 % et l’ancienneté du diabète estimée à 9,2+7 ans.
Dans cette population 26 % des malades étaient déjà traités par insuline, 14 %
par de l’exenatide dont 4 % avec de l’insuline. À 6 mois, 18 % ont interrompu le
traitement, 10 % pour des troubles digestifs initiaux les 8 % restant pour ineffi-
cacité. La baisse pondérale est en moyenne de 3 kg (96,7+18,3) et la diminution
de l’HbA1c est en moyenne de : 0,6 %. La mauvaise réponse au traitement a
nécessité le recours à l’insuline chez 8 % des malades. Les malades non répon-
deurs étaient significativement plus âgés et plus minces que le reste de la popu-
lation. Dans le groupe qui a poursuivi le traitement l’amélioration persiste après
1 an de suivi avec une diminution moyenne de l’HbA1c de 0,8 %.
Discussion : Les résultats observés, moins favorables que dans les études
LEAD, s’expliquent par l’utilisation du liraglutide chez des patients dont l’obé-
sité est plus sévère et dont le diabète est plus difficile à équilibrer (25 % de
patients déjà sous insuline). La tolérance est conforme aux études de phase 3 et
la simplicité d’utilisation du liraglutide explique le nombre de switch d’analo-
gues du GLP1