342 michelsourissi; i < mieux immunisée contre ce mal réserves spiritueJIes saines mai^' encore des coBurde samémoire. Elle bénéP^-^^ " enfouies au unique: par sa position effet d'une situation se situe à mi-chemin de 1'Orienf^ historique, elle 7 comme une moyenne pronnrr ,J extréme Óccident Etats-Unis'. Étant ainsi placL à Possibilités s'oífrent à elíe: elJp d'équilibre, deux fempire américain en se laissant^mr- "" ae surconsommation; elle y perdrait' Pempire américain en se laissant^^^ devenir un satellite de de surconsommation; elle y nerd" rainer dans une frénésie peu à peu dans le matéri alisme ef sombrant oien réel, et Simone Weil le sienalf P'"disme. Le danger est ^e clairvoyance prophétique^- Ic» rnaintes reprises, avec efíet, c'est qu'elle a derrière elle ! ^ Amérique, en toire^. La seconde possibilité deux siècles d'his- et pour TEurope, à se toumer vers h Usie' - cette matrice des relimonV ^ OO J- 1_ ^ I-x. 0^^'iS Jaces de Ia grande traditi Grèce et au-delà vers pour y retrouver les on mystinnp d® Ia Chine, passe par le pythagorisme íÍ T \ • s eníínri,„v j - et le platonisme pour t de 1'Inde et épanouir dans le christianisme Pr >..r „ spTituelle soit possible, il faut donc Du?,/r renaissance peque, dans notre mémoire chrlüenne u' fi ques qui n'ont pas été souiUées par I ^ valeurs evange- « qui demeurent les seuls anüdotes à ll"!?'h I histoire "que qui nous menace barbar.e technocra- '""X-ne 4EÍ™pt-e:r .•an,érica„isa- Prt^ídeV,iraem?on™u'te^^^^ États-Unis ce qu'es. un peuple contacte^ó^^i ^ Europe ait périodiquement besoin de 5. spiritueJlement vivante. » 6 OriFõ ^'Eorigine orientale du christianisme est évidente. » tl'actin société actuelle ne fournit pas d'autres moyens ®n que des machines à écraser 1'humanité. » Fernando Rey Puenteíç SIMONE WEIL « LECTURES » DE LA GRÈCE COMME UN CHEMIN VERS DIEU Si Ton voulait écrire une histoire de Ia philosophie contemporaine fondée sur Ia manière dont nos philosophes se sont approprié Ia pensée grecque, on aboutirait probable- ment à des résultats inattendus, lesquels, d'une certaine manière, modifieraient notre façon habituelle de comprendre notre période historique comme un moment tranché entre deux tendances philosophiques antagoniques: ia philosophie analytique et Ia philosophie continentale. Pensons tout simple- ment à Ia position presque identique prise par les philo sophes analytiques, d'un còté, et Heidegger, d'un autre côté - pour prendre des exemples de représentants apparemment bien éloignés de ces deux traditions - d^analyser Ia philoso phie de Platon à Ia lumière de Ia philosophie d'Aristote. Ainsi, par exemple, dans son cours sur le Sophiste de Platon, Heidegger examine d'abord longuement VÉthique à Nicomaque d'Aristote afin de comprendre le sens du dialogue platoni- cien, puisque, d'après Ia perspective heideggérienne, Platon lui-même reste obscur et se laisse éclairer uniquement à Taide d'Aristote ^ Une tendance analogue peut être facilement l.Voir M. Heidegger, Platon: le «Sophiste», Gallimard, Paris, 2001, p. 21 : «Ce que dit Aristote est ce que Platon lui a foumi, simplement réélaboré de manière plus radicale, plus scientifique. Ainsi Aristote doit nous préparer à Platon, nous indiquer Ia direction qui mène à Ia problé- matique des deux Dialogues de Platon, le Sophiste et le Philèbe.»