590 Posters / Cancer/Radiothérapie 17 (2013) 585–633 221 ± 27 sur la tomodensitométrie sans injection (p non significatif de 0,49). Conclusion.– Le produit de contraste n’a pas d’impact sur la planimétrie, qui peut donc être directement calculée sur une tomo- densitométrie après injection pour simplifier la préparation du traitement : une seule acquisition lors de la simulation virtuelle, contourage et planimétrie sur la même tomodensitométrie. http://dx.doi.org/10.1016/j.canrad.2013.07.014 P014 Place de la radiothérapie préopératoire conventionnelle dans la prise en charge des cancers du rectum M. Labidi ∗ , C. Nasr , D. Hentati , L. Kochbati , M. Maalej Service de radiothérapie carcinologie, institut Salah-Azaiez, Tunis, Tunisie ∗ Auteur correspondant. Adresse e-mail : mouna laabidi@yahoo.fr (M. Labidi) Objectifs.– Rapporter les caractéristiques épidémiologiques, cli- niques, pronostiques des cancers du rectum et évaluer l’intérêt de la radiothérapie préopératoire dans le cancer du rectum. Patients et méthodes.– Il s’agit d’une étude rétrospective, portant sur 108 cas de cancer du rectum traité par irradiation préopératoire dans le service de radiothérapie oncologique au cours d’une période de 11 ans. Résultats.– L’âge moyen était de 55 ans avec 58,3 % d’hommes et 41,7 % de femmes. La symptomatologie était dominée par les rec- torragies (67 %). Il s’agissait d’un adénocarcinome liberkhunien dans 88 % des cas. Les cancers ont été classés : T1 dans 1 % des cas, T2 dans 47 %, T3 dans 35 %, T4 dans 9 % et Tx dans 8 %. Tous les patients étaient traités par irradiation pelvienne classique, sui- vie dans 85 % des cas d’une chirurgie de résection curative. En situation adjuvante, 8 % des patients ont eu un complément de radiothérapie et 30 % une chimiothérapie. Le taux de réponse his- tologique complète était de 5 %. Un envahissement ganglionnaire a été retrouvé dans 29 % des cas. Avec un recul moyen de 63 mois, il y avait 23 récidives locales, dont dix associées à des métastases à distance et 26 disséminations métastatiques. Le taux de contrôle locorégional était de 71,4 %, celui de survie globale à cinq ans de 53 % et celui survie sans maladie de 52 %. L’âge de 65 ans ou plus, la chirurgie palliative, l’ypT, le degré de différenciation tumoral, la présence d’emboles vasculaires et d’engainement périnerveux et la survenue de récidives et de métastases étaient statistiquement cor- rélées avec un pronostic moins favorable. Les facteurs influenc ¸ ant significativement la survie sans récidive étaient le stade ypT, le type histologique, la présence d’emboles vasculaires et d’engainements périnerveux, les marges d’exérèses et la marge circonférentielle. En analyse multifactorielle, la marge circonférentielle était un facteur pronostique indépendant. Conclusion.– La radiothérapie préopératoire permet un taux de contrôle locorégional de 71,4 % mais la probabilité de survie globale reste médiocre. http://dx.doi.org/10.1016/j.canrad.2013.07.015 P015 L’anticipation du bilan complet des cancers de l’œsophage avant la chimioradiothérapie concomitante a un impact sur leurs délais de prise en charge C. Duron a,∗ , C. Benoît a , J. Fabre a , H. Devaud a , A.F. Dillies a , C. Petorin b , L. Poincloux b , G. Bommelaer b , D. Pezet b a Centre Jean-Perrin, Clermont-Ferrand, France b CHU de Clermont-Ferrand, Clermont-Ferrand, France ∗ Auteur correspondant. Adresse e-mail : cedric.duron@neuf.fr (C. Duron) Objectifs.– Une des mesures du plan cancer 2009–2013 était de mieux connaître les délais de prise en charge des can- cers. L’objectif de l’étude a été de mesurer les délais entre les différentes étapes du diagnostic au début du traitement des cancers de l’œsophage pris en charge par chimioradiothérapie concomitante. Patients et méthodes.– Au cours d’une période de trois ans et demi, 37 patients ont eu une chimioradiothérapie concomitante de 30–66 Gy avec 5-fluoro-uracile et cisplatine pour un can- cer de l’œsophage. Il s’agissait de 30 carcinomes épidermoïdes et sept adénocarcinomes, dont 5 % de stade I, 24 % de stade II et 70 % de stade III. Le sex-ratio était de 8 et l’âge moyen de 63 ans. Le bilan comprenait en plus de la fibroscopie œsophagienne avec biopsie, une scanographie thoraco-abdominopelvienne, une évaluation clinicobiologique et cardiorespiratoire, une écho- endoscopie, une fibroscopie trachéobronchique et une TEP- scanographie. Résultats.– Le suivi moyen était de dix mois. La probabilité de survie globale à trois ans était de 38 %. Les délais moyens étaient : entre le diagnostic et le début du traitement de 76 jours, entre le dia- gnostic et la réunion de concertation pluridisciplinaire de 38 jours (dans 73 % des cas, la réunion de concertation pluridisciplinaire avait lieu avant la fin du bilan complet ; les examens manquants étaient fibroscopie trachéobronchique dans 8 % des cas, la TEP dans 76 %, les épreuves fonctionnelles respiratoires dans 5 %, la scanogra- phie thoraco-abdominopelvienne dans 3 %, l’examen ORL dans 3 %, l’écho-endoscopie dans 3 % et le bilan cardiologique dans 3 %). Entre la réunion de concertation pluridisciplinaire et le début du traite- ment, il s’est écoulé 38 jours, entre le diagnostic et la fin du bilan complet 51 jours, entre la fin du bilan complet et le début du trai- tement 26 jours, entre la réunion de concertation pluridisciplinaire avec bilan complet et le début du traitement 25 jours (intervalle de confiance à 95 % [IC95] : 18,8–31,8) contre 43 jours (IC95 : 34–53) si réunion de concertation pluridisciplinaire avec bilan incomplet, p = 0,004. Conclusion.– Le délai de réalisation du bilan complet a un impact direct sur la prise en charge des cancers de l’œsophage (1,5 fois celle du cancer du poumon, qui est estimée à 50 jours). Sachant que les données endoscopiques sont fortement corrélées avec le diagnostic histologique, le bilan d’extension complet doit être anticipé le jour de l’endoscopie digestive. http://dx.doi.org/10.1016/j.canrad.2013.07.016 P015bis Complément de dose par curiethérapie dans le traitement des cancers du canal anal : expérience du centre Oscar-Lambret T. Leroy ∗ , A. Cordoba , X. Mirabel , B. Coche-Dequéant , V. Elot-Cheval , É. Lartigau Centre Oscar-Lambret, Lille, France ∗ Auteur correspondant. Adresse e-mail : thomleroy85@gmail.com (T. Leroy) Objectifs.– Évaluer l’efficacité et la tolérance d’un complément de dose par curiethérapie après radiothérapie ou chimioradiothérapie dans la prise en charge des cancers du canal anal. Patients et méthodes.– Au cours d’une période de 22 ans, 83 patients atteints d’un cancer du canal anal ont eu une curiethérapie après une radiothérapie externe ou une chimioradiothérapie. Un patient était atteint d’un cancer de stade Tis, 16 T1, 42 T2, 20 T3 et quatre T4. Quinze cancers atteignaient les ganglions. Il s’agissait pour 93 % d’un carcinome épidermoïde et pour 7 % d’un adénocarcinome. Trente et un patients ont rec ¸ u une chimioradiothérapie concomi-