EN DIRECT avec la SHF . Zone optimale du soutirage Optimum zone of drawing of the sediments par B. Remini* Université de Blida, Algérie J.-M. Avenard ULP de Strasbourg The technique of sediments drawing by the sluices of draining can reduce the speed of sedimentation in reservoir of dam and consequently increase the time of life. It must be realised rigorously whereas it is not the case in the majority of the Aigerian dams. It has then engendred important problems of management, and sometimes the stopping of the exploitation of the dam. The study of the mud concentration in different dams has permitted to observe a critical value for every typé of mud, and to determine something like an "optimum of drawing off" where the suspension density permits the drawing off. SYMBOLES UTILiSÉS: C : concentration en particules solides (g/l) \Il : flux solide (g/min.m 2 ) e : porosité W s : vitesse de chute (cm/min) n: pente de la droite Ln W s =f(Ln e) W p : vitesse de chute d'une particule (cm/min) Pm : densité de la suspension P : densité de l'eau L'1p/P m : facteur de pression. PROBLÉMATIQUE Le soutirage des sédiments par les vannes de fond peut réduire considérablement l'envasement des retenues en met- tant à profit la présence des courants de densité, phénomène favorable à l'utilisation de cette technique. Il est même pos- sible d'affirmer que dans les pays arides et semi-arides, cette utilisation devrait être la règle. Or force est de constater que le soutirage est mal pratiqué en Algérie, malgré la présence des courants de densité dans la majorité, sinon l'ensemble des retenues, ce qui a engendré des pertes considérables d'eau claire dans certains barrages, ou une évolution rapide de l'envasement dans d'autres provoquant ainsi leur abandon comme pour Cheurfas 1 en 1966, ou encore le blocage de la vanne de fond comme pour Oued el Fodda en 1948. La thèse de M. Remini a retenu l'attention des membres du jury du prix Henri Milon. Cette idée n'est pas nouvelle, et Dessoliers H. avait dès 1908 parfaitement défini ce qu'il fallait faire: «Au lieu de laisser les vases s'accumuler, se tasser, se durcir, puis s'acharner à les extraire, ce qui sera d'autant plus coûteux que l'on aura attendu plus longtemps, il faut après chaque crue, pendant qu'elles sont encore semi-f1uides, les évacuer immédiatement par un égout de fond ». Il est à noter qu'à cette époque l'auteur n'a pas trouvé audience. Allant dans le même sens, H. Duquennois (1954)' a montré que les souti- rages qui ne se font pas dès l'arrivée du courant de densité auront un rendement plus élevé mais que la quantité totale des sédiments sera inférieure à celle du soutirage immédiat. Il a affirmé aussi qu'il n'est pas nécessaire de soutirer des mélanges très denses, au risque de ne pas évacuer le maxi- mum possible de la vase. Le même auteur avait, dès 1949, estimé que si l'on pratique l'ouverture des vannes de fond lorsque la consolidation est avancée, on évacue de l'argile et de la vase de densité élevée (plus de 1,350) mais en faible quantité; on arrive rapidement à l'eau claire. 1 • INFLUENCE DE LA CONCENTRATION EN ÉLÉMENTS FINS SUR LE «FACTEUR DE PRESSION» Le facteur de pression est défini comme étant le rapport entre la variation de la densité (L'1p = Pm - p) et la densité de la suspension (L'1p/P m = (Pm - p)/P m ). Il est caractérisé comme la force motrice du courant de densité et comme paramètre principal du soutirage. Plus L'1p/P m est élevé, plus l'évacuation des sédiments sera importante et la perte d'eau sera faible, et il ne doit pas LA BOUILLE BLANCHFJN° 516-1!198 Article published by SHF and available at http://www.shf-lhb.org or http://dx.doi.org/10.1051/lhb/1998054