L’organisation spatiale du plateau Saint-Marcel : un habitat urbanisé de la fin du premier âge du Fer Lorsque R. Joffroy présenta un état des recherches en 1972 (Joffroy 1975) au colloque habitats-nécropoles 1 , les données de fouilles les plus récentes sur le système de fortification du mont Lassois et l’habitat de hauteur dataient de la fin des années cinquante. Elles étaient notoirement insuffisantes pour brosser un panorama, même approximatif, de la situation sur le plateau et les pentes à la fin du premier âge du Fer (Chaume 2001 : 15-88). Non pas que des fouilles n’aient pas été réalisées en ces lieux, J. Lagorgette avant la seconde guerre mondiale (1930-1940) puis R. Joffroy (de 1946 à 1954) en avaient conduites plusieurs, mais l’immensité de la tâche en raison de l’étendue du site et les déceptions engendrées par les premières recherches ont eu tôt fait de réorienter la problématique de fouille vers les nécropoles. R. Joffroy en escomptait des résultats immédiats et spectaculaires, la suite ne lui donnera pas tort avec en 1953 la découverte de la tombe princière. B. Chaume, en reprenant les fouilles à Vix en 1991, s’est heurté aux mêmes difficultés ; son souci d’établir au plus vite un cadre chronologique cohérent pour le complexe aristocratique de Vix/le mont Lassois l’a conduit à privilégier des sondages ciblés en différents points des nécropoles, alors révélés par les photographies aériennes rassemblées par R. Goguey depuis la fin des années soixante (Goguey 1968). Ce choix s’est avéré payant puisque la périodisation du site a été établie dans ses grandes lignes (Chaume 2001 : 274, fig. 205) ; néanmoins on ne pouvait se satisfaire plus longtemps d’un déficit de connaissances sur le site de hauteur. Cet état de fait a perduré jusqu’au début des années 2000, où se met en place le programme international « Vix et son Environnement ». Ce programme ambitieux, organisé sous la forme d’un PCR, p.365 à p.382_Vix 13/04/11 10:02 Page367