78 e Congrès de médecine interne – Grenoble du 12 au 14 décembre 2018 / La Revue de médecine interne 39 (2018) A103–A235 A209 chronique fibrosante sans signes d’orientation histologiques dans les autres cas. Conclusion La PBF est d’un grand apport dans l’enquête étiolo- gique de la cholestase intrahépatique dite « inexpliquée ». Elle a permis d’établir un diagnostic chez presque les trois-quart de nos malades. Déclaration de liens d’intérêts Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts. https://doi.org/10.1016/j.revmed.2018.10.203 CA195 Apport de la PBF dans le diagnostic étiologique de la cytolyse et/ou la cholestase chronique inexpliquée S. Hachicha 1,∗ , H. Gdoura 2 , L. Chtourou 1 , M. Boudabous 1 , A. Amouri 1 , L. Mnif 1 , N. Tahri 1 1 Hépatogastroentérologie, hôpital Hedi Chaker, Sfax, Tunisie 2 Gastro, CHU Hédi-Chaker, Route El Ain, Sfax, Tunisie ∗ Auteur correspondant. Adresse e-mail : safa.hachicha@yahoo.fr (S. Hachicha) Introduction Les perturbations chroniques du bilan hépatique à type de cytolyse et/ou de cholestase sont une situation courante en hépatologie. Lorsqu’aucune étiologie n’est retrouvée, on a recours à la ponction biopsie du foie (PBF). Elles représentent 10 % des indications de la PBF. Patients et méthodes Il s’agit d’une étude rétrospec- tive incluant 36 patients hospitalisés dans notre service d’hépatogastroentérologie de Sfax entre janvier 2015 et décembre 2017 pour exploration d’une perturbation du bilan hépatique inexpliquée avec recours à la PBF. Pour chaque patient nous avons précisé les données épidémiologiques et clinicobiologique ainsi l’étiologie retenue. Résultats Notre étude a inclus 36 patients repartis entre 25 femmes (soit 69,4 %) et 11 hommes (soit 30,6 %) (SR = 11H/25F = 0,44), âgés entre 20 et 99 ans avec un âge moyen à 55 ans. Le bilan hépatique a été demandé de fac ¸ on systématique dans 50 % des cas, suite à la constatation d’un ictère dans 27,7 % des cas, d’un prurit dans 11,1 % des cas et d’une hémorragie digestive dans 5,5 % des cas. À l’examen clinique, l’IMC variait entre 18,75 à 36 kg/m 2 avec une moyenne à 26,66 kg/m 2 , une hépatospléno- mégalie a été constatée chez 35 % des patients. À la biologie, une cholestase isolée était présente chez 22,2 % des patients, une cytolyse isolée chez 11,1 % des patients et l’association des deux dans 35,5 %. La cytolyse était constante chez 80,64 % des patients, le taux des ASAT était à 5,9 fois la valeur normale (VN) en moyenne (N–78 fois VN) et le taux des ALAT était à 5,96 fois la normale (N–69 fois VN). Les diagnostics qui ont été éliminés d’emblée : les hépatites virales chez 35 patients (97,2 %), les hépatopathies auto- immune chez 26 patients (72,2 % AAN - ),la maladie cœliaque chez 16 patients (44,4 %), les dysthyroïdies chez 21 patients (58,3 %), la maladie de Wilson chez 2 patients uniquement (5,5 %). Par faute de moyen, le déficit en alpha-1-antitrypsine n’a pas été éliminé. Les résultats de la PBF étaient les suivants : 6 cas de NASH, 7 cas de syndrome de chevauchement, 3 cas de CBP séronégatives, 2 cas de cholangite sclérosante, 2 cas d’hépatite auto-immune(AAN+, anti-LKM1-, anti-SLA-, anti-LC1 + ), 1 cas de lymphome, 2 cas d’hépatite médicamenteuse, 2 cas de sarcoïdose un cas d’amylose et un cas de stéatose. La pratique de la PBF a permis d’avoir un diagnostic étiologique chez 23 patients soit 63,8 % des cas alors qu’elle était sans apport dans 36,2 %. Conclusion Face à un bilan étiologique négatif d’une cytolyse et/ou d’une cholestase chronique, la PBF garde une place dans le diagnostic étiologique. En effet, elle a apporté le diagnostic dans plus de 50 % de nos patients. Déclaration de liens d’intérêts Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts. https://doi.org/10.1016/j.revmed.2018.10.204 CA196 Auto-anticorps et stéatose hépatique : épiphénomène ou véritable association stéatose hépatique–hépatopathie auto-immune B. Hasnaoui 1,∗ , A. Khsiba 1 , A. Ouni 2 , M. Mahmoudi 1 , M. Medhioub 1 , M.L. Hamzaoui 1 , M.M. Azzouz 1 1 Gastroéntérologie, hôpital Mohamed Taher Maamouri, Nabeul, Tunisie 2 Gastroenterologie, hôpital régional Mohamed Taher Al Maamouri, Mrezga, Tunisie ∗ Auteur correspondant. Adresse e-mail : bessemhasnaoui@hotmail.fr (B. Hasnaoui) Introduction De nombreux auto-anticorps (AAC) sont retrouvés chez les patients ayant une stéatose hépatique (SH). Ces désordres auto-immuns peuvent poser un problème de diagnostic différen- tiel avec une véritable hépatopathie auto-immune associée à la SH. Le but de notre travail était d’évaluer la prévalence des AAC au cours de la SH et de déterminer la prévalence de l’association SH-hépatopathie auto-immune. Patients et méthodes Il s’agit d’une étude rétrospective colligeant tous les patients atteints d’une stéato-hépatite non alcoolique (NASH) confirmée histologiquement par biopsie du foie (PBF) et chez qui un bilan immunologique a été réalisé. Ces patients ont été suivis au service de gastroentérologie Mohamed Tahar Maamouri durant la période allant de janvier 2008 jusqu’à décembre 2017. Résultats Nous avons inclus 34 malades, répartis en 24 femmes et 9 hommes (Sex-ratio F/H = 2,66), d’âge moyen de 51,54 ans [33 à 76 ans]. La PBH a été indiquée pour une perturbation du bilan hépa- tique chez 28 patients. Il s’agissait d’une cholestase isolée dans 14 cas, d’une cytolyse isolée dans un 9 cas et d’une association cho- lestase et cytolyse dans 7 cas. Le bilan hépatique était strictement normal pour 4 patients chez qui la PBF a été indiquée pour une hépatomégalie. Douze malades avaient des AAC positifs soit une prévalence de 35,29 % ; il s’agissait d’anticorps antinucléaires dans 9 cas avec des taux allant de 1/80 à 1/640, anticorps anti-muscles lisses dans 5 cas et anticorps anti-mitochondries dans 2 cas. Le dia- gnostic d’une hépatopathie auto-immune associée à la SH a été retenu dans 4 cas (11,76 %). Il s’agissait d’une cholangite biliaire primitive (CBP) dans 2 cas, une hépatite auto-immune (HAI) dans un cas et un syndrome de chevauchement (CBP-HAI) dans un cas. Conclusion Les AAC sont fréquents chez les patients atteints d’une SH, retrouvés dans environ le tiers nos cas. Des études plus larges sont nécessaires pour mieux comprendre l’association entre la SH et les hépatopathies auto-immunes retrouvée dans notre série. Déclaration de liens d’intérêts Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts. https://doi.org/10.1016/j.revmed.2018.10.205 CA197 Quelle est la place du Globe score dans l’évaluation de la fibrose au cours de la cholangite biliaire primitive ? B. Hasnaoui 1,∗ , N. Elleuch 2 , A. Ben Slama 3 , A. Hammami 4 , H. Jaziri 3 , S. Ajmi 3 , A. Brahem 3 , M. Ksiaa 3 , A. Jmaa 3 1 Gastroentérologie, CHU Sahloul, Khzema ouest, Sousse, Tunisie 2 Gastroéntérologie, CHU Sahloul, Sousse, Tunisie 3 Hépatogastroentérologie, CHU Sahloul, Hammam Sousse, Tunisie 4 Hépatogastroentérologie, Route Ceinture, Sousse, Tunisie ∗ Auteur correspondant. Adresse e-mail : bessemhasnaoui@hotmail.fr (B. Hasnaoui) Introduction Au cours de la cholangite biliaire primitive (CBP), plusieurs marqueurs pronostiques, dont l’évaluation de la fibrose